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Tarnac : l'enquête se dirige vers les enquêteurs

Selon les avocats des mis en examen dans l'affaire de Tarnac, des relevés téléphoniques prouvent que les enquêteurs ont menti. 

«L’affaire Tarnac, l’affaire Julien Coupat est terminée. C’est aujourd’hui l’affaire de la DCRI et de la SDAT qui s’ouvre. »

Pour Me Assous, de la Défense, joint ce mercredi, le dossier Tarnac est bien mort et enterré et ne peut que se traduire par un non-lieu. Du moins pour les mis en examen. L’enquête se dirige plus que jamais sur les enquêteurs, depuis le dessaisissement du juge Fragnoli. 

 

Dépôt de plainte pour subornation de témoin


Mercredi, une conférence de presse des trois avocats en présence de trois parlementaires PS et Verts visait, une nouvelle fois, à enterrer le dossier révélé en 2008. À l’issue, la révélation :

  • -    d’un dépôt de plainte pour subornation de témoin, 
  • -    d'une demande d’acte pour savoir si la mise sur écoutes de l’épicerie provient de Michèle Alliot-Marie   
  • -    d'une commission parlementaire, à la demande de Noël Mamère, sur l’espion britannique, Mark Kenndy, qui aurait infiltré Tarnac et aurait guidé l'enquête de la DCRI. 

Des relevés téléphoniques embarrassants pour les enquêteurs


« La mise en cause du groupe de Tarnac aboutit à la mise en cause des policiers, assène Me Assous. Julien Coupat et Yldune Lévy n’étaient pas là lors des sabotages de Dhuisy et nous avons la preuve que les policiers soi-disant chargés de leur filature n’y étaient pas non plus. Comment ont-ils pu rédiger un tel PV sans être là ? Les relevés téléphoniques sur leurs portables personnels et professionnels que nous avons demandés attestent qu’il n’y a eu aucun trafic téléphonique entre 4 heures et 4?h?20 du matin à Dhuisy, cela prouve qu’ils n’y étaient pas. D’ailleurs, c’est pour ça que les deux policiers qui ont rédigé le PV n’ont jamais voulu donner leurs numéros de téléphone portable. »

Car sur les 18 policiers qui auraient opéré la filature, la Défense a principalement dans la ligne de mire, les deux auteurs du compte rendu dont, selon elle, les portables professionnels et personnels n’auraient pas marqué les pylônes du côté de Dhuisy, la nuit des sabotages. Ces deux mêmes auteurs d’un PV sous le coup d’une instruction pour faux et usages de faux en écriture publique depuis un an qui avaient déjà été entendus par le passé mais en qualité de témoins assistés.

« On va attendre l’audition des policiers et des membres des services secrets pour savoir. Mais même leurs collègues avaient refusé d’être entendus de peur de faire un faux. »

C’est donc l’instruction de Nanterre qui centralise toutes les attentions de la défense. Quant aux autres plaintes déposées, l’instruction suit son cours.

 

Magali ROCHE

 

 

SOURCE / LE POPULAIRE.FR

Tag(s) : #actualités

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