Amnéville (Moselle), son maire méprise le droit syndical

Publié le par dan29000

Justice et respect pour les militants Cgt 

par la Confédération CGT, de la Fédération des Services publics et de l’Union départementale de la Moselle

Depuis 2005, Thierry Barle et Raphaël Cacitti, militants de la CGT, font l’objet de multiples procédures de sanction intentées par le maire de la commune d’Amnéville (Moselle), Jean Kiffer.

Ce dernier s’illustre par son opposition virulente à la CGT et son mépris pour le droit syndical : mise au placard et sanctions multiples infligées à nos deux camarades ; refus de reconnaître la liste CGT aux élections professionnelles ; déclarations publiques qualifiant la CGT de « peste rouge » et de « bureaucratie mafieuse ». Loin de se cantonner à la mairie, cette chasse au syndicalisme s’étend d’ailleurs à la cure thermale d’Amnéville, gérée par la mairie.

La situation de Thierry et Raphaël s’est aggravée en octobre 2009. Nos deux camarades ont alors été radiés des effectifs du personnel communal et se trouvent depuis au chômage. Après trois procédures avortées de révocation, Jean Kiffer a ainsi choisi de bafouer plusieurs décisions de la justice et des organismes paritaires, qui doivent conduire à la réintégration de ces deux fonctionnaires, dans le respect du Statut de la Fonction publique territoriale.

Alors même que nos deux camarades devraient être pleinement rétablis dans leurs fonctions, ils se trouvent plongés dans la précarité, subissent près de 20% de perte de revenus, et doivent faire face à toutes les difficultés financières et personnelles que l’on peut imaginer.

Pour la CGT, cet état de fait ne peut perdurer. Au-delà de deux drames humains, c’est bien la liberté syndicale, garantie par la Constitution, qui est en jeu. Le lien entre l’activité syndicale de nos deux camarades et les sanctions qu’ils subissent est en effet évident, comme le démontrent notamment les manœuvres menées en 2008 avec succès pour empêcher la CGT de présenter une liste aux élections professionnelles.

Ainsi qu’elle l’a fait en février 2008, décembre 2009 et février 2010, notre organisation est déterminée à continuer de mobiliser ses militants pour obtenir la réintégration immédiate de nos deux camarades. Les tutelles ministérielles concernées ont été interpellées sur cette situation inacceptable qui ne peut perdurer. Celles-ci et leur représentant préfectoral dans le département doivent agir pour faire appliquer la loi et les décisions de justice à la mairie d’Amnéville.

La manifestation qui se déroulera à Amnéville le 4 mai 2010 à partir de 14h portera haut et fort cette exigence.

Cette journée permettra plus largement de revendiquer le respect de la liberté syndicale sur l’ensemble du territoire. La répression antisyndicale vécue par les camarades d’Amnéville est en effet loin d’être un cas isolé, à l’image de celle subie par deux agents territoriaux de la mairie de Saint-Martin de Valgalgues (Gard), qui fera également l’objet d’une mobilisation le 4 mai.

La CGT est et demeurera déterminée à œuvrer pour le respect des libertés syndicales et le droit à l’activité et l’expression CGT, dans chaque profession et dans chaque territoire !

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