Campagne internationale pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah

Publié le par dan29000

abdallah--50--.pngvendredi 24 septembre 2010 (heure non définie) Lieu :Ivry-sur-Seine
librairie Envie de lire  16, rue Gabriel Péri  Ivry-sur-Seine (94) Métro Mairie-d'Ivry

Réunion-débat : « Les 40 ans de Septembre Noir » 

Source : communiqué ci-dessous
Campagne internationale pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah
Qui est Georges Ibrahim Abdallah

Georges Ibrahim Abdallah est un militant communiste arabequi, au sein de son organisation, les Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL), a lutté avec acharnement contre les criminels impérialistes et leurs alliés sionistes.

Il a grandi auLiban à une époque où les luttes de libération des peuples s'intensifiaient au Moyen-Orient en relation avec la lutte du peuple palestinien.

Combattant révolutionnaire pro-palestinien, il s'engage dès la fin des années soixante dans la résistance palestinienne et libanaise contre la colonisation et l'occupation sionistes.

Arrêté à Lyon le 24 octobre 1984, il est condamné à la réclusion à perpétuité pour complicité dans l'exécution d'un responsable des services secrets israéliens et d'un attaché militaire états-unien.

En 2009, Georges Abdallah s'est vu confirmer en appel le rejet d'une septième demande de libération conditionnelle. Et début 2010, la justice continue à s'acharner en le poursuivant pour refus de prélèvement d'ADN.

Georges Ibrahim Abdallah, fidèle à ses engagements, n'a jamais rien renié de son combat solidaire avec les peuples en lutte contre l'impérialisme et le sionisme, et pour la libération totale de la Palestine.

Et c'est pour cela que la justice française, aux ordres d'un gouvernement soucieux de préserver les intérêts impérialistes français au Moyen-Orient, le maintient en prison depuis 26 ans.

Sa peine de sûreté étant accomplie, il est libérable depuis 1999 !
Une campagne internationale

Une campagne internationale pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah a été lancée le 29 avril 2010 à Beyrouth par une conférence rassemblant plus de 200 personnalités représentant des forces politiques libanaises proches de la résistance et en présence de militants et de personnalités françaises.

Ont été lus à cette occasion des messages de soutien de Marwan Barghouti, dirigeant du Fatah, et de Ahmad Sa'adat, secrétaire général du FPLP, tous deux emprisonnés par l'État d'Israël.

Une déclaration a été proclamée à l'issue de cette conférence, dans laquelle les participants ont dénoncé le caractère arbitraire du maintien en détention de Georges Abdallah, soulignant une décision essentiellement politique de l'État français. Ils ont également dénoncé la négligence intentionnelle des gouvernements libanais successifs qui, sous la pression de la France, ont refusé de s'intéresser au sort de Georges Abdallah. Ils ont appelé toutes les organisations politiques, syndicales et associatives à prendre part à cette campagne.

Un rassemblement s'est tenu le lendemain devant l'ambassade de France à Beyrouth.

Dans le cadre de cette campagne, le 2 juillet 2010, des rassemblements ont eu lieu devant le ministère de la Justice à Paris et à Beyrouth.
Prochaines initiatives :

- 10, 11 et 12 septembre 2010 : point de rencontre au Village du Monde, Fête de l'Humanité, La Courneuve.

- 24 septembre 2010 : réunion-débat : « Les 40 ans de Septembre Noir », librairie « Envie de Lire », 16 rue Gabriel Péri, 94200 Ivry sur Seine.

- 23 octobre 2010 : rassemblement devant la prison de Lannemezan (Pyrénées atlantiques) pour manifester notre solidarité avec Georges Abdallah qui entrera le 24 octobre 2010 dans sa 27eannée de détention.

(Contact : liberonsgeorges@no-log.org)

Georges Ibrahim Abdallah doit être libéré sans conditions. Cette campagne doit s'élargir à toutes les organisations, les syndicats et les associations politiques et culturelles pour lesquels la mobilisation solidaire est une arme indispensable dans les luttes des peuples palestinien et libanais.

Premiers signataires : CLGIA, CouppourCoup31, MSRPP, NPA, OCML-VP, …

 

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Intervention de Georges Abdallah à la Conférence de Beyrouth, 29 avril 2010

Chers amis, camarades, frères et sœurs, les murs honnis et les mesures prises à mon encontre m'empêchent d'être en liaison directe avec vous, mais les hommages à la fermeté derrière les barreaux arrivent toujours aux résistants, quelles que soient les conditions difficiles, et quelles que soient les distances.

