Succès de la manifestation des New Fabris avec les entreprises en lutte

Publié le par dan29000

Le pari n'était pas gagné d'avance. Mobiliser en plein milieu des vacances d'été, sans la prise en charge des Confédérations syndicales, elles aussi en vacances et après un mois et demi de lutte des New Fabris, rien ne pouvait garantir un succès. Pourtant la manifestation des entreprises en lutte, hier après-midi à Châtellerault fut un succès avec plus de 3000 personnes. Des salariés de Thales, de Molex, d'Aubade, de Renault, de Ford, de TDF, de Valeo, des postiers et bien entendu de Continental étaient aux côtés des grèvistes de New Fabris.
Bien entendu, il y avait des absents, remarqués, car les absents ont toujours tort. FO excepté, aucun représentant des directions confédérales. Silence assourdissant au coeur des luttes de l'été.
"Ce qui est important aujourd'hui, c'est qu'il y ait un maximum de diversité d'entreprises au sein de la manifestation (...). A la rentrée, le gouvernement à du souci à se faire" a déclaré SYLVIE SANGUIOL, déléguée Sud au sein du fameux technocentre de Renault Guyancourt.
Le cortège est arrivé devant la mairie  où eut lieu une prise de parole, notamment de Guy Eyermann, leader de la CGT des New Fabris :
"Les directions syndicales ne se sont pas déplacées ? L'odeur des machines qui brûlent doit leur être insupportable." "Aujourd'hui, chacun se bat dans son coin, demain, c'est tous ensemble qu'il faut lutter, et c'est tous ensemble que nous vaincrons".
Au-delà de la réussite de cette initiative innovante et mobilisatrice, la très bonne nouvelle est l'annonce de la création d'un "Collectif pour toutes les entreprises qui luttent contre les patrons voyous et leurs actionnaires". Si elle se met en place à la rentrée elle peut être un outil plus que favorable aux développements des luttes qui se multiplient, surtout face à la volonté des Confédérations de ne pas combattre le gouvernement et le Medef, autrement que par des journées "d'inaction" à répétition, sans lendemain. Peu à peu les travailleurs les plus touchés par les méfaits du capitalisme se rendent compte qu'ils doivent créer des nouveaux outils de lutte face aux collaborations gouvernement-Medef-confédérations.
Le dernier mot, dans la manif, a un des "Conti" :
"Les Etats-majors syndicaux frayent avec le gouvernement, nous n'avons plus rien à attendre d'eux."
A suivre.

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