Appel à la grève générale le 11, par 5 ULs CGT

Publié le par dan29000

nous appelons à la grève générale le 11 octobre
de : 5 ULs CGT

LES SYNDICATS DES UNIONS LOCALES CGT
AUCHEL-BÉTHUNE-BRUAY-ISBERGUES-LILLERS

UNIS DANS LA LUTTE POUR LES REVENDICATIONS

NOUS APPELONS
À LA GRÉVE GÉNÉRALE
Interprofessionnelle / Privé / Public
MANIFESTATION
14H00 À AUCHEL

(Départ et retour de la Place de la Mairie avec prises de paroles)

 

 

 

 

Les années passent, et on nous passe en boucle des informations où le catastrophisme est comme une ligne éditoriale destinée à nous démoraliser. Cette propagande perpétuelle tente de nous faire admettre que seul le capitalisme est en capacité de résoudre la crise mondiale.

A longueur de journée on nous remémore par des mots et des bouts de phrases qui résonnent dans la tête de ceux qui craignent pour leur travail, leurs droits, leurs acquis sociaux… des mots, des phrases destinées à nous formater : récession économique, fluctuation des bourses, croissance en berne, dettes, faillites… compromis… !

Les agents du capitalisme en place dans les gouvernements, préparent les esprits pour une vaste cure d’austérité. Mais les « remèdes » proposés vont encore aggraver le mal et creuser le fossé entre riches et pauvres, ils vont attiser le racisme et enterrer à jamais le mot solidarité : entre générations, entre bien portants et malades, entre travailleurs et sans-emplois… c’est l’instauration du chacun pour soi et du système « démerde »… le travail au noir organisé et des milliards de cotisations sociales à la trappe !

Ce remède imposé, c’est la « règle d’or » qui, sous le prétexte du bon sens bourgeois « ne pas dépen-ser plus que ce que l’on a gagné et ne pas vivre au-dessus de ses moyens », ou « le pacte pour l’euro » pour marquer à jamais la « maîtrise des déficits » au niveau européen (privant les peuples de leurs propres choix et devenir). Ce sont en fait des instruments politiques ultralibéraux destinés à ouvrir la voie de la précarité pour les peuples et une protection pour les financiers, les banquiers, les traders, les multinationales et les millionnaires. D’un côté, l’austérité généralisée, de l’autre, la reconnaissance constitutionnelle et supranationale du capitalisme comme modèle de société.

Ainsi toutes les aides du FMI et de la Banque Centrale Européenne déversées depuis des années dans un seau sans fond, sont conditionnées par de nouvelles privatisations dans le service public et par une régression sociale généralisée au profit du capitalisme et de ses valets mais au détriment des peuples et des salariés. Ainsi l’exemple grec est révélateur (mais qui en a entendu parler dans les média ?) : 350 milliards d’euro de déficit public mais 600 milliards planqués en Suisse par les grands patrons et les milliardaires grecs.

Savez-vous qu’en France, le « plan Fillon » sera supporté à hauteur de 61% par les ménages, de 29% par les entreprises, et de 10% par les très hauts revenus. Ce plan ne règle rien sur le fond, mais met à contribution ceux qui n’ont que leur force de travail pour vivre ou survivre. Parmi l’avalanche de chiffres qui nous abreuvent au point de nous faire tourner la tête, il n’y en a un qui doit retenir toute notre attention : la production industrielle a chuté de 10% depuis 2008 en France… c’est là est le cœur du problème !

Car c’est bien dans l’industrie que se créent les richesses et les plus-values et c’est l’industrie qui est la source première d’emplois. Elle est le socle de toute société développée. (il s’agit de regarder simplement comment vivent les peuples dans les pays sous industrialisés, ils sont sous-développés)

Pourtant, malgré les difficultés de l’industrie en France et du PIB (Produit Intérieur Brut), le CAC 40 (la bourse) annonce des profits en hausse en milliards d’euros grâce à un PNB (Produit National Brut) en hausse (PNB= PIB + profits réalisés à l’étranger par des entreprises françaises : ex Total ou Renault...)

Plus la pauvreté s’accroît, plus les riches ne sont de plus en plus riches.

C’est insupportable, intolérable et inacceptable d’autant que l’addition maudite de récession écono-mique et de l’austérité… se traduit mécaniquement par une baisse de consommation, laquelle nous entraîne dans une récession économique et donc dans nouveau plan d’austérité… Cette spirale infernale tire toute la société vers le bas… avalant les droits historiques et les acquis sociaux arrachés au patronat depuis des siècles.

ENSEMBLE DISONS STOP !

Croire que les riches abandonneront leurs immenses privilèges sans combattre, est un leurre. Les rapports sociaux s’aiguisent entre riches qui vivent de l’exploitation humaine ou de la spéculation et les travailleurs qui n’ont que leur travail pour vivre… on est bien dans la brutalité de l’affrontement de classe.

Il n’y a aucune fatalité, c’est le système en place qui étouffe des millions de personnes et met en action le recul social généralisé pour tous les droits et acquis. Ce recul depuis plus de 20 ans, est le résultat de choix politiques, économiques et sociaux, délibérés mis au service du capitalisme et des nantis. C’est bien avec cela qu’il faut rompre. Une économie au service de quelques-uns ne peut tenir en démocratie ! Mais sommes-nous encore en démocratie ?

Peut-on vivre autrement ? Peut-on changer les choses ? A cette double question notre ré-ponse CGT est résolument OUI.

Qui d’autres que les salariés créent les richesses avec la production dans les entreprises ? Pourtant certains considèrent qu’ils ne sont pas encore assez dépossédés de leurs droits et acquis sociaux ga-gnés dans les affrontements de classe contre le patronat.

L’heure n’est-elle pas à la riposte des salariés, des privés d’emploi, des jeunes, des re-traités contre les mesures iniques et dangereuses envisagés par les politiciens du libé-ralisme ?

Devons-nous continuer à subir en attendant la fin d’une crise qui ne finira jamais, ou envisager d’autres perspectives de développements sociaux et économiques à gagner par les luttes ?

La CGT propose des mesures immédiates en termes de salaires, de retraites, de protection sociale, d’emplois, de minimum sociaux, de services publics, d’école, de formations, de maîtrise publique et collective des secteurs clés de l’économie et de la finance…

salariés-retraités-sans-emplois-étudiants
Le 11 octobre doit être : LA mobilisation générale
notre AVENIR en dépend !

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