Nouvelle-Calédonie, répression, arrestations, condamnations, seules réponses du pouvoir

Publié le par dan29000

Depuis maintenant plusieurs mois, la tension monte en Nouvelle-Calédonie. Au départ le conflit dans l'entreprise AIR CALEDONIE qui assume le transport intérieur. Refus du dialogue social, remise en cause de la liberté syndicale et un licenciement pour faute grave injustifié. Depuis trois mois la direction refuse de négocier avec le syndicat USTKE, premier syndicat dans le privé. Proche de la CGT et de la CONFEDERATION PAYSANNE, l'USTKE subit la répression depuis son premier appel à la grève générale le 28 mai dernier. La droite, majoritaire sur l'île, n'hésite pas à envoyer devant les locaux AIRCAL les gendarmes mobiles et même le GIPN afin de casser cette lutte sociale d'ampleur. Les arrestations de  membres du syndicat se multiplient et en particulier leur président Gérard Jodar. Il vient d'être condamné à un an ferme pour "entrave à la circulation d'un aéronef" dans le cadre du conflit Aircal. 
Depuis une semaine, USTKE a appelé à la grève générale et les manifestations se multiplient et la violence policière s'amplifie. Le délégué du gouvernement qualifie l'action syndicale de "Banditisme" et l'USTKE de "Preneur d'otages", attitude irresponsable s'il en est !
José Bové (Vice-président de la commission agriculture du Parlement européen) connait bien la situation et se trouve souvent sur l'île, dans Libération, il accuse Dassonville,le haut commissaire d'attiser les braises et de mener une croisade anti-USTKE :
"Le haut-commissaire appelle à ne pas céder aux menaces de l’USTKE…. Il n’assume même pas sa politique de fermeture. Il dit ne pas vouloir discuter sous la contrainte, mais la réalité c’est que le dialogue n’existe pas. Et ce, sur fond d’un refus du rééquilibrage de l’emploi en faveur des kanaks et des insulaires."

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