Bretagne : Penmarc'h, l'autre Grenelle de la mer

Publié le par dan29000

 

 

 

 

 

Le modèle productiviste tant au niveau de l’agriculture qu’au niveau de la pêche nous entraîne droit dans le mur (pollutions des eaux de surface, nappes phréatiques, mers et océans, marées vertes, bleues, noires, pillage de la ressource halieutique, disparition des petits paysans et pêcheurs …). Non seulement, ses serviteurs zélés, tenants du capitalisme et du libéralisme le plus sauvage ne tirent aucune leçon des crises actuelles et passées, mais ils poursuivent leur entreprise de recherche effrénée du profit en sacrifiant sans vergogne les territoires et les femmes et les hommes qui y travaillent et y vivent. 

 

 

La pêche mondiale est en pleine restructuration. L’Europe et les gouvernements complices privilégient la pêche industrielle ravageuse, au détriment de la pêche artisanale. Ils ont programmé la disparition de cette pêche artisanale.

 

 

Depuis des années 1980 : disparition ou faillites d’armements, plans de casse, disparition en grand nombre d’emplois de pêcheurs mais aussi d’emplois induits : construction et réparation navale, transformation du poisson (1 emploi en mer correspond à 4 emplois à terre).

 

 

Qui se soucie de la disparition de la pêche artisanale sur nos côtes et de la situation de marins de la pêche hauturière qui partent quinze jours en mer pour un salaire parfois inférieur à 100 €.

 

 

Qui se soucie des pécheurs abandonnés par le pouvoir qui claironne son opposition à la politique des quotas à Boulogne et envoie son sbire de la pêche négocier comme un marchand de tapis l’augmentation des prises extra-européennes contre des contrats gaziers. Qui se soucie de l’importation massive de ces produits issus de la pêche industrielle ou de l’aquaculture intensive, avec la complicité de la grande distribution française, importations bien moins chères, qui rendent impossibles la vente des produits locaux, gaspillés et rejetés à la mer.

 

 

 

Crise de la conserverie : depuis l’ouverture des marchés et frontières, les conserveries ont les unes après les autres disparues ou rachetées par des grands groupes agro-industriels ou des fonds de pension et délocalisées, après pillage du savoir faire, brisant sans contreparties le tissu industriel de petites et moyennes villes côtières, ne laissant les souvenirs du grand métier et la tradition ouvrière qui en découlait qu’aux rayons des écomusées que visitent les touristes et les enfants de nos écoles. Ces crises n’ont pas été catastrophiques pour tous, les lobbys touristiques se sont emparés des petits ports pour en faire des lieux de riche villégiature.

 

 

 

D’un autre côté, la défense nationale, par sa main mise sur les territoires bretons, empêche tout développement industriel en monopolisant les équipements portuaires, alors qu’elle se désengage, laissant derrière elle friches et suppressions de postes, cortège de licenciements dans la sous-traitance et désert économique dans une région sinistrée. L’état, la marine nationale ont une dette envers la Bretagne. Ils ne laissent que des ruines industrielles, sans reconversion alors que les possibilités d’investissement dans une industrie écologiquement responsable et les compétences existent : construction et déconstruction navale, développement des énergies renouvelables liées à la mer…

 

 

Les pêcheurs artisans du monde entier subissent ces mêmes criminelles décisions du capitalisme le plus cynique. Les nations se désintéressent totalement des drames des populations littorales, du moment qu’elles peuvent pomper avidement les derniers profits et piller les mers du globe.

 

 

Urgence écologique, économique et sociale !

 

 

 

Voici plus d'un an que le gouvernement avait, en grande pompe, après des simulacres de concertation, édité le document du "Grenelle de la mer".

Nous attendons toujours les mesures qui devaient voir le jour à l'issue de cette parution. Vent ! Esbroufe !

 

Nous vous attendons le 30 octobre, à partir de 10 heures, salle Cap Caval, à Penmarc'h, pour débattre et construire ensemble "l'Autre Grenelle de la mer" , lui bâti sur les réalités de l'urgence économique, sociale et écologique.

 

Trois grandes thématiques seront abordées autour de personnalités politiques, syndicales ou associatives reconnues pour leurs compétences, leurs engagements et leurs combats qui éclaireront et animeront les débats.

 

- le matin : 1/- La mer et l'industrie (énergie, construction et déconstruction

navale, agro-alimentaire, tourisme...)

- l'après-midi : 2/- La mer, biodiversité fragile, l'eau, zones humides, marées vertes...

3/- La pêche : quel avenir pour le métier ?

 

Hormis ces forums débats, nous invitons les associations locales qui agissent dans le cadre de la protection de l’environnement maritime qui tiendront des stands d’exposition présentant leurs actions et interventions.

 

La série de débats se conclura par des interventions laissées à un orateur du NPA ainsi qu’à des personnalités politiques que nous souhaitons d’audience nationale ou internationale. Lors de ce meeting, la parole sera également donnée à l’association des familles des victimes du naufrage du « Bugaled Breizh »

 

Chaque débat fera l’objet de prises de notes et de relevés de conclusions avec expression de revendications et de propositions. Une plaquette ou document qui servira de texte cadre ou fondateur de décisions sera édité à l’issue de cette journée. Ce document s’appellera: "Les actes de Penmarc'h ".

 

Nous souhaitons élaborer ce document de façon unitaire avec les organisations politiques de gauche, les syndicats, les associations, les citoyennes et citoyens intéressés par ces problématiques. Nous désirons cette élaboration unitaire afin de constituer une force capable de porter ces revendications et propositions au niveau des institutions européennes, nationales et régionales.

 

Cette journée s’achèvera par une partie musicale.

 

Deux artistes ou groupes sont programmés :

 

Marie Aline Lagadic : Chants des sardinières (Chants des ouvrières bretonnes du début du siècle)

 HK et les Saltinbanks

Afin de pouvoir prévoir l’hébergement des personnes intéressées par cette manifestation, il est important de prendre contact à l’adresse suivante : le-pape.masson@orange.fr

 

 

PS : Pour les personnes qui viennent en avion : Quimper Pluguffan, par le rail Quimper.

Signalez votre heure d’arrivée, nous organiserons une navette jusqu’à Penmarc’h.

Par la route : Quimper, Pont l’Abbé, Penmarc’h. La salle Cap Caval sera fléchée à partir de Penmarc’h

 

Source : NPA Ouest Bretagne 

Publié dans environnement

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