Alès, la honte : Concours de picadors, spectacle barbare de taureaux mutilés et chevaux éventrés

Publié le par dan29000

Taureaux mutilés, chevaux éventrés : la ville d'Alès persiste

 

Le 20 mai prochain, la ville d’Alès doit accueillir un « concours de picadors », au cours duquel des matadors affronteront à cheval un taureau tristement choisi pour l’occasion. L’objectif de cette mise en scène est de planter des piques dans l’animal. Présidente fondatrice de l’Alliance Anti-corrida, Claire Starozinski confiait dans une interview à Univers-Nature que le corps d’un taureau reçoit jusqu’à 1,50 mètre d’armes blanches au cours d'une corrida, qu’il s’agisse de banderilles, de piques ou d’épées. Dans la majorité des cas, il s’en suit une mise à mort, orchestrée « sur scène » ou dissimulée en coulisses. La préparation n’est guère préférable à cette lente mise à mort, 40 % environ des taureaux destinés à la corrida ayant les cornes coupées à vif selon la technique dite de l’afeitado. Masquée par des cornes en résine, cette méthode consiste à faire perdre tout repérage spatial au taureau.

Si le taureau est sans conteste au cœur des souffrances infligées, les chevaux ne sont pas épargnés pour autant. Pour preuve, le 29 avril dernier, un cheval est mort, éventré, à Séville sous la monte du picador Rui Fernandez, ce dernier étant l’un des participants annoncés pour la manifestation du 20 mai prochain.

En 2010, le maire d’Alès avait déclaré vouloir mettre un terme à la gratuité de l’accès des enfants aux corridas. Mais force est de reconnaître que l’application de ces belles paroles a manqué de fermeté, la gratuité pour le public jeunesse étant toujours de mise sans que le prestataire de service n’ait été rappelé à l’ordre. Aussi, le Comité Radicalement Anti-Corrida (CRAC) va distribuer plus de 40 000 tracts titrés « Alès, la honte ! » durant la feria d’Alès. L’accueil méprisant reçu dans les arènes de Rodilhan (Gard), le 8 octobre 2011, en présence du maire de Nîmes, Jean-Paul Fournier, n’a donc pas suffi à refroidir les ardeurs des opposants à la tauromachie.

Dans un courrier adressé au maire d’Alès, l’association réclame l’annulation des trois corridas prévues les samedi et dimanche 20 mai. Elle demande également un moratoire et la tenue d’un référendum pour permettre aux citoyens de s’exprimer sur les spectacles tauromachiques. Le collectif a d’ores et déjà récolté plus de 7000 signature d’Alésiens favorables à l’abolition de la corrida.  

Cécile Cassier

SOURCE / UNIVERS NATURE

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