Chasse aux sans-papiers : Bagnolet (PC) ou Rennes (PS) rien ne stoppe les mairies

Publié le par dan29000

dal [50%]

Nous vous avons parlé hier de la honteuse expulsion de squatteurs d'origine africaine et française et de sans-papiers d'un immeuble vétuste appartenant à la mairie communiste de Bagnolet (93). Cette mairie "de gauche" n'a pas hésité par un froid de -6° à mettre à la rue une soixantaine de personnes et,  mieux encore à faire détruire à coup de bulldozer l'immeuble en détruisant ainsi les biens des squatteurs.

C'est le même jour, mercredi, que la mairie de Rennes (PS) met à la rue, elle aussi, des demandeurs d'asile somaliens (voir le communiqué du DAL 35 ).

Ceci venant après l'évacuation par la police, sur demande du maire (UMP) du gymnase de Calais qui abritait provisoirement des sans-papiers à l'initiative de NO BORDER.

S'il est vrai que la gauche et la droite, ce n'est pas la même chose, en ce moment, sur ce sujet, on a vraiment du mal à différencier leurs pratiques misérables envers les plus défavorisés. Il est vrai que les réfugiés, les sans-papiers, les sans-logis ne votent pas...

Alors il faut le savoir, pour les animaux il existe des dates d'ouverture et de fermeture de la chasse, pas pour les "sans", même par grand froid et même dans les mairies "de gauche". Cela rend un peu dérisoire les grandes déclarations des leaders bavards de la gauche qui se scandalisent, parfois, de l'action de Besson, chasseur en chef.

Heureusement, dans la France, des "droits de l'homme" existe les réseaux militants du DAL, de RESF ou de la CIMADE ou de NO BORDER afin de réduire un peu les ambitions des chasseurs des plus démunis d'entre nous.

Dans cet hiver français qui sent de plus en plus Vichy, l'odeur de moisi de l'Etat et de la gauche libérale intégrée nous incite toujours plus à lutter et à désobéir. Maintenant.


REQUISITION DES LOGEMENTS VIDES

FERMETURE DES CRA

REGULARISATION DES SANS-PAPIERS


======================================================================== 

COMMUNIQUE DU DAL 35


Dal35
La mairie de Rennes, en accord ou sur une demande de la Croix rouge, fait évacuer par les forces de l'ordre une quinzaine de demandeurs d'asile somaliens retranchés à la Pause....
Mercredi 10 février 2010, une dizaine de demandeurs d'asile somaliens, arrivés depuis trois jours à Rennes, ont vers 13:00, en préfecture d'Ille-et-Vilaine, tenté d'obtenir auprès de l'autorité concernée, conformément à la loi, un hébergement.
Pour toute réponse, ils n'ont obtenu qu'une stricte interdiction d'entrer en préfecture et l'injonction de s'en remettre au 115 malgré la certitude que rien ne leur serait proposé.
Inopinément présents sur place, pour d'autres circonstances toutes aussi dramatiques, des militants du Dal35 prirent les devants et signalèrent par téléphone à l'élue de permanence de la Ville de Rennes, rencontrée le matin, qu'aux 25 personnes sans hébergement signalées, devait être ajouté ce groupe.
Transis de froid et affamés, sans idée où aller, nous les avons invités à se rendre au lieu d'accueil dénommé La Pause, ouvert entre 20:00 et 23:00, un local municipal mis à disposition des sans-abri et géré par la Croix rouge.
Durant l'après midi, le Dal35 a appelé à une mobilisation de soutien en diffusant largement l'information de ce rendez-vous sur le net. Au point que les bénévoles de la Croix rouge nous attendaient pour nous signifier que si naturellement ils accueilleraient les migrants somaliens, une interdiction était donnée aux militants de Dal35 de pénétrer dans les lieux.
Vers 20:30, un groupe de somalien plus important que prévu est entré dans le local géré par la Croix rouge.
A cette même heure, le Dal35 a sollicité les bénévoles et l'équipe encadrante pour que la municipalité Rennaise soit avertie de la présence effective des migrants et de leur intention de demeurer dans les locaux tant qu'aucune autre proposition ne leur serait faite.
Mais ce n'est qu'aux alentours de 23:30 que les choses se clarifièrent. 
La préfecture confirma ne pas vouloir céder à ses obligations d'hébergement, même par une nuit glaciale et neigeuse. La Ville de Rennes bien qu'ayant tenté une négociation pour obtenir une solution transitoire renonça et sur demande ou en accord avec la Croix rouge ordonna à la police nationale d'évacuer les lieux.
Une évacuation fermement exécutée à minuit.
Nul ne peut plus douter qu'en Ille-et-Vilaine, les demandeurs d'asile, n'ont plus aucun droit autre que celui de disparaitre ....

 

http://dal35.blogspot.com/



Publié dans actualités

Commenter cet article