Mes hommages les plus chaleureux et mes sincères remerciements à votre mouvement solidaire. Votre rencontre aujourd'hui me fait chaud au cœur et me donne confiance dans l'inéluctabilité de la victoire. Restons en rang uni derrière le fusil de la résistance, face à tous ceux qui mettent en doute sa légitimité. Vous savez tous que le but direct des forces impérialistes, d'Israël et de leurs collaborateurs dans la région est précisément le fusil de la résistance, la décision de résister et de respecter sa légitimité, mais aussi tout ce qui met en avant le rôle créatif de l'unité des masses et de leurs avant-gardes combattantes. Vous savez et vous voyez que celui qui vise le fusil de la résistance vise aussi, en même temps, l'unité du mouvement des masses. Ceci est clair au Liban, en Palestine et en Irak. Le fusil de la résistance a fermement tenu, au Liban, il a libéré la terre et a recouvré la souveraineté. Quelle fut l'attitude des impérialistes ? Elle a été et est toujours de fomenter des troubles et des complots contre la résistance et les hommes de la résistance. La seule réponse, consiste à activer le mouvement des masses, en mettant en avant leurs revendications, et à s'accrocher au fusil de la résistance et à la décision de résister. La riposte naturelle consiste à affirmer encore plus l'unité du sort qui lie les Libanais aux Palestiniens. Ce qui se déroule aujourd'hui en Palestine, la colonisation, la répression, les préparatifs à une autre Nakba, ne concerne pas le peuple palestinien seul, mais nous concerne tous, non seulement par solidarité fraternelle, mais parce que la confrontation qui se prépare définira l'avenir de toutes les entités de la région, le Liban étant l'une d'elles. Ceux qui pensent pouvoir vivre en sécurité et s'épanouir sur les ruines du peuple palestinien, vivent dans l'illusion. Ceux qui pensent que l'insistance de Netanyahu, Lieberman et leurs semblables sur la judéité d'Israël n'est qu'un mot d'ordre insignifiant, vivent dans l'illusion. La réponse naturelle et nécessaire aujourd'hui consiste à s'accrocher pour imposer, par tous les moyens, le droit au retour, base et fondement de la question palestinienne, s'accrocher à l'unité du peuple palestinien et réclamer aux forces responsables de mettre fin à l'état de division catastrophique entre la Cisjordanie et la bande de Gaza. 

Pouvons-nous, dans ces conditions, ne pas prendre en compte la position de la Turquie, qui affirme actuellement sa solidarité avec notre cause première, alors qu'elle était un des piliers de l'Etat sioniste dans la région ? Pouvons-nous négliger l'importance de l'alliance syro-iranienne pour faire face à l'impérialisme ? Au moment où les forces impérialistes, soutenues par les forces de la réaction dans la région, profitent de toute occasion pour se ruer sur nos peuples.

La fermeté des révolutionnaires est la condition existentielle pour rassembler autour d'eux une solidarité révolutionnaire, et surtout une condition vitale pour la solidarité avec eux-mêmes, en tant que militants prisonniers. Aujourd'hui, les convictions anti-impérialistes et anti-capitalistes sont devenues des accusations suffisantes, et des preuves criminelles, devant les tribunaux européens, notamment lorsqu'elles sont celles des militants du Moyen-Orient. Après avoir été condamnés aux peines les plus lourdes, les militants révolutionnaires sont détenus toute leur vie tant qu'ils ne se repentent pas ou ne s'agenouillent pas. Il ne s'agit pas seulement d'un fanatisme ou d'une vengeance de la part de ceux qui sont responsables de l'appareil de l'Etat, mais ces pratiques sont également le résultat de la logique générale d'une justice qui est au service du système impérialiste actuellement en crise. Le mot d'ordre de la bourgeoisie actuelle, c'est la soumission volontaire et le regret, pour obtenir la liberté. Ce mot d'ordre ne fait que dévoiler la prostitution de la justice bourgeoise. En cette période de crise, je suis de plus en plus certain que cette justice n'est en fait composée que de mesures administratives soumises, en fin de compte, au rapport de forces entre les forces de la révolution solidaires des révolutionnaires emprisonnés d'une part, et les forces de la réaction voulant les garder en prison et les soumettre à toutes formes de chantage, de l'autre.

A bas les projets impérialistes et leurs valets dans la région, et la victoire aux masses résistantes de notre peuple. Hommage et gloire à tous nos martyrs. Ensemble vers la victoire.
Avec mes chaleureuses salutations.
Georges Abdallah.





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