Bretagne, élections TPE : le sectarisme de la CGT condamné en justice, SLB présent aux élections

Publié le par dan29000

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mardi 27 novembre 2012

La CGT attaque SLB en contestation et perd au tribunal

Nous venons de gagner au tribunal, la CGT a été CONDAMNEE le vendredi 23 novembre 2012 par le TGI de Rennes a nous indemniser à la hauteur de 800 euros. Nous serons donc présents aux elections TPE.


Alors que le 15 septembre dernier, les syndiqués SLB et CGT lançaient un appel commun à participer à la manifestation en soutien à l’école Diwan de Louannec et menait une action syndicale unitaire, comme cela arrive régulièrement dans nos luttes, SLB a été contesté en justice par la même CGT, dans le cadre des élections dans les très petites entreprises, qui se dérouleront du 28 novembre au 12 décembre et à l’occasion desquelles notre syndicat se présente.

Les élections dans les très petites entreprises, une occasion à ne pas manquer !


Après onze ans d’existence, aujourd’hui SLB se présente à des élections professionnelles de grande ampleur, puisqu’elles concernent 220000 travailleurs et travailleuses en Bretagne administrative. Et cette candidature semble gênante pour la CGT. Car en effet, en 2008, le code du travail a changé et notamment en ce qui concerne les règles de représentativité des syndicats. Les grandes centrales françaises étaient jusqu’à maintenant considérées comme représentatives de droit, et bénéficiaient d’avantages leur permettant d’être informées, de négocier ou de participer à des élections y compris dans des entreprises et des secteurs ou elles n’avaient aucune présence. Désormais, ces centrales syndicales « toutes-puissantes » doivent prouver cette représentativité pour obtenir ces mêmes avantages. C’est d’ailleurs la raison de ce scrutin dans les TPE : ces élections n’ont pas d’autre but que de mesurer l’audience des syndicats dans l’ensemble des secteurs professionnels des entreprises de moins de 11 salariés.

Ce type d’élection étant les premières pour l’ensemble des organisations, la direction de la CGT ne peut pas se permettre que de nouvelles structures syndicales crédibles apparaissent sur la scène qui leur est réservée et risquer de perdre ce qui peut représenter plusieurs centaines voire milliers de voix. De plus elle connaît bien les exemples de ce qui se passe déjà ailleurs comme en Guadeloupe avec notre syndicat-frère UGTG, ou bien en Corse, avec le STC, ou au Pays basque, avec LAB. Ces organisations prouvent chaque jour qu‘en se battant pour l’autodétermination d’un peuple et pour la libération sociale des travailleurs, et en connaissant la réalité socio-économique de nos pays, elles sont les mieux armées dans nos luttes. Elles sont mieux armées car elles ne reposent pas sur une direction centralisée et coupée de la réalité qui prône comme seule méthode de lutte la compromission dans un faux dialogue social avec le gouvernement et le patronat.

SLB fait partie de ces organisations de lutte. Et ces élections seront donc un moyen pour nous, un moyen pour montrer quelle organisation nous sommes et l’ensemble de nos objectifs, et un moyen pour faire progresser la défense des travailleurs et la lutte pour nos intérêts collectifs.

Pourquoi nous attaque-t-on ?

Les objectifs de SLB sont clairs et affichés, et trouvent chaque fois plus de soutien et d’adhésion. Notre profession de foi pour ces élections les présente en détail pour les très petites entreprises. Cette profession de foi, texte qui officialise notre participation à ces élections a fait l’objet, lors d’une réunion de la commission électorale en charge du scrutin, d’un vote visant à valider notre candidature et en particulier le respect des valeurs dites républicaines. Quatre organisations syndicales l’ont approuvée. CGT, CFDT et CFTC se sont abstenues en menaçant d’une éventuelle contestation ultérieure.

Et c’est donc la CGT qui a mis ses menaces à exécutions. La procédure de contestation, prévue par le code du travail, est légale et la direction de la CGT utilisera cet argument de légalité pour justifier son attitude. Mais c’est un droit et non une obligation. Il est donc important de regarder quels arguments utilise la CGT, afin de nous invalider.

Démocratie et Autodétermination

On conteste SLB sur plusieurs points concernant nos statuts. On nous reproche pêle-mêle d’être pour la «  démocratie et l’autodétermination », pour la «  normalisation de l’utilisation du breton et du gallo » tant à l’intérieur, qu’à l’extérieur de notre syndicat, de mener un combat antifasciste et un combat écologiste…

Passée la première question qui nous soit venue, de comprendre comment peut-on nous reprocher d’avoir inscrit dans nos statuts nos objectifs de démocratie, ou encore nos principes écologistes, nous nous sommes attardés sur les autres points cités par la CGT.

