Contre le mandat d'arrêt européen : chaîne humaine à Bayonne et grève de la faim à Hendaye

Publié le par dan29000

 

 

Une chaîne humaine de 1000 personnes contre le mandat d'arrêt européen

À l'appel du Collectif contre le mandat d'arrêt européen, environ mille personnes ont participé samedi à une chaîne humaine pour dénoncer l'utilisation des mandats d'arrêt européen


aurore martin manifa baiona

Un millier de personnes ont participé samedi à une "chaîne humaine" pour dénoncer l'application des mandats d'arrêt européens (MAE), surtout les MAE contre les militants basques arrêtés en France pour être remis à la justice espagnole.

Revêtus de chemisettes orange, environ mille militants se sont alignés sur la RN10 entre le rond-point Saint-Léon et le Cadran à Anglet, brandissant des banderoles dénonçant les extraditions et les MAE.

La chaîne humaine a été formée à l'appel du Collectif contre le mandat d'arrêt européen, un collectif qui regroupe les principales associations et syndicats basques, les partis Abertzaleen Batasuna et Batasuna, ainsi que le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) et le syndicat Solidaires.

Le Collectif a dénoncé les opérations policières et arrestations menées ces derniers jours au Pays Basque nord. Au total sept jeunes militants basques, membres de l'organisation Segi, interdite en Espagne, ont été arrêtés en vertu de mandats d'arrêt émis par Madrid.

Les sept militants faisaient partie d'un groupe de huit membres de Segi qui s'étaient réunis le 21 février à Ispoure pour dénoncer publiquement les mandats d'arrêt européen qui pèsent sur eux et la "politique répressive" exercée à leur encontre. Les jeunes avaient échappé à des coups de filet opérés au Pays Basque sud en octobre et décembre contre Segi.

 

Entré en vigueur en France le 12 mars 2004, le mandat d'arrêt européen a été mis en place à la demande de l'Espagne pour simplifier les procédures d'extradition. Le mandat d'arrêt est dénoncé par les organisations des droits de l'Homme comme "permettant de museler les opposants politiques, notamment par une extension abusive de la notion de "terrorisme" qui peut englober désormais toute expression politique tant soit peu radicale".

Les mobilisations contre le mandat d'arrêt européen se sont intensifiées au Pays Basque nord après le feu vert de la justice française au MAE de l'Espagne à l'encontre d'Aurore Martin, ancienne dirigeante de Batasuna, parti indépendantiste légal en France mais interdit en Espagne.

Avec Aurore Martin, le MAE était appliqué pour la première fois envers une militante politique basque de nationalité française pour des supposés "crimes et délits" qui, aux yeux de la loi française, n'en sont pas, ce qui a poussé de nombreuses voix du monde politique et associatif à s'élever contre l'application du mandat d'arrêt europée

 


Hendaye : deux élus et une militante en grève de la faim

Les élus Iker Elissalde (Hendaye) et Xabi Irigoien (Briscous) et la militante de Segi Irati Tobar ont annoncé qu'ils entamaient une grève de la faim jusqu'au 19 mars.


hendaia mandat arret europeen EFE

Deux élus et une militante de Segi ont annoncé à Hendaye qu'ils entamaient une grève de la faim. EFE

Une jeune militante de Segi, Irati Tobar, et deux élus du Pays Basque nord, Iker Elissalde d'Hendaye et Xabi Irigoien de Briscous, ont annoncé lundi qu'ils entamaient une grève de la faim de quinze jours, jusqu'au 19 mars, veille des élections cantonales.

Irati Tobar faisait partie des huit jeunes militants de Segi (une organisation basque interdite en Espagne à cause de ses liens présumés avec l'ETA ) qui s'étaient réunis le 21 février à Ispoure pour dénoncer publiquement les mandats d'arrêt européens (MAE) qui pèsent sur eux et la politique "répressive" exercée à leur encontre. Elle est la seule militante encore en liberté; les sept autres ont été arrêtés la semaine dernière.

Tobar a participé à une conférence de presse ce lundi à Hendaye, accompagnée par le porte-parole du Collectif contre le mandat d'arrêt européen, Anais Funosas, l'élu indépendantiste basque d'Hendaye Iker Elissalde, et Xabi Irigoien, élu de Briscous.

Avant de commencer la conférence de presse, l'élu socialiste Kotte Ecenarro, ancien maire d'Hendaye et conseiller général, et deux autres élus du groupe de gauche hendayais se sont rendus à domicile d'Iker Elissalde, où se trouvait Irati Tobar, pour la transférer au local municipal où devait avoir lieu la conférence de presse.

Irati Tobar a tenu à remercier, au nom de Segi, tous les élus qui les ont hébergés dans leurs maisons, ainsi que les deux élus qui l'accompagneront dans sa grève de la faim.

À travers cette action, Irati Tobar et les élus demandent l'abandon des mandats d'arrêt européens, réclament une révision de la politique pénitentiaire espagnole et la légalisation des partis indépendantistes.

Ce samedi, un millier de personnes ont participé à une chaîne humaine pour dénoncer l'application des mandats d'arrêt européens.

Les mobilisations contre le mandat d'arrêt européen se sont intensifiées au Pays Basque nord après le feu vert de la justice française au MAE de l'Espagne à l'encontre d'Aurore Martin, ancienne dirigeante de Batasuna, parti indépendantiste légal en France mais interdit en Espagne.

Avec Aurore Martin, le MAE était appliqué pour la première fois envers une militante politique basque de nationalité française pour des supposés "crimes et délits" qui, aux yeux de la loi française, n'en sont pas, ce qui a poussé de nombreuses voix du monde politique et associatif à s'élever contre l'application du mandat d'arrêt européen.

 

 


Source : EITB.COM

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Mitsuko 09/03/2011 06:32



Bonjour Dan,


Une chaîne humaine à Bayonne  contre le mandat d'arrêt européen et une grève de la faim à Hendaye, ça se comprend ... Il est peut-être temps de dénoncer le mandat d'arrêt
européen ... qui n'a sans doute plus de valeur au jour d'aujourd'hui ... et de cesser la politique repressive à l'encontre des manifestants ...


Bon mercredi, Dan. A bientôt. Bises.


Mitsuko



dan29000 09/03/2011 09:14



si si le mandat d'arrêt européen au contraire a de la valeur, le problème c'est qu'il était fait, a priori, pour les grands criminels, grands trafiquants, et qu'il va servir, comme nous l'avions
prévu, contre des militants politiques, telle Aurore Martin qui risque 12 ans de prison en Espagne, juste pour une participation à un meeting d'une organisation non interdite en France !


Bonne journée à toi