Bretagne : hécatombe de sangliers, algues vertes et manipulations

Publié le par dan29000

 

marées vertes tuent aussiAlgues vertes en Bretagne ou l'art de manipuler les gens

 

Le problème est ancien et bien connu.

 

En raison d'une utilisation massive d'engrais contenant des nitrates (composés azotés) à la fois pour son agriculture et d'un abandon massif de lisier provenant d'élevages intensifs de porcs, depuis des décennies, la Bretagne se retrouve avec un problème : des quantités beaucoup trop élevées et dangereuses de nitrates se retrouvent dans l'eau des nappes phréatiques et dans les rivières.

 

Danger des nitrates dans l'eau de boisson

 

Pour les humains, la dangerosité des nitrates, et nitrites, dans l'eau de boisson est bien connue depuis très longtemps.

 

Il y a très longtemps que les Bretons n'utilisent plus que de l'eau en bouteille pour préparer les biberons des bébés. Ils savent que les nitrates de l'eau provoquent une modification de l'hémoglobine (transporteur d'oxygène du sang) pouvant conduire à la mort des bébés par « intoxication méthémoglobinémique » voir  ICI.  Et il en est de même pour les femmes enceintes et les mères allaitantes.

 

Danger des nitrates sur les plages

 

C'est par un mécanisme très bien connu, et depuis longtemps, voir  ICI, qu'il existe aussi une véritable bombe à retardement sur certaines plages de Bretagne.

 

Les nitrates provenant de l'agriculture et des élevages se retrouvent dans la mer où ils sont récupérés naturellement par les algues sous l'influence de la photosynthèse.

 

Se reproduisant à outrance, des quantités énormes d'algues sont déposées sur les plages où elles s'accumulent en tas et se décomposent.

 

Sous ces tas d'algues qui pourrissent est produit un gaz bien connu : l'hydrogène sulfuré (H2S). C'est lui qui donne cette odeur très désagréable aux œufs pourris et aux boules puantes des fêtes de famille ! C'est d'ailleurs, sans doute, cette odeur caractéristique qui a attiré les sangliers, animaux qui ont un flair très développé !

 

Prisonnier des monceaux d'algues, H2S s'accumule en masse. Celui qui a le malheur de fouiller ces tas peut se retrouver à respirer une grande quantité de H2S : c'est la mort assurée en quelques minutes car ce gaz remplace l'oxygène que nous respirons.

 

Connaissances et mensonges

 

Aujourd'hui, la toxicité des nitrates dans l'eau de boisson n'est pas contestée.

« On » a botté en touche en recommandant l'utilisation d'eau en bouteille !

 

Pour ce qui est de la toxicité des dérivés de ces nitrates, sous la forme du H2S produit par les algues qui se multiplient puis pourrissent sur les plages, nous n'en sommes même pas là !

 

Depuis des années, les puissants lobbies agricoles et des éleveurs parviennent à entretenir le doute avec l'aide et la complicité de l’État.

 

Tout se passe comme si l'évidente relation entre les nitrates et la toxicité des algues restait à prouver. Partout on emploie encore le conditionnel : « Le décès de dizaines de sangliers SERAIT dû aux algues vertes » !

 

On oublie que des autopsies ont démontré la présence d’œdèmes pulmonaires caractéristiques de l'intoxication au H2S chez des victimes et dans le passé.

 

On oublie que des scientifiques ont procédé à des dosages du H2S et les ont trouvé à des quantités importantes.

 

On nie la réalité, on ment, on dissimule. La préfecture a même été jusqu'à refuser de nouveaux dosages, se retranchant sur la présence de "vase dans le groin des sangliers morts" pour expliquer les décès !

 

Pour dire qu'il fait quelque chose, l’État recrute des tracteurs et ramasse les algues : une façon assez hypocrite pour dire que l'origine du mal ne concerne que les algues !

 

Des dizaines d'animaux divers ont déjà succombé. Plusieurs cas de décès humains ont eu lieu et ont été habilement attribués à d'autres causes.

 

Pendant combien de temps cette politique du mensonge et de l'hypocrisie va-t-elle encore durer ?

On a le sentiment que dans cette histoire, d'une certaine manière, on reproduit le scénario du Médiator, non ?

 

Publié dans musiques

Commenter cet article