La centrale nous reproche d’abord que notre combat pour l’autodétermination soit un combat politique, nous disqualifiant ainsi en tant que syndicat. Cet argument, hypocrite, ne tient pas une seule seconde. Notre nature, de syndicat de lutte de Bretagne, nous pousse à mener des analyses sur la situation sociale et politico-économique de notre pays. Ces analyses, nous permettent ensuite d’agir le plus efficacement possible dans la défense des intérêts collectifs des travailleurs. De plus le combat pour l’autodétermination des peuples a toujours été un principe fondamental du mouvement ouvrier, oublié depuis bien longtemps par la CGT. L’autodétermination fait partie de nos principes, tirés de ces analyses.

Les langues de Bretagne

La CGT nous a contesté également sur notre combat pour les langues de Bretagne. Nos statuts précisent que « La normalisation du breton et du gallo, en Bretagne et dans le cadre des activités de l’Union syndicale est un des objectifs de SLB, tout en prenant en compte la diversité linguistique qui existe au sein de la classe laborieuse de Bretagne.  ». Ce combat se reflète dans notre fonctionnement, par l’utilisation du bilinguisme breton-français entre autre. Il se reflète aussi par notre lutte pour les intérêts des travailleurs en langue bretonne, dans les secteurs de la formation, de l’éducation, de l’information, etc… Nous défendons ainsi cet outil de travail et d’émancipation que sont les établissements Diwan, dans lesquels nous nous sommes créés. C’est pour cette raison que nous avons participé à la lutte en faveur des travailleurs et de l’école Diwan de Louannec en septembre dernier.

Et la CGT qui déclarait soutenir cette lutte, soutenir un outil de développement de la langue bretonne, qui signait notre appel commun, nous attaque pour ces mêmes raisons, prétextant

que la langue de la république française, la seule, l’unique, est le français… et attaquant toute organisation susceptible d’utiliser une langue « minorisée ».

Antifascisme

La CGT, parce qu’elle manque d’arguments, utilise donc contre nous, le jurys-prudence d’un procès qui avait vu condamner un syndicat fasciste, le « Front national de la police ». Tout en nous reprochant de mener un combat antifasciste, ils veulent faire croire que nous sommes une organisation raciste ou xénophobe ! Pourtant, et ils le savent, nous plaçons notre lutte syndicale dans la perspective du combat contre toute forme de discrimination, toute forme de division de la classe ouvrière, qu’elles soient racistes, sexistes, homophobes, etc… Oui nous combattons par tous les moyens l’idéologie fasciste ! Et non, nous ne sommes pas racistes. Ce n’est pas SLB qui a expulsé des centaines de travailleurs sans- papiers de la Bourse du travail à Paris le 25 juin 2009, mais bien le service d’ordre de la CGT, armé de bâtons et bombes de gaz lacrymogène en main, sous prétexte qu’il « ne comprenaient rien » et qu’ils « gênaient le travail du syndicat » !

Pour l’unité syndicale à la base !

Par ce communiqué, nous informons les travailleurs et travailleuses de Bretagne sur les raisons de cette attaque judiciaire qui attise la division de la classe ouvrière organisée par les directions de ces syndicats. SLB continuera à défendre, dans l’intérêt de l’ensemble des travailleurs et travailleuses de Bretagne, ses valeurs et objectifs attaqués aujourd’hui, que sont la démocratie, l’autodétermination du peuple breton et sa libération sociale. Nous ne sommes pas et ne serons jamais de ces syndicats qui trahissent tous les jours les intérêts des travailleurs par leur passivité complice, leur « service minimum » syndical, voire leur collaboration active. Et nous continuerons à avancer ces principes et objectifs dans toutes nos luttes aux côtés de ceux et celles de notre classe qui agissent à la base, peu importe leur syndicat.

Nous invitons chacun et chacune à en tirer les conséquences lors des prochaines échéances électorales en votant et faisant voter pour l’union syndicale SLB.

Pour lutter, vivre et travailler au pays !

SLB le 27 novembre 2012

CGT kondaonet goude bezañ taget SLB evit mirout

ouzhimp da vezañ war ar renk evit an dilennadegoù en EBT

Trec’h omp el lezvarn, kondaonet eo bet ar CGT d’ar gwener 23 a viz Du 2012 gant lezvarn Roazhon da baeiañ 800 euro deomp. Setu ma vimp war ar renk evit an dilennadegoù en EBT ( Embregerezhioù Bihan Tre)

D’ar 15 a viz Gwengolo diwezhañ izili SLB ha CGT Diwan a c’halve da vont asambles da harpañ Skol Diwan Louaneg ha da gas a-gevred un oberenn sindikad unvan , evel ma c’hoarvez ingal e-doug hon stourmoù. Da heul en deus klasket ar CGT da virout ouzhimp da vont war ar renk evit an dilennadegoù en Embregerezhioù Bihan Tre a vo dalc’het adalek an 28 a viz Du betek an 12 a viz Kerzu .

