Willy Ronis, photographe humaniste est parti ailleurs...

Publié le par dan29000

C'est ce midi que nous avons appris la nouvelle, un des plus photographes français, avec Doisneau et Cartier-Bresson est parti à l'âge de 99 ans, un bel âge pour une belle oeuvre. Une rétrospective était visible aux Rencontres d'Arles encore cet été. Le maître du noir et blanc aimait les petits métiers, les couples d'amoureux, les chats et les enfants farceurs, les ouvriers, les jardins publics, la rue, et les luttes sociales, bref l'homme aimait la vie, le photographe nous l'offrait à voir.
Je pourrais vous faire sa bio, mais elle va être partout, alors disons juste qu'il faisait partie du courant de la photo que l'on nomme d'habitude "humaniste". 
Laissons encore parler et voyons quelques photos, c'est mieux :            

"Une compassion profonde pour tout ce qui est humain, une proximité totale avec les gens : voilà vraiment comment je définirais l'humanisme."

"La photo est fille de la peinture. Je mets ces deux disciplines sur un pied d'égalité. Lorsqu'on est un artiste, on produit de l'art, peut importe lequel."

"Je pense que la photo a de belles années devant elle. Il y aura toujours des photos pour témoigner de l'évolution de la vie (...) Quant au numérique, il s'agit d'une technique comme une autre, qui n'affadit ni n'appauvrit les capacités de représentation."

Il avait publié de nombreux livres avec des écrivains, de Régine Deforges à Didier Daeninckx en passant par Philippe Sollers. Nombreuses de ses publications sont encore disponibles, celles sur les chats et sur les nus sont les plus attachantes. A l'instar de Doisneau, quand un grand artiste nous quitte, l'oeuvre, elle, demeure, dans les expos et dans les livres, alors ne nous en privons pas.
                                                                                                              


Publié dans arts

Commenter cet article

le75020 14/09/2009 20:27

Willy Ronis laisse Belleville et Ménilmontant orphelins
Willy Ronis traquait l'instant. Il ne le fabriquait pas. Le photographe, qui a fini ses jours rue de Lagny, avait souvent promené son objectif dans l'Est parisien...