Contre le chômage et les précarités : Manifestations samedi

Publié le par dan29000

COMMUNIQUE CNT

Chômeurs, intermittents, précaires,
ni coupables, ni victimes, en lutte !
La précarité n’est pas une fatalité


Assez de baratin. Le chômage et la précarité ne sont pas tombés de nulle part, de la faute à pas-de-chance. Ils sont des variables d’ajustement économique évidents du système capitaliste.

1. Requalification de tous les contrats précaires en CDI :
Les contrats précaires, quand t’es jeune et que t’arrives sur le marché du travail, c’est vécu comme normal, c’est intériorisé. Mais ne perdons pas de vue que c’est pour nous diviser que se multiplient ces sous-contrats, la flexibilité et les cadences infernales, dans des conditions totalement inacceptables (25 suicidés à France Telecom…). Bref, de la main-d’œuvre docilisée et pas chère, pendant que ces messieurs dames se foutent de nous, à trouver des arguments bidons pour pas qu’on voit l’arnaque : «Les caisses sont vides». Pour l’armée et les banques, de l’argent y’en a. Le paquet fiscal, les parachutes dorés, les bénéfices pour les actionnaires, ça pas de souci, mais pour nous RIEN !?

2. Travaillons toutes et tous moins et autrement :
Le chômage, ça fait peur, et ça pousse à tout accepter. Il est limite présenté comme une punition dans ce système méritocratique à la con. Alors qu’il est justement là pour te mettre la pression, qu’avec la concurrence accrue, tu t’estimes heureux d’avoir un boulot, et que tu la fermes, sinon au coin ! Direction Pôle Emploi, qui va te proposer une «offre raisonnable» d’emploi et va contrôler tes papiers à l’inscription ! Quelles sont les conditions de travail, les salaires de ces boulots ??? Et aux médias de tous les jours de faire le listing, comme un constat malheureux, de la montée du chômage. 100.000 demandeurs d’emploi en plus par mois, au bas mot !… Et aux politicien-ne-s de nous insulter en nous disant qu’on est tous ensemble dans le même bateau, qu’on va devoir se serrer la ceinture (tout en consommant le plus possible, faut bien relancer l’économie !), et qu’on va devoir ramer ensemble.
Combien de dirigeant-e-s ont perdu leur job ? Combien de patron-ne-s ? Quelles sont leurs conditions de travail ? Leurs salaires ? Produisent-ils plus de richesses que les travailleurs ? Partageons les richesses, pas la misère !

3. Des papiers pour toutes et tous :
La précarité, c’est aussi le quotidien des sans-papiers. Travail au noir ou déclaré, c’est sans protection sociale, le tout agrémenté de cache-cache avec les flics et risques d’expulsion. Immigration choisie d’un côté et disqualification des formations de l’autre, tout en reprenant des thèmes idéologiques de l’extrême droite.

Chômeurs-ses, précaires, non-précaires, nous avons tous-tes les mêmes ennemi-e-s. Travaillons tou-te-s, moins et autrement ! Partage du temps de travail, partage égalitaire des richesses !
Ne reste pas seul,
Organise-toi et lutte !
Confédération nationale du Travail.
À Paris, à 14h place Stalingrad, direction place Clichy.
À Rennes, à 15h place de la Gare.
À Bordeaux, à 15h place de la Victoire.
À Marseille, à 15h place Charles-de-Gaulle.
À Lyon, à 10h au Mas-du-Taureau de Vaulx-en-Velin.
À Agen, place de la Préfecture à midi pour un pique-nique collectif.
À Besançon, à 15h place de la Révolution.


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permanence précairté de la coordination de intermittents et précires 04/12/2009 00:58





 


Aujourd’hui 2 décembre 2009, nous occupons depuis 12h30, Altédia Pôle emploi, 22 rue de Clichy à Paris 9e.


Ici sont physiquement réunis trois rouages de la machine à précariser : Pôle emploi, une société de conseil aux entreprises et l’intérim. Cette machine à précariser sert les intérêts des
employeurs, et en particulier des entreprises d’intérim. L’une d’elle, Adecco, détient le capital de Altédia (100 millions de chiffres d’affaires en 2008), fondée par le conseiller social de la
présidence de la république, Raymond Soubie.


En 2005, le chiffre d’affaires de l’intérim en France a atteint 19 milliards d’euros.


Les marchés qui viennent de leur être attribués en 2009 par Pôle emploi sont de l’ordre de 468 000 000 euros.


Des restructurations et de leurs licenciements, des mesures de conversion au coaching des licenciés en conversion et des chômeurs et des RSAstes, cette
entreprise prospère en organisant licenciements et mise au travail, et maintenant le suivi et le contrôle de chômeurs, menacés de radiations, culpabilisés et traçables. Nous ne voulons pas des
prestations que l’on cherche à nous imposer sous peine de perdre une maigre allocation. Nous ne voulons pas de ces « trajectoire emploi » pour
lesquelles sont financées ces « sous-traitants » de Pôle emploi (mais qui sous-traite pour qui ?), car nous ne voulons ni rendre des comptes, ni mimer la motivation à chercher
les rares emplois sous payés disponibles.


Nous ne voulons ni du « contrôle du train de vie » des pauvres ni de l’assistance permanente aux entreprises. Nous ne voulons pas plus être gouvernés par l’argent et la concurrence de
tous contre tous que par la bureaucratie kafkaïenne qui les maintient.


La majorité des chômeurs et précaires sont non indemnisés. Aujourd’hui, même le journal économique Les Échos admet que le RSA n’offre aucun gain aux travailleurs pauvres et autres précaires qui
en dépendent.


Le budget alloués aux entreprises d’intérim et autres sous-traitant de Pôle emploi, tout comme celui des exonérations de cotisations sociales doit être attribué aux précaires,
directement et sans attendre.


L’explosion des inégalités, la stigmatisation des pauvres, la course au cachet, au CDD, nous n’en pouvons plus et nous allons le faire savoir. Le refus de cette situation est l’affaire de
tous :nous invitons tous les concernés à rejoindre les collectifs existants et à en créer de nouveaux.


Des marches contre le chômage, la précarité et pour de nouveaux droits sociaux, ponctuées par des occupations de mairies (Brest, Lannion, Rennes), de Pôle emploi et de CAF, des échanges avec des salariés en
lutte, avec ou sans papiers, ont commencé. Chômeurs, précaires, intermittents, travailleurs pauvres, restructurés, ne restons pas seuls, organisons nous, désarmons Police
emploi !


Comme dans plusieurs villes en France, manifestons contre la précarité et le chômage, pour de nouveaux droits, samedi 5 décembre à 14h place Stalingrad


Lors de l’évacuation, vers 18H30, les occupants ont été soumis à un double contrôle d’identité : gendarmerie et police.


Pour des informations sur les initiatives en cours, voir le site de la coordination des
intermittents et précaires


Position et proposition de plate forme revendicative du Mouvement des chômeurs et précaires en lutte de Rennes (Mcpl) : Engageons dès maintenant une grève des chômeurs contre notre subordination à l’ordre économique