Arabat eo c’hwitañ war an dilennadegoù en embregerezhioù bihan tre.

11 vloaz goude bezañ bet krouet ec’h em ginnig SLB evit mouezhiadegoù micherel war ur dachenn ledan, kar e c’hello 220 000 goprad kemer perzh enno e Breizh melestradurel.

Kement-mañ a seblant chalus d’ar CGT. En gwirionez eo bet cheñchet kod al labour e 2008, da geñver reolennoù perzhioù dileuriañ ar sindikadoù.

Betek bremañ ar sindikadoù bras a veze graet anezho aozadurioù dileuriañ dre wir , ha dre se o devoa ar gwir da vezañ kelaouet , da varc’hatañ pe da gemer perzh e dilennadegoù ha kement se en embregerezhioù e-lec’h n’o devoa tamm gwirvoud ebet ivez.

Diwar vremañ , ar sindikadoù bras “hollc’halloudus” a zo ret dezho prouiñ e c’hellont bezañ lakaet da aozadurioù dileuriañ evit derc’hel gant ar spletoù-se.

Abalamour d’an dra-se eo e vo deus ar votadeg en embregerezhioù bihan tre : muzuliañ pouez ha levezon an holl sindikadoù en holl vicherioù evit an embregerezhioù gant nebeutoc’h a 11 goprad, sed aze o fal nemetañ.

Dre ma zo deus an dilennadegoù-se evit ar wezh kentañ evit an hollaozadurioù, ne c’hell ket renerezh ar CGT asantiñ e vije eus sindikadoù nevez war un dachenn a oa dezho hepken ha koll evel-se miliadoù a vouezhioù.

Gouzout a ouzont ervat penaos e tremen an traoù gant ar sindikadoù o dez liammoù gant SLB evel e Gwadloup gant an UGTG, e Korsika gant ar STC, pe e bro Euskal gant LAB. An aozadurioù-se a ziskouez bemdez e vezont ar re greñvañ dre ma stourmont evit gwir o fobloù d’en em dermeniñ ha dieubidigezh sokial al labourerien, ha kement-mañ en ur gemer e kont gwirvoud sokio-ekonomikel o bro.

Efedusoc’h e vezont kar ne vezont ket rennet en ur mod kreizennet ha troc’het diouzh ar gwirvoud ha ne ginnigont ket evel doare stourm nemetañ marc’hatañ gant ar gouarnamant hag ar batroned.

SLB zo perzh eus an aozadurioù stourm-se. Hag an dilennadegoù a seblant deomp bezañ un doare da ziskouez peseurt aozadur zo ac’hanomp, ha peseurt mod eo ret ober evit kas war-raok stourm al labourerien hag hon interestoù stroll.

Abalamour da betra omp taget ?

Palioù SLB zo sklaer hag embannet divezh, ha bemdez e tapont skoazell ha izili nevez.Hor pleg-dibleg evit an dilennadegoù en embregerezhioù bihan tre a ginnig anezho dre ar munud.

Ar pleg-dibleg se, a zo anezhañ un destenn a embann en doare ofisiel e kemeromp perzh er votadeg-se, zo bet kadarnaet da vare un emvod deus ar bodad-mouezhiañ e karg eus ar votadeg . Kadarnaet eo bet hag embannet eo bet sklaer e toujemp eus reolennoù ar republik gall.Pevar sindikad oa doa votet a-du ganeomp . CGT, CFTC, CFDT zo chomet hep mouezhiañ en ur embann e faotje dezhe kas ac’hanomp marteze dirak al lezvarn da c’houde.

Ar CGT an hini eo a zo aet betek penn. Hervez kod al labour o deus ar gwir da glask mirout ouzhimp da vont war ar renk, ha reizhabeget eo dre-se emzalc’h ar CGT. Ur gwir an hini eo ha n’eo ket ur redi. Setu mard eo pouezus sellet a-dost peseurt arguzennoù zo implijet gant ar CGT evit tagañ ac’hanomp.

Demokratelezh ha gwir d’en em dermeniñ

Taget e vez SLB war meur a boent da geñver hor statudoù. Mesk ha mesk e vez rebechet deomp sevel a-du gant an “Demokratelezh hag ar gwir d’en em dermeniñ”, bezañ kontant evit “normalizañ plas ar brezhoneg hag ar galloeg” en diavaez hag e diabarzh hor sindikad ha da gemer perzh er stourmoù enep d’ar faskouriezh hag evit an ekologiezh.

