Communiqué suite au pique-nique chez François Pinault, deuxième actionnaire de Vinci

Publié le par dan29000

Communiqué suite à l’action menée ce dimanche chez François Pinault

 


François Pinault est depuis 2006 le deuxième actionnaire du groupe VINCI. Sa holding Artémis, également actionnaire de Bouygues, autre géant du BTP bien connu, a acquis près de 12 millions de titres du bétonneur de Notre-Dame-des-Landes ! Alors quand on a appris que Pinault représentait à lui seul 5% du capital de Vinci, on s’est dit que ça méritait bien un pique-nique sur la pelouse de son château !

 


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Sans attendre d’y être invitéEs, nous nous sommes renduEs à quelques unEs sur le domaine de la Mormaire et, profitant d’une porte ouverte, nous sommes dirigéEs vers le parvis du château où nous avons déployé une banderole, avant de partager quelques morceaux de quiche et quelques bières artisanales made in ZAD.

Pour dire toute la vérité, nous ne nous sommes pas attardéEs. Après avoir expliqué l’objet de notre présence aux employéEs du (multi)milliardaire (sa fortune personnelle est de 8,1 milliards d’euros, soit 472’000 années de SMIC), nous sommes très vite repartiEs en criant quelques slogans bien à propos : « Pinault, pollueur, voleur, expropriation ! » Rien de bien méchant en somme…

Pinault et ses acolytes de Vinci, eux, ne se gênent pas pour projeter la destruction de 2000 hectares de bocages et de terres agricoles pour y construire un aéroport inutile et coûteux. Ils ne s’offusquent pas non plus du fait que des centaines d’hommes en uniforme violent quotidiennement les propriétés des habitants de la zone pour les en exproprier par la force. Ils ne sont pas gênés, de manière générale, du fait qu’ils contribuent au désastre écologique et à la destruction lente et irrémédiable de nos espaces de vie et de notre atmosphère.

Nous, pique-niqueur/euses du dimanche, résistantEs en bottes crasseuses, hordes indisciplinées et fières de l’être, revendiquons notre impertinente intrusion sur la modeste propriété du patron de Pinault-Printemps-Redoute.

Pour autant, nous regrettons que de jeunes randonneur/euses aient eu à subir la répression à notre place. En effet, 16 personnes de 17 à 20 ans ont été interpelléEs (info AFP reprise par divers média) sur un chemin de campagne et maintenues en garde-à-vue durant 45 heures, subissant auditions et relevés d’empreintes digitales et génétiques.

InculpéEs pour « violation de domicile » et « menaces de mort », ainsi que pour « refus de se soumettre aux opérations de relevés signalétiques » et «  refus de se soumettre aux prélèvements biologiques » pour certainEs, ils et elles comparaîtront les 28 février 2013 à 9h30 devant le Juge des Enfants au TGI de Paris et le 11 mars 2013 à 14h devant la 7e chambre D du TGI de Versailles.

Nous, militantEs de tous âges, agissant en conscience et en accord avec nos principes, exprimons toute notre solidarité avec les inculpéEs et appelons chacunE à nous rejoindre dans notre lutte déterminée contre Vinci et son monde, contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et contre tous les autres Grands Projets Inutiles et Imposés !

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Des personnes du collectif parisien de soutien à la lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes

 

 


 

14 personnes interpellées après un pique-nique solidaire avec la lutte de Notre-Dame-des-Landes, dans la propriété de François Pinault


Après un pique-nique dans la propriété de François Pinault, ce dimanche 27 janvier, vers 14h30, alors qu’elles marchaient sur une route entre Le Buisson et Grosrouvre dans les Yvelines (78), treize personnes ayant participé à ce pique-nique solidaire et “clownesque” organisé par le Collectif parisien de lutte contre l’aéroport de Notre Dame des Landes, ont été arrêtées par des gendarmes de la brigade de Montfort-l’Amaury (78), qui ont d’abord pris toutes les pièces d’identité. Une autre personne qui se trouvait à l’écart du lieu d’arrestation a été arrêtée par la suite, vers 16h.

Emmené-e-s ensuite en fourgon au commissariat de Montfort, les opposant-e-s ont été placé-e-s en garde à vue (motifs avancés : “violation de propriété” et “menaces de mort”), et dispersé-e-s dans différentes gendarmeries des environs. Mis en garde à vue à 18h30 dimanche soir, ils se sont vus signifier la prolongation de leur garde à vue ce lundi vers 12h30, pour 24h supplémentaires.

Depuis sa création, le Collectif a été la cible d’actes d’une répression injustifiée et démesurée, à l’image du profond conflit d’intérêt qui plane sur le dossier de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Pour mémoire, dans la nuit du 15 au 16 novembre 2012, vers une heure du matin, deux opposants au projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes ont  été interpellés à proximité du local du Parti socialiste du 12e arrondissement, sur lequel ont été relevées des inscriptions au feutre et une affiche scotchée. S’ensuivront 62 heures de détention dont 48 heures de garde à vue et une audition par le Service d’investigation transversale (SIT), un “service atypique voire expérimental” (selon leurs propres mots) qui semble s’intéresser particulièrement aux personnes engagées dans des luttes sociales et politiques. C’est ce service qui, plus récemment, s’est chargé de la garde à vue de deux personnes arrêtées arbitrairement, samedi 19 janvier, près du chantier des Halles (confié à des filiales de VINCI), où avaient été collées des affiches contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. 70 heures de privation de liberté au total pour ces deux-là.

Nous tenons également à réagir à la campagne d’amalgame grossier à l’œuvre contre le collectif. Les participants à cette action contre François Pinault sont qualifiés par la presse, via un article du Parisien, “d’anarchistes”. Nous rappelons que le collectif parisien de lutte contre l’aéroport est un lieu de rencontre entre une multitude de personnes issues de divers horizons, de diverses sensibilités politiques. Nous refusons de laisser dire que cette action était le fruit d’une tendance politique particulière. Le Collectif est une plateforme de lutte contre l’aéroport et cette action s’inscrivait dans la continuité de multiples actions qui ont été réalisées à ce jour pour manifester son opposition à cette aberration bétoneuse. Cette action est l’expression du Collectif. Nous ne nous laisserons pas impressionner,  ni diviser par les intoxications de la police et par les informations mensongères reprises par la presse.


Communiqué du Collectif francilien de soutien à la lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes

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