Corse : l'Etat français n'a pas le sens de l'hospitalité, ni de la solidarité

Publié le par dan29000

gattaceca.jpgProcès des soutiens présumés à Yvan colonna: le procès raciste du peuple corse 

Le procès des soutiens présumés à Yvan Colonna durant sa cavale s'est terminé hier. Ce procès s'inscrit dans la longue lignée des procès inquisiteur visant à mater le peuple corse. Toujours excessif et loin de la notion de justice tel que les droits de l'homme l'entendent,ce genre de procès nous rappelle que la corse n'est et n'a jamais été la france. La france peu bien mettre en avant son fameux concept de peuple français indivisible, les faits sont là. Les corses n'ont jamais été traités comme des français "normaux " mais plutot comme des citoyens de seconde zone.Mais c'est de bonne guerre, les corses eux ne ce sont jamais senti totalement français, il suffit de lire l'histoire pour s'en convaincre. 

L'histoire de la corso-france n'est ni plus ni moins que celle d'un peuple libre conquis par les armes d'une puissance coloniale plus forte. Malgrès les deux siècles de colonialisme, de manipulation pour faire rentrer les corses dans le moule français,l'echec est là. Ces deux peuples ne se comprennent pas. Chacun sa culture et la notre est faite de valeur dont celle de la solidarité et l'hospitalité. Mais ces valeurs ne sont pas propre au peuple corse, il me semble qu'elles font parti de valeurs universelles,humaines tout simplement. Quel genre d'homme pourrait refuser l'aide à un homme recherché lorsque qu'il sait que le malheureux croupira 3 ou 4 ans dans une des prisons française,les plus malsaines d'Europe, avant de pouvoir s'expliquer?A plus forte raison quand ce fugitif clame son innocence pendant que le ministre de l'interieur et l'opinion publique le condamne avant toute forme de procès. Auriez vous claqué la porte? 

Pour le tribunal français,l'hospitalité,la solidarité sont une faute Et ceux qui en font leur precepte sont des malafaiteurs,agissant en bande organisée soutenant une entreprise terroriste... Ah le terrorisme,notion flou, fourre tout et bien pensante.Aujourd'hui c'est la justice française qui terrorise,qui brise des familles et tente de mater un peuple. 

Voici le réquisitoire :

 

Patrizia Gattaceca : 4 ans de prison avec sursis et 5 ans de privation de droits civiques 

André Colonna d'Istria: 4 ans de prison avec sursis et 5 ans de privation de droits civiques

Marc Simeoni: 5 ans de prison avec sursis et 5 ans de privation de droits civiques

Frédéric Paoli: 18 mois de prison avec sursis

Claude Serreri: 8 mois avec sursis

Yvan Colonna: 2 ans ferme

"Mon geste a été tout à fait naturel et spontané. Il n'a en aucun cas été question pour moi de faire allégeance à une quelconque organisation ou à un quelconque réseau supposé "

Patrizia Gattaceca


Délibéré le 8 juillet 2010.

Source : Forum des peuples en lutte

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A lire:

Une histoire d'hommes et de femme (Corse matin)



Le procès de la cavale d'Yvan Colonna, le procès de celle et ceux accusés de lui avoir porté assistance pendant quatre ans de fuite, n'était pas à l'origine celui de l'hospitalité corse. Mais il l'est devenu au fil des audiences. Quand il est apparu que les cinq prévenus ne formaient pas ce réseau organisé et structuré, cette « association de malfaiteurs » tellement employée pour reprendre le fil rouge de la chronique judiciaire.



Il l'est devenu -procès de l'hospitalité corse- quand Alexandre Poitevin, vice-procureur de la section antiterroriste, s'est livré à un réquisitoire impitoyable contre les prévenus. Le magistrat a plaidé l'apaisement pour une Corse dont la violence clandestine « semble peu à peu abandonner les rivages ». Ses mots ont dit cependant l'inverse.



André Colonna d'Istria ? « Une triste caricature du nationalisme radical. Le premier rôle ». Patrizia Gattaceca ? « La fierté corse... Une stratégie de défense pour faire d'elle une héroïne de la Corse profonde ». Marc Simeoni ? « Un élément fort du réseau » à qui, le procureur, reproche encore son attitude de reniement. Frédéric Paoli ? « Il n'a pas pu refuser » d'ouvrir sa bergerie. Claude Serreri ? La preuve de « l'implication du cercle familial ». Pour Alexandre Poitevin, ces cinq prévenus ne seraient que la partie visible « d'un réseau plus vaste fait de petites mains, des mains sales qui ont participé à toutes ces activités clandestines ».



On n'apaise pas en méprisant ainsi les prévenus, seraient-ils déclarés coupables au regard de la loi. Et pour qui, dernière ambiguïté de l'accusation, on réclame la clémence du tribunal tout en requérant de lourdes peines de prison avec sursis. Le sursis, comme un alibi à la dureté du propos. Jusqu'à ce couplet sur Patrizia Gattaceca, figure de la chanson corse, élevée au rang d'égérie du réseau : « Vous utilisez cette valeur d'hospitalité pour travestir ce qui n'est rien d'autre qu'une solidarité de clan. On ne croit pas à cette fable selon laquelle tous les Corses sans exception auraient hébergé Yvan Colonna ». Une fable que personne, ici sur l'île, n'oserait cependant raconter. Car les valeurs même les plus ancestrales, les plus profondes, ne sont jamais également partagées. Même pour un berger, les Corses sont autre chose qu'un troupeau, qu'une association de malfaiteurs, qu'une caricature pour juridictions parisiennes. Le corps et l'âme d'une société où il est permis de penser autrement, de se rebeller. Où les idées avec les hommes peuvent cavaler, prendre le maquis.


La chronique de Roger ANTECH
Par FPL - Publié dans : Corsica

 

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