Carrefour Lyon: Un cri de colère contre un crime raciste !

Publié le par dan29000

arton6931.pngAu Ca’rr’efou, on tue son nèg. Fraternité, mon cul… au secours !

mis en ligne lundi 4 janvier 2010 par rezonor

Antillais d’origine ( …on s’en fout, je ne le précise que pour contextualiser mon propos), je suis outré, dégoûté, révulsé par ce retour subreptice à l’antique pratique consistant, pour les maîtres d’aujourd’hui, à rendre la justice, comme la rendait ceux d’hier, dans un coin sombre de leurs "habitations" (les domiens apprécieront le sens exact du mot) où l’on mourrait beaucoup de n’être pas tou-blanc.

Le crime commis à Carrefour est un crime raciste. Évidemment !

Pour cette unique raison, les "festivités du bout de l’an" auraient du être marquées d’un crêpe, d’une pause, d’un signe… alors que… surtout pas, la fête à l’euro doit battre son plein à tout prix, quoiqu’il arrive parce qu’au fond, se pose, en filigrane, l’insoutenable question de savoir ce que vaut la vie d’un jeune antillais, certes français de plus longue date que les habitants de Lille ou de Quimperlé, mais marginal - forcément marginal pour tenter de chiper une cannette de bière… n’est-ce pas ? Plusieurs ? Alors là, là… l’humaniste s’incline, l’humanisme s’écroule.

Marginal et noir ! - Je ne vous fait pas un dessin.

Elle vaut rien sa vie - Rien ! Nibe. Que dalle !

Il n’est qu’un cri qui me vrille la tête : enculés de mercantils !

Il fut un temps où, en France, il se trouvait des écrivains pour s’insurger contre le fait qu’un juge envoya au bagne un homme pour le vol d’un pain. La bien-pensance (confortable puisque le bagne n’existe plus sous sa forme historique) en tire jusqu’aujourd’hui de juteux téléfilms.

Où dorment-ils donc ceux qui s’élèveront, peut-être, contre le fait hallucinant que des milices privées à la solde des maîtres des denrées, hic et nunc, commettent, hors contrôle et au mépris de la loi, un assassinat ?

Quelle plume acérée en tirera la matière d’une tribune, d’une diatribe, d’une phillipique, la substance d’une pétition capable de catalyser l’émotion populaire en manifestation de dignité humaine ?

La vie pour une bière ! Énorme. Monstrueuse loi, non écrite, d’un talion mercatique qui fait rimailler : boire une bière et mise en bière !

Que dire, que penser de cet insupportable directeur de Carrefour qui garantit, face caméra, au 20 heures, le "professionnalisme" de ses nervis.

Consternant, odieux, pornographique.

Mais… on doit le croire puisqu’il le dit. Ce faisant il endosse la co-responsabilité de ce que ses subordonnés ont commis, puisqu’il s’érige en juge de leur professionnalisme et partant de ses résultats qui sont les siens, comme ils sont ceux de sa hiérarchie qui le gratifie de s’assurer que ses tueurs cognent dur et, au-delà de sa personne d’employé modèle, ceux de l’enseigne, elle-même, dont les procédures aboutissent à l’assassinat des clients pour protéger la comptabilité des cannettes de bière !

Sommes-nous prêt à tolérer de Carrefour qu’il rouvre ainsi la porte du chenil où les maîtres, hier, savaient affamer scientifiquement leurs molosses pour que les chiens se régalassent de noirs mollets quand le rythme baissait dans la plantation, parce que la rentabilité du linéaire des boisons alcoolisées de tel ou tel hypermarché menacerait de baisser un peu ?

Redonner du sens au mot Fraternité ? Chiche grand Toubab ! Condamnez donc moralement - ce serait un début - le crime organisé de ceux qui planifie la tuerie des pauvres gens pour de l’argent.


Source : HNS-info 

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