Bretagne : S-eau-S, reprendre la compétence eau

Publié le par dan29000

Reprendre la compétence eau en Bretagne, c’est possible tout de suite dans les villes et les communes

Face aux algues vertes et à la pollution par les nitrates et les pesticides, l’attribution à la Région Bretagne de la "compétence eau" a été un des thèmes majeurs de la campagne de la nouvelle majorité régionale comme elle avait été revendiquée par l’ancienne majorité de droite avant 2004.


En cette journée mondiale de l’eau 2010, l’association S-eau-S qui agit pour la protection de l’eau dans l’environnement et le retour à la gestion publique de l’eau, s’adresse aux élues et élus des municipalités bretonnes pour les inviter à reprendre la totalité de cette compétence partout où elle est confiée au privé.


Les communes bretonnes qui ont conservé la gestion publique de l’eau témoignent de leur capacité à gérer efficacement leur service et à facturer l’eau à un prix inférieur de 20% à 30% à celui des villes où l’eau est gérée par le privé. C’est le cas, par exemple, à Lannion ville gérée par la gauche, comme à Vannes gérée par la droite.


C’est à la lumière de tels exemples que l’association S-eau-S demande aux municipalités, dont le contrat avec le privé arrive à échéance cette année et dans les années à venir, à reprendre la gestion de l’eau sous forme de régie publique.


Pour en revenir à la Région, le premier objectif que devraient se fixer les élues et élus régionaux devrait être d’agir pour que la Bretagne ne soit plus en France la région où, non seulement l’eau est la plus polluée, mais encore celle où elle est la plus chère.


Cela passe par leur volonté d’agir dans leurs villes et communes pour un retour à la gestion publique partout où les contrats sont renégociés ainsi que par la mise en place, au niveau régional, d’un système d’aide technique aux communes souhaitant s’engager dans ce processus.


La journée mondiale de l’eau est aussi une occasion de rappeler que l’eau, qui manque tant à certaine régions de la Planète, doit être considérée comme un droit vital garanti par la collectivité humaine et non comme une marchandise source de bénéfices pour les actionnaires des multinationales, essentiellement françaises, de l’eau.


Rendre à l’eau son caractère collectif, cela commence d’abord chez nous.


Gérard Borvon, Président de S-eau-S

Publié dans environnement

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