Association renaître PJ2R...Mais c'est quoi ?

Publié le par dan29000

 

 

 

 

Alain Cangina, président de l'association renaître PJ2R (pour une justice résiliente et réconciliante) exerce le métier de conteur. Il se produit sur scène et s'adresse aux ados et aux adultes et transmet des contes de sagesse, d'amour, de vie, recueillis dans les grandes traditions.

Il a connu un assez long parcours carcéral et, suite à cette terrible épreuve, il a initié avec quelques compagnon de galère cette association et en a fait son combat.

 

 


 

L'association renaitre-PJ2R (pour une justice résiliente et réconciliante - http:/renaitre.wifeo.com/ ) est une association dont la particularité est d'avoir son conseil d'administration exclusivement composé de personnes ayant connue la détention. les autres membres viennent par contre d'horizons divers.

Les objectifs de l'association sont les suivants :

- dénoncer les systèmes judiciaire et pénitentiaire, pris dans une politique sécuritaire remettant en cause république et démocratie,  qui sont aberrants et indignes d'un société dite moderne. Cela va jusqu'au point où le sens même de la peine disparait et ce sont ces systèmes eux-mêmes qui fabriquent la récidive. Pour ce faire l'association s'appuie sur des témoignages réels de personnes incarcérées (qu'elle publie sur son site) et les analyses sérieuses qui surgissent ça et là et bien sûr sur le vécu et l'expérience de ses administrateurs.

Dénoncer ne suffit pas. 

Aussi nous nous proposons :

- de sensibiliser l'opinion publique afin qu'elle soit réellement informée de l'indignité des lieux d'enfermement (la vétusté de certaines prisons n'étant que le symbole de l'inhumanité régnant dans ce monde clos) et qu'elle comprenne l'absurdité de l'exclusion. Les personnes qualifiées de délinquante ne sont pas une engeance à part, mais bien monsieur et madame tout le monde. Le premier pas vers l'inclusion est de reconnaître sa propre part d'ombre afin de ne pas stigmatiser une catégorie artificielle qui divise la collectivité dans une pratique de bouc émissaire.

De construire ensuite les refontes du corpus judiciaire afin de respecter le code pénal quant à l'individualisation de la peine et au sens de celle-ci. Il faut savoir que si la loi dite pénitentiaire de novembre 2009 était respectée, les peines de moins de 24 mois seraient des peines alternatives et 80% de la population carcérale actuelle serait hors les murs.

- De promouvoir une autre politique d'enfermement avec un véritable suivi et bien sûr une forte activité côté réinsertion qui n'existe aujourd'hui que dans les discours où respect de l'identité et de l’intégrité de personnes serait l'ossature .

- Enfin d’œuvrer afin qu'il existe un processus de rencontres entre auteurs réels et victimes pour permettre une vraie résilience des 2 côtés.

 

 

Pour voir le site, c'est ICI

 

 

 


 

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