Amazigh KATEB LIVE CABARET SAUVAGE - Chante avec moi

Publié le par dan29000

 

Marchez noir

 

Marchez noir

Émancipé de Gnawa Diffusion, Amazigh affirme la maturité de son inspiration à travers un album riche de sens, d’émotions, de rythmes stimulants et d’éclats de délire. Pour la première fois, il s’autorise à mettre en musique la poésie de son illustre père, Kateb Yacine, vingt ans après sa disparition. Bonjour, un de ses poèmes de jeunesse, habité par la lucidité rimbaldienne du désespoir qui transcende les mots, donne le ton de l’album. L’esprit d’errance y souffle à travers les chemins de poussière où naissent les révoltes et les solidarités issues des grandes solitudes.

 

À la manière des chanteurs traditionnels de l’Atlas, cheminant d’un village à un autre pour apporter les nouvelles du monde, Amazigh élève son regard au-dessus de la mêlée pour dire le vrai. Mais il le fait à l’ère supersonique, vouant aux mêmes gémonies les relents du colonialisme français, la terreur meurtrière américaine, la folie d’exclusion israélienne et le féodalisme arabe (Sans Histoire). Il joue pleinement son rôle, harangue, dénonce. L’injustice du pouvoir algérien, drapé dans la suffisance de son aveuglement, se trouve en première ligne dans un brûlot comme Mociba. Koma décrit les ravages que l’enfermement dans leur pays produit sur les jeunes Algériens : ils n’ont le choix de fuir le désoeuvrement et la déprime qu’à force de bière et de whisky.

 

Créé au gré des pérégrinations du chanteur au guembri, dans un coin de chambre ou de salle de bain sur un ordinateur portable, ce disque possède la dynamique positive de l’urgence. Une façon de travailler qui permet de capter les émotions à chaud. Les paroles simples et fraternelles de Chante avec moi sont comme un baume. “Je suis plusieurs dans ce cas-là” : le genre de mots qui surgiront sans crier gare au moment opportun, ravivant l’espoir et les bons souvenirs. Plus sombre, mais tout autant fédérateur, Ma Tribu clôt l’album en convoquant les esprits du désert : l’appel profond de la mélopée gnaouie résonne encore longtemps après que la musique se soit tue…



François Bensignor

 

Source : Mondomix

 

 

 

 

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Mitsuko 01/03/2011 08:32



Bonjour Dan,


J'ai gardé le meilleur pour la fin ... et je te remercie du fond du coeur d'avoir mis cette chanson-là ... J'adore la musique arabe mais cette chanson, elle est vraiment formidable ... et
je suis contente de l'avoir de nouveau entendue ...


Merci beaucoup ... ça m'a fait grand plaisir ...


Bon mardi, Dan. Bises.


Mitsuko