Arte tv : Alphaville, film troublant de J-L Godard lundi soir

Publié le par dan29000

Alphaville_affiche_small2.jpg


Ne manquez pas ce film, film atypique de JLG, superbe réflexion en noir et blanc sur l'anticipation de notre société (tourné en1965). Déshumanisation, grands centres urbains souvent vides, pertes des repères, angoisse omniprésente et domination des ordinateurs. La tyrannie technologique est déjà là.Ce film n'est pas représentatif de la filmographie de Godard, c'est un film de rupture, ou disons de parenthèse, au coeur de son cinéma des années soixante. Difficile de trouver quelque chose qui ressemblerait à ALPHAVILLE dans le cinéma de cette décennie. Près d'un demi siècle plus tard, le film est intact, ce qui n'est pas le cas d'autres fictions de l'époque... Si Constantine, à ce moment à son plus haut niveau, fait du Constantine, Anna Karina survole les images de sa présence.

Impossible de ne pas penser à 1984 ou au Meilleur des mondes, surtout en ce moment où l'on tente de nous imposer un monde de nanotechnologies et d'OGM...

Dans Alphaville, les émotions sont interdites et la liberté aussi.

Un chef d'oeuvre à voir ou à revoir...

_______________________________________________________________________

_______________________________________________________________________

Sublime hommage au film noir, un conte prophétique sur la déshumanisation par la technique.
lundi, 8 février 2010 à 20:35
Rediffusions : 
09.02.2010 à 01:10
Alphaville - Une étrange aventure de Lemmy Caution
(France, Italie, 1965, 95mn)
ZDF
Réalisateur: Jean-Luc Godard
Image: Raoul Coutard
Musique: Paul Misraki
Montage: Agnès Guillemot
Acteur: Akim Tamiroff, Anna Karina, Eddie Constantine, Howard Vernon
Auteur: Jean-Luc Godard
Production: Athos Films, Chaumiane, Filmstudio
Producteur: André Michelin

Sublime hommage au film noir, un conte prophétique sur la déshumanisation par la technique.

L'agent spécial Lemmy Caution débarque à Alphaville, capitale d'une galaxie étrangère, pour retrouver son collègue disparu, le Russe Henri Dickson. Il doit aussi s'emparer du professeur von Braun, concepteur du superordinateur Alpha 60 qui règne sur cette ville inquiétante : conscience, larmes et sentiments sont interdits, et tout le monde semble anesthésié par les tranquillisants.

"Je voudrais télécommuniquer"

Situé en 1984, Alphaville cite aussi Éluard (Capitale de la douleur), Harry Dickson (Sherlock Holmes belge de série Z) et, bien sûr, les polars de Peter Cheyney incarnés par Eddy Constantine. Avec son léger accent américain et sa face tavelée, celui-ci a conquis les foules françaises dans le rôle de l'espion dur à cuire au grand coeur. Dans un noir et blanc sublime relevé d'humour absurde, Godard filme la désolation d'un monde déshumanisé où la technique a pris le pouvoir. Le décalage temporel d'avec le Paris de 1964 ajoute une touche d'étrangeté, comme dans ce bureau de poste dernier cri où Lemmy Caution entre pour "télécommuniquer" dans une cabine en bois.

Source : Arte


Publié dans écrans

Commenter cet article