Ar CGT a rebech ouzhimp hor stourm evit ar gwir d’en em dermeniñ a vije ur stourm politikel, evit prouiñ n’eus ket ur sindikad ac’hanomp. N’hall derc’hel e-pad pell seurt arguzennoù pilpous.

Hon identelezh a sindikad a stourm e Breizh a laka ac’hanomp da zielefennañ emdroadur sokial hag armezhel hor bro. An dielfennadurioù-se a sikour ac’hanomp da vezañ efedusoc’h war an dachenn evit difenn interestoù stroll al labourerien.

A-viskoazh eo bet ar stourm evit gwir ar pobloù d’en em dermeniñ un diaz eus emsav ar vicherourien, ankouaet abaoe pell zo gant ar CGT. Ar pezh n’hon eus ket disoñjet ni.

Yezhoù Breizh

Ar CGT a glask rebech ouzhimp hor stourm evit yezhoù Breizh. Hor statudoù a embann : “Normalizadur plas ar brezhoneg hag ar gallo e Breizh hag e-doug obererezhioù hor unvanniezh sindikad zo unan eus palioù SLB, en ur gemer e kont al liesseurted yezhel a zo e-touesk renkad al labourerien”. Ar stourm se zo lakaet e pleustr en hor mont endro dre implij an divyezhegezh brezhoneg-galleg. Gwelet e vez ivez dre interest al labourerien evit ar brezhoneg war dachenn ar stummañ, an deskadurezh, ar c’helaouiñ…

Difenn a reomp ar benveg labour zo eus ar skolioù Diwan e-lec’h m’eo krouet hor sindikad. Setu m’hor boa kemeret perzh e stourm Skol Louaneg e miz Gwengolo.

Ar CGT a embanne souten ar stourm-se , hini ur benveg diorren evit ar brezhoneg , hag en doa sinet ur galv boutin, hag a dag ac’hanomp bremañ peogwir ez eo ar galleg ar yezh ofisiel nemeti !

Stourm a-enep d’ar faskouriezh.

Dre ma vank arguzennou d’ar CGT e klask tennañ gounid eus ur varnadenn a oa bet a-enep d’ur sindikad faskour “Front national de la police ». Rebechet e vez ouzhimp bezañ a-enep d’ar faskouriezh hag e klaskont lakaat ac’hanomp da dremen evit un aozadur gouennelour hag estrengas. Gouzout a ouvezont e stourmomp evel sindikad kontrol d’an holl droukdiforc’hioù , ha kement tra a rann renkad al labourerien evit arguzennoù gouennelour, reizhour, a-enep d’an heñvelreizhidi…Anat eo e enebimp e holl doareoù d’an ideologiezh faskour.Ha ne c’heller ket ober gouennelourien ac’hanomp.

N’eo ket izili SLB a oa bet o skarzhañ kantadoù a labourerien dibaper e sez ar CGT e Pariz d’ar 25 a viz Even 2009 , servij urzh ar CGT ne lâromp ket, aet e oant d’en ober gant bazhioù ha bombezennoù lakrimojen.

Evit an unvaniezh diazez etre al labourerien !

Dre ar gemmenadenn-se e kelaouomp labourerien ar vro diwar-benn abegoù an dagadenn lezennel na ra nemet rannañ renkad al labourerien dre c’hoant pennoù bras sindikadoù zo.

Derchel a ray SLB da zifenn e sav-poent hag e balioù evit brasañ mad holl labourerien Breizh, da lâret eo : an demokratelezh, gwir pobl Breizh d’en em dermeniñ heg he dieubidigezh sokial. Evit an abegoù-se omp bet taget. N’omp ket ha ne vimp ket biken perzh deus ar sindikadoù ne reont netra pe nebeud tre, pa ne genlabouront ket hag a vez o trubardiñ interestoù al labourerien bemdez.

Kenderc’hel a refomp da gas hon mennozhioù ha palioù war-raok , en ur chom skoaz-ouzh-skoaz gant al labourerien diazez , ne vern eus peseurt sindikad.

Pedet oc’h d’ober ho soñj diwar tout se , dreist-holl kentañ tro ‘vo ret deoc’h mont da votiñ. Roit ho mouezh da SLB ha lakait da vouezhiañ evit hon unvaniezh !

Evit stourm, bevañ ha labourat e Breizh !

SLB d’ar 27 a viz Du 2012

 

 

 

SOURCE / RENNES INFO

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