Coordination stop-nucléaire : pour un arrêt immédiat, inconditionnel et définitif du nucléaire

Publié le par dan29000

La « transition énergétique maintenant » selon les « écolos », c’est l’arrêt du nucléaire… plus tard !

 

 

En dehors du RAC (Réseau Action Climat, membre du Réseau Sortir du Nucléaire) qui se distingue en collaborant à un scénario « acceptable » de transition énergétique qui n’envisage même pas l’arrêt du nucléaire à horizon 2050 [rac-f.org/…pdf, page 27, graphique 33], il existe un parfait consensus de la part des organisations « écolos » ayant pignon sur rue et du principal parti « écolo » EELV, sur UNE SORTIE PROGRESSIVE DU NUCLÉAIRE EN 20 ANS, soit en langage clair : UNE PROLONGATION DU NUCLÉAIRE POUR ENCORE 20 ANS au minimum. Ceci constitue à leurs yeux un scénario de production d’électricité « raisonnable ».

 

 


EELV propose de fermer en priorité les réacteurs de plus 30 ans « présentant le plus de risques… fiabilité technique, expositions aux risques naturels, densité de population » (créant ainsi une hiérarchie de valeurs, comme si la vie humaine se mesurait en fonction de la quantité de victimes potentielles au mètre carré)… La sortie du nucléaire est prévue en 2032 [energie.eelv.fr/…pdf, pages 19, 29 et 30].

Dans le Scénario de Transition Energétique 2013 de Greenpeace, on nous promet que « en 2035 plus aucun réacteur ne produira de l’électricité en France » [greenpeace.org/…pdf,
page 34].

Idem pour Les Colibris de Pierre Rahbi qui se prononcent pour un abandon de « l’utilisation de l’énergie nucléaire (entre 2030 et 2035) » [colibris-lemouvement.org/…pdf, page 18].

D’après la dernière dépêche AFP sur la chaîne humaine organisée par le Réseau Sortir du Nucléaire le 9 mars 2013, ce dernier souhaite « la fermeture immédiate des réacteurs de plus de 30 ans ». Rien ne nous est dit de la durée envisagée pour la fermeture des autres réacteurs
français [groupes.sortirdunucleaire.org/…]. Les antinucléaires auraient-ils oublié qu’à Three Mile Island (TMI) le réacteur était en service industriel depuis seulement trois mois lors de son accident en 1979, et que pour Tchernobyl en 1986, la mise en service du réacteur avait eu lieu trois ans seulement avant la catastrophe ? En outre, la pétition du réseau « je signe » propose en guise de solution à l’arrêt du nucléaire : l’efficacité, la sobriété et les énergies renouvelables.

Tout ceci découle directement du scénario des « experts » de Négawatt, paru en 2011 et qui prône « un arrêt progressif et raisonné du nucléaire… […] un abandon de la production nucléaire en 22 ans » avec la fermeture du dernier réacteur en 2033 ; l’exercice consistant entre autres à « minimiser le recours au gaz fossile pour assurer la transition et d’éviter un pic non maîtrisé de l’usage de ce dernier » avec une fermeture des réacteurs après 30 à 40 ans d’exploitation (Négawatt devance donc le souhait économique d’EDF de prolonger la durée d’exploitation des réacteurs français à 40 ans).

MAIS DE QUOI NOUS PARLE-T-ON AU JUSTE ? LE NUCLÉAIRE EST-IL OUI OU NON UN MODE DE PRODUCTION D’ÉLECTRICITÉ COMME LES AUTRES ?

Après les tragédies de Fukushima, et de Tchernobyl, peut-on encore « raisonnablement » se poser la question ?

Le nucléaire présente un danger immédiat (la catastrophe peut arriver à tout moment en France, à côté de chez nous). La seule réponse « raisonnable » à un danger immédiat et gravissime est un arrêt immédiat de ce qui constitue ce danger.

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Accepter tous les scénarios énergétiques de sortie progressive du nucléaire :

• C’est accepter qu’une catastrophe nucléaire puisse se produise demain en France.

• C’est penser qu’une « gestion » de la catastrophe serait possible.

• C’est accepter qu’une « gestion militaire » de la situation (voir décret présidentiel n° 2003-865 du 8 septembre 2003) se mette en place en France en cas de catastrophe nucléaire.

• C’est accepter de vivre en territoire contaminé comme une alternative envisageable.

• C’est accepter le port de dosimètres pour nos enfants.

• C’est accepter les conséquences sanitaires du nucléaire, l’augmentation des pathologies cardiaques/digestives/pulmonaires, des cancers, des malformations congénitales, …

• C’est accepter la production journalière en France de 30 à 40 kilos de plutonium (sachant que un microgramme de plutonium inhalé suffit à provoquer un cancer et que 8 kilos sont suffisants pour faire une bombe atomique de type Nagasaki).

• C’est accepter l’exploitation des mines d’uranium au Niger et la contamination grave des populations locales (la France est totalement dépendante de ses importations d’uranium).

• C’est accepter la vente de la technologie nucléaire française dans des pays émergents dont les populations, comme en Inde, refusent l’installation souvent au péril de leur vie.

• C’est accepter de déléguer son propre destin à une poignée de nucléocrates tout-puissants, à des partis politiques pro-nucléaires, soutenus par des ONG dont on peut légitimement se demander si elles ont pour but d’inverser le cours des choses ou plutôt de pérenniser leurs structures.


C’EST ACCEPTER L’INACCEPTABLE !


L’arrêt du nucléaire n’est ni négociable, ni soumis à des conditions de durée. L’arrêt du nucléaire ne peut dépendre de l’hypothétique avènement des énergies renouvelables, de même qu’il est illusoire de compter sur une prise de conscience soudaine des « citoyens » et des gouvernements pro-nucléaires qu’ils continuent d’élire.

Le rapport de force, c’est à chacun d’entre nous de faire tout son possible pour tenter de l’inverser MAINTENANT ! Il y va de notre survie.

 

Arrêt Immédiat, Inconditionnel et Définitif du Nucléaire


Coordination Stop-Nucléaire
Paris, le 9 mars 2013

 

 

SOURCE / JURALIB

Publié dans environnement

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