Algérie : Radio Kalima, première radio libre en Algérie, leur journaliste enlevé en Tunisie

Publié le par dan29000

 

 

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Un journaliste de Radio Kalima enlevé par une unité spéciale en Tunisie


Le journaliste de Radio Kalima, Nizar Ben Hassen a été enlevé à son domicile, dans la ville de Cheba, ce mardi 11 janvier par les unités spéciales de la présidence de la république tunisienne. Il a été conduit à un endroit inconnu. Radio Kalima appelle l’ensemble de la profession, les partis politiques, ainsi que toutes les organisations de la société civile à se mobiliser pour obtenir la libération du journaliste.

 

Une manifestation d’artistes violemment réprimée

Une manifestation d’artistes venus exprimer leur soutien au mouvement de contestation sociale qui secoue la Tunisie depuis plus de trois semaines a été "réprimée brutalement" aujourd’hui devant le théâtre municipal de Tunis, situé sur l’avenue Habib Bourguiba, principale artère de la capitale, a-t-on appris auprès de plusieurs manifestants.

 

"Nous étions environ une centaine d’artistes, des hommes et femmes de théâtre, du cinéma, des musiciens, peintres et autres intellectuels qui voulaient protester pacifiquement contre ce qui se passe dans le pays et contre la répression qui a fait une trentaine de morts", a déclaré à l’Associated Press l’homme de théâtre Fadhel Jaïbi. Selon lui, le rassemblement a été "dispersé violemment par un nombre impressionnant de policiers en civil et en tenue", estimé à plusieurs centaines d’agents. "On se croirait au Chili ou dans une République bananière", a-t-il déploré.

 

La comédienne Jalila Baccar a quant à elle dénoncé "la sauvagerie" dont ont fait l’objet plusieurs de ses collègues, notamment Raja Ben Ammar qui, a-t-elle témoigné, "a été insultée, copieusement frappée, traînée par terre et tirée par les cheveux sur plusieurs centaines de mètres". Jointe par téléphone, celle-ci, qui dit souffrir d’un problème cardiaque, a déclaré avoir été frappée à coups de poing et de pied, des coups qui lui ont causé des traumatismes. Des renforts de police anti-émeutes étaient visibles à plusieurs endroits de Tunis, où la circulation des personnes et des véhicules était beaucoup moins dense que d’ordinaire.

 

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L’art de manipuler les lois au service de la terreur du régime Tunisien !

 

Evoquer des ‘‘spécificités’’ historiques, culturelles ou sociologiques propres à chaque pays est souvent l’argument utilisé par les « élites bienpensantes » à l’encontre de toute opposition politique réclamant un Etat de Droit.


Voici un échantillon de textes de « lois » sans foi et on ne peut plus dévastatrices pour légitimer la terreur au grand dam d’un peuple frère.

Il s’agit de la loi tunisienne n°69-4 du 24 janvier 1969 sur l’usage d’armes par les agents de sureté.

Même si la lecture de ces 3 articles se passerait bien de tout commentaire. Ceci dit, on comprend mieux pourquoi les régimes répressifs au Maghreb, en Afrique et dans le monde arabe ont tous réussi leur longévité à travers plusieurs générations.

En tous cas, ils ont tous quelque chose de commun qu’on pourrait résumer par une phrase : peu importe le prix du sang pourvu que l’ivresse du pouvoir !

Vive l’unité Maghrébine !

Khoukoum Samy le 10 janvier 2011

 

Chapitre IV. – Usage des armes

Art. 20 – Les agents de la Sûreté ne peuvent recourir à l’emploi des armes hors les cas de légitime défense prévus par les articles 39 – 40 et 42 du code pénal que dans les circonstances exceptionnelles suivantes :

1 – lorsqu’ils ne peuvent assumer autrement la défense des lieux qu’ils occupent, des édifices qu’ils protègent, des postes et des personnes dont ils ont été chargés de la garde ou si la résistance ne pouvant être réduite par aucun moyen autre que l’usage des armes.

2 – lorsqu’ils somment vainement un individu suspect de s’arrêter par des ordres répétés à hautes voix «  Halte ! Police  », que cet individu n’obtempère pas et tente de fuir et qu’il n’existe plus de moyen de le forcer à s’arrêter autre que l’usage des armes.

3 – lorsqu’ils font signe à un véhicule, à une embarcation ou à tout autre moyen de transport de s’arrêter, que son conducteur ne s’exécute pas et qu’il n’existe plus de moyen de le forcer à s’arrêter autre que l’usage des armes.

Art. 21 – Au cas où les agents de la Sûreté se trouveraient en présence de manifestants qui refusent de se disperser malgré les avertissements qui leur sont adressés et qui sont énoncés dans les articles précédents de la présente loi, ils emploieront progressivement pour les disperser, les moyens suivants :

1 – arrosage d’eau ou charge à coups de bâton ;

2 – jets de bombes lacrymogènes ;

3 – tir à feu vertical en l’air pour faire peur aux manifestants ;

4 – tir à feu par-dessus leur tête ;

5 – tir à feu en direction de leurs jambes.

Art. 22. – Au cas où les manifestants tentent d’atteindre leur but par la force malgré l’utilisation de tous les moyens énoncés à l’article 21 pour les faire disperser, les agents de la Sûreté tireront directement sur eux.

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