Bilan Sarkozy : un million de chômeurs en plus

Publié le par dan29000

L’emploi à l’heure du bilan

Un million de chômeurs supplémentaires: un chiffre qui résume, pour Alain Vidalies, chargé de la thématique Travail / Emploi dans l’équipe de campagne de François Hollande, la désastreuse politique menée par Nicolas Sarkozy.

 


 

Le chômage reste de très loin la principale préoccupation des Français, le temps du bilan des politiques d’emploi menées lors du quinquennat qui s’achève est venu. Nicolas Sarkozy se félicite régulièrement de sa bonne gestion de la crise économique, sans que l’on sache réellement à qui a bien pu profiter cet auto satisfecit. Dans cette élection, nous devons faire face à un candidat sortant qui a du mal à faire face à son bilan. Aidons-le un peu.

Une bonne gestion de la crise pour qui ? Pour les demandeurs d’emploi ? Leur nombre a augmenté d’un million en cinq ans. Aux dispositifs de chômage partiel, alternatives efficaces à la destruction massive d’emplois qui auraient permis de garder un lien avec l'entreprise, ont été préférées la défiscalisation des heures supplémentaires, dispositif qui freine l’embauche et détruit des emplois sur fonds publics. Faut-il rappeler qu'en pleine crise, l'Allemagne mobilisait six milliards pour financer le chômage partiel pendant que la France dépensait 4,5 milliards pour encourager les heures supplémentaires et seulement 600 millions pour l'activité partielle, c'est à dire dix fois moins ?

Une bonne gestion de la crise pour les jeunes ? Ils constituent la population la plus fragile sur le marché de l’emploi aujourd’hui. Le gouvernement annonçait un plan de 1,3 milliard d'euros pour l’emploi des jeunes, mais pour quelle efficacité ? 638 000 jeunes de moins de 25 ans sont aujourd’hui demandeurs d’emploi. Depuis que Nicolas Sarkozy est au pouvoir, ce nombre a augmenté de près de 142 000 ! Qui se souvient encore du contrat d'autonomie, annoncé comme une mesure phare en 2008, et qui s'est révélé être un fiasco sans précédent ?

Une bonne gestion de la crise pour les seniors ? C’est plus de 873 000 demandeurs d’emplois de plus de 50 ans qui devaient se rendre en février à Pôle Emploi, 336 000 de plus qu’il y a cinq ans. Alors que 6 salariés sur 10 faisant valoir leurs droits à la retraite ne sont plus en emploi, qui peut raisonnablement penser que la réforme des retraites engagée par Nicolas Sarkozy en 2010 n’a pas aggravé la situation ? Le tour de magie, qui a transformé de potentiels jeunes retraités en chômeurs de 60 ans, n’illusionne plus personne.

A moins qu’il ne s’agisse d’une bonne gestion de la crise pour ceux qui sont en emploi ? Pas plus ! Les politiques menées par Nicolas Sarkozy ont contribué à précariser les salariés. Alors que près de 4 embauches sur 5 se font en CDD, 1,3 million de salariés sont aujourd’hui en situation de sous-emploi, enchaînant petits boulots et rendez-vous à Pôle Emploi. Il faudrait encore parler de l’emploi industriel, avec ses 750 000 emplois détruits depuis 2002. La vérité, c’est que cette bonne gestion est un slogan de campagne qui élude surtout la longue liste des réformes ratées et des promesses non tenues lors de ce quinquennat.

Le 22 avril et le 6 mai 2012, les Français devront dire s‘ils veulent poursuivre une politique qui a contribué à augmenter le chômage jusqu’à 10 %, alors qu’elle avait pour objectif de le ramener à 5 %, ou se tourner vers celui, François Hollande, qui s’engage à s’y attaquer avec ambition et détermination dès le début de son mandat. Avec la mise en place du contrat de génération et des emplois d’avenirs, par la relance de notre appareil productif et par la rénovation de la démocratie sociale, François Hollande mettra en place les réformes structurelles qui doivent être engagées pour garantir à la France une croissance durable de l’emploi. Quant au candidat sortant, à la lecture de son bilan, il ne lui reste plus qu’à espérer que l’emploi ne soit pas la première priorité des Français.

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