Danger des