Arte : le racisme au quotidien / Noir sur blanc, Günter Wallraff

Publié le par dan29000

 

 

WDR © X Verleih AG

mardi, 25 janvier 2011 à 20:40

Rediffusions :
28.01.2011 à 10:50
Noir sur blanc
(Allemagne, 82mn)
WDR
Réalisateur: Pagonis Pagonakis, Susanne Jäger
Montage: Anika Simon

16 / 9 HD natif

Où sa peau noire vaut bien des déboires au journaliste Günter Wallraff alors qu'il explore l'Allemagne. Un road movie exceptionnel, qui fait rire et pleurer à la fois.

Sous le nom de Kwami Ogonno - un immigré venu de Somalie maîtrisant bien l'allemand, qu'il a appris à l'Institut Goethe de Dar es-Saalam -, Günter Wallraff parcourt l'Allemagne d'est en ouest et du sud au nord pour découvrir ce pays et ses habitants. Il se mêle incognito aux fans déchaînés d'une équipe de football ; s'efforce de louer tour à tour un appartement, un jardin ouvrier ou une place de camping ; cherche du travail ; prend les transports en commun berlinois ; invite une femme à danser... Bref, essaie de mener une vie normale dans son pays "d'accueil". Et mal lui en prend dans la plupart des cas. De la discrimination grossière à la menace physique en passant par tous les registres de l'insulte, le citoyen allemand lambda offre à la caméra cachée de Günter Wallraff une image dévastatrice, empreinte de racisme ordinaire et de violence larvée. Et si quelques heureuses surprises sont aussi parfois au rendez-vous, l'odyssée de Kwami Ogonno montre combien la xénophobie reste vivace au sein d'une société soi-disant ouverte et multiculturelle. Dans ce film coup de poing, qui choque, révolte et émeut, l'insondable bêtise de la plupart est tempérée par l'humanité et l'humour de quelques-uns. Un road movie toujours inattendu qui a divisé les esprits en Allemagne.

 

 

Source :  ARTE

 

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Synopsis

Sous le nom de Kwami Ogonno, un immigré somalien maîtrisant bien l'allemand, qu'il aurait appris à l'Institut Goethe de Dar es-Saalam, Günter Wallraff parcourt l'Allemagne. Il se mêle incognito aux fans déchaînés d'une équipe de football, s'efforce de louer un appartement, un jardin ouvrier ou une place de camping, cherche du travail, prend les transports en commun berlinois et invite une femme à danser. Bref, il tente de mener une vie normale dans son pays «d'accueil». Et bien mal lui en prend dans la plupart des cas ! De la discrimination grossière à la menace physique en passant par tous les registres de l'insulte, le citoyen allemand lambda offre à la caméra cachée de Günter Wallraff une image dévastatrice, pleine de racisme ordinaire et de violence larvée.

La critique TV de télérama du 22/01/2011

1T Documentaire de Günter Wallraff, Pagonis Pagonakis, Suzanne ­Jäger et Gerhard Schmidt (Allemagne, 2009). 85 mn. Inédit.

« L'Afrique est aux singes, l'Europe est aux Blancs. » A l'entrée de la boîte de nuit bavaroise, Kwami, avec sa peau noire, n'est pas franchement le bienvenu. Pas plus qu'au camping où il veut installer sa caravane, au stade de foot ou parmi les promeneurs du club de randonnée... Kwami, vous le connaissez. C'est Günter Wallraff, ce journaliste spécialiste des « immersions » déguisées. En 1983, déjà, il éprouvait le racisme de la société allemande en se faisant une tête de turc, celle d'Ali, un travailleur sans papiers. Vingt-cinq ans plus tard, il renouvelle l'expérience, sillonnant cette fois-ci l'Allemagne sous les traits d'un réfugié somalien (1).

Maquillage, perruque, lentilles de couleur : la transformation physique, visible au début du documentaire, est spectaculaire. On pense à l'expérience menée par l'Américain John Griffin (Dans la peau d'un Noir) à la fin des années 1950. Equipé d'une caméra cachée dans un bouton de chemise, Kwami-Wallraff subit discriminations, humiliations et surtout préjugés...

De la location d'un appartement à l'achat d'une montre, les séquences de « testing », quelquefois extrêmement brèves, se juxtaposent, telles des tranchettes de vie quotidienne où le racisme s'exprime sans fard. Le journaliste-transformiste ne se livre qu'à de rares commentaires, constats plutôt désenchantés à l'heure du démaquillage de fin de journée. Le carnet de route, parfois un peu décousu, souffre de la piètre qualité des images, tournées pour la plupart à la dérobée. Méthode radicale qui permet de capter, à nu, la xénophobie décomplexée d'une société ruminant encore et toujours ses soupçons à l'égard des étrangers.

 

(1) Reportage retranscrit dans Parmi les perdants du meilleur des mondes, le dernier livre de Wallraff paru au printemps 2010 (éd. La Découverte).

Virginie Félix

Prochaines diffusions TV de l'émission


mardi 25/01/2011 à 20:40 sur Arte Ajouter ´ mes alertes

inédit "en clair 

 


vendredi 28/01/2011 à 10:50 sur Arte Ajouter ´ mes alertes
rediffusion
HD 169 -TP

 

Source : Télérama

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HD 169 -TP

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