Chypre : la mafia de la Troïka sauve les banques, et vole le peuple selon ses habitudes

Publié le par dan29000

La mafia de la Troïka fait mains basses sur Chypre

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Ils osent. A peine élu, alors qu’il s’en était défendu et que des membres de son gouvernement promettaient qu’ils ne toucheraient pas à l’épargne, Nicos Anastassiades fait saisir 6, 75% sur toute épargne à partir de 1 euros et 9, 9 % au dessus de 100 000 euros. Sur l’injonction du FMI, de Lagarde en particulier, ils profitent du week-end et du jour férié qui le suit - le parlement est réuni en urgence - pour faire cette opération, sans possibilité de réaction de la population. Les riches qui profitaient du paradis fiscal qu’était Chypre pour les banques, ont déjà pour l’essentiel sorti leur fortune ; Le président lui-même et sa famille, ont déjà mis hors de l’île des millions d’euros ! Ceux qui vont être frappés massivement sont les petits revenus, les petits épargnants. Et le FMI impose à Chypre, pour le paiement de sa dette, d’engager sur l’avenir ses ressources en gaz trouvées récemment en méditerranée. Les financiers ont joué, ils ont perdu, ils veulent faire payer à la population leurs méfaits et comptent gagner encore. Faire mains basses sur Chypre comme une vulgaire mafia tel est le programme de la Troïka. La population se mobilise. Solidarité internationale avec les chypriotes. Leur ennemi est le nôtre.

 

Montreuil, le 18 mars 2013

 

 

SOURCE / NPA

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La troïka fait les poches des citoyens de Chypre

Le Parlement de Chypre votera demain lundi le plan d’aide européen. En échange de 10 milliards d’euros de prêt, Nicosie doit instaurer une taxe sur les dépôts bancaires. C’est la première conséquence du retour de la droite au pouvoir.

 

 


L’Union européenne (UE) instaure un impôt sur le patrimoine… des Chypriotes modestes. Tous les comptes en banque des résidents à Chypre devraient être taxés. À 6,75 % pour les dépôts inférieurs à 100 000 euros. À 9,9 % au-delà. Ces mesures, si elles sont validées lundi 18 mars par le Parlement, pourraient être la conséquence de l’accord trouvé dans la nuit de vendredi à samedi entre les ministres de l’Économie de la zone euro (Eurogroupe), en coordination avec le Fonds monétaire international et la Banque centrale européenne.

Elles sont la contrepartie exigée par les Européens pour que Chypre obtienne 10 milliards d’euros de prêt. Bien moins que les 17 milliards d’euros attendus par Nicosie. Ce prélèvement sur les comptes bancaire devrait rapporter 5,8 milliards d’euros : autant de moins à verser pour les fonds de secours européens.

Par ailleurs, un prélèvement à la source sur les intérêts sera réalisé. Selon le ministre des Finances, Michalis Sarris, les taxes sur le capital et les intérêts des dépôts seraient compensées par la distribution d’actions… Alors que le système bancaire chypriote, vérolé, doit être restructuré.

Car, c’est de ce dernier que vient le problème. Ses avoirs pèsent huit fois le PIB de Chypre. Les banques de l’île possédaient nombre de titres de dette grecque. Or une partie de cette dette a été annulée. Nicosie est victime de cet effacement. La dépréciation des bons du Trésor hellène représente 4,5 milliards d’euros pour les banques chypriotes, aujourd’hui en crise et qui se retournent maintenant vers l’État. S’il laisse une banque faire faillite, celui-ci aura à garantir les dépôts à hauteur de 100 000 euros pour respecter les directives européennes. Cela pousserait le pays à une quasi-faillite. 

« J’ai travaillé des années pour mettre cet argent de côté et maintenant, je le perds parce que les Néerlandais et les Allemands en ont décidé ainsi. Cela ne touche pas les Russes », se plaignait Andy Georgiou, samedi. 37 % des sommes déposées à Chypre le sont par des non-résidents, notamment russes.

« C’est du vol ! » confiait à l’AFP, Kyriakos, un trentenaire, samedi, qui, comme des dizaines d’autres Chypriotes, retirait de l’argent de son compte. Le Parlement doit voter l’accord avant l’ouverture des banques, mardi. Sinon, leurs coffres vont se vider.

Le Parlement devait examiner le texte dès aujourd'hui, mais le débat a été repoussé à demain lundi.

Élu président de la République le 24 février, face au candidat soutenu par les communistes, Stavros Malas (42,52 %), Nicos Anastasiades (57,48 %) n’a pas de majorité au Parlement, renouvelé en 2011. Son Rassemblement démocratique (Disy), centriste, ne dispose que de 20 des 56 sièges à la Vouli. Il aura besoin de l’apport des neuf voix du parti de droite Diko, qui examine encore les détails de l’accord.

Ce racket des épargnants chypriotes est la première conséquence de la perte de la présidence de la République par les communistes d’Akel qui comptent 19 députés dans leurs rangs. Le prédécesseur d’Anastasiades, Dimitris Christofias, qui ne s’était pas représenté, était pudiquement qualifié d’« obstacle politique » par les fonctionnaires européens. Le président communiste refusait un mémorandum à la grecque, qui aurait amené à la privatisations des entreprises publiques.

 

Gaël De Santis

 

 

SOURCE/  L'HUMA

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