Isoler la junte birmane pour libérer Aung San Suu Kyi, c'est possible

Publié le par dan29000

Aung San Suu Kyi a été condamnée à trois ans de prison et de travaux forcés, commués en 18 mois d'assignation à résidence surveillée par le chef de la junte  militaire birmane, Than Shwe. L'on peut penser que la junte donne ainsi un signe d'inquiétude face à la montée de la mobilisation internationale en faveur du Prix Nobel de la paix. C'est une première petite victoire qui montre la route. Le tollé international ne cesse de grandir depuis 24 heures :
Obama appelle à sa libération immédiate et sans conditions :
"La décision injuste prise aujourd'hui nous rappelle que des milliers d'autres prisonniers politiques en Birmanie ont été, comme Aung San Suu Kyi, privés de liberté parce qu'ils recherchaient un gouvernement respectueux de la volonté, des droits et des aspirations de tous les citoyens birmans"               
La Malaisie demande une réunion d'urgence de l'ASEAN.
Le Conseil de sécurité également.
L'Union Européenne annonce de nouvelles sanctions et renforcera les mesures restrictives des sanctions adoptées en 2007 : Embargo sur les armes, interdiction d'entrée sur l'UE et gel des avoirs des dix principaux responsables de la junte.
C'est le moment d'amplifier la campagne internationale pour la libération d'Aung San Suu Kyi, une longue campagne mondiale avait réussi à tirer Mandela de sa prison, il est aujourd'hui possible de réussir cela.
Mandela aujourd'hui se nomme Aung San Suu Kyi et la junte birmane tombera comme le régime de l'apartheid hier. 
La France a une responsabilité particulière dans cette campagne qui doit permettre de la libérer, avant les élections de l'an prochain en Birmanie. De telles élections ne seraient qu'une sinistre mascarade si elle ne pouvait se présenter, ce qui est le cas pour le moment.                                                
Pour nous le problème se nomme TOTAL. Le consortium autour de ce groupe paie une rente annuelle de près d'un milliard de dollars ( 710 millions d'euros) à la junte pour l'exploitation des gisements de gaz ! Cela est l'équivalent de leur budget militaire ou encore 40% du PIB. C'est dire l'importance de ces sommes. Plusieurs ONG de soutien au peuple birman proposent donc un "compte séquestre", dispositif d'ailleurs prévu par l'ONU. Si la dictature n'est pas assez sensible aux protestations internationales, la pression de l'argent peut lui redonner le sens des réalités. L'on sait que les généraux sont actuellement surpris par l'ampleur des réactions, il faut donc les multiplier, pétitions, manifestations, pressions sur les gouvernements européens, actions des ONG.
Il est de la responsabilité de chacun, ici et maintenant, de faire qu'avant les prochaines élections, Aung San Suu Kyi soit libre et puisse ainsi de nouveau se présenter...
Cette campagne sera une priorité sur ce blog jusqu'au jour de sa libération.
LIBERATION IMMEDIATE POUR AUNG SAN SUU KYI !

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