Ecoutes : quatre fois plus depuis sept ans, nos vies privées en danger

Publié le par dan29000

Le chômage augmente, les suicides de salariés augmentent, les suicides dans les prisons aussi. Mais ce qui augmente le plus vite durant ces dernières années, ce sont les écoutes téléphoniques, enfin disons, les interceptions, cela sonne mieux. Car les grandes oreilles indiscrètes de l'Etat trainent partout, sur votre ligne fixe, sur votre portable, votre fax, dans vos mails ou votre boîte aux lettres, aucune limite technique. Publiée en janvier 2009, une étude de droit comparé en matière d'organisme de contrôles pour les interceptions téléphoniques de Claudine Guerrier, professeur, est édifiante. 
En 2001, 5845 interceptions, en 2008, 26 000, et l'on parle bien entendu, que d'un seul type d'écoutes, les légales, diligentées par un juge d'instruction ou un procureur. Ensuite il y a les écoutes administratives, pour le compte des renseignements généraux ou de l'antiterrorisme, directement autorisées par le premier ministre.
Pour les autres, les illégales, on comprend que c'est plus difficile d'avoir un chiffre, alors on se contente d'estimations, environ dix fois les écoutes légales, donc 200 000 par an ! Malgré l'été, cela fait un peu froid dans le dos. De plus tout cela est cher, très cher, 497 euros pour une interception sur une ligne fixe et 88 euros sur un mobile. Mais le problème c'est qu'écouter ne suffit pas, il faut ensuite comprendre ce qui a été écouté, et là cela se complique pour l'Etat. Fliquer nos concitoyens, avec des techniques et du fric, cela ne pose pas vraiment de problèmes, sauf pour nos libertés, mais comprendre, cela nécessite de la matière grise. Cela est plus difficile pour les services concernés.
L'étude, c'est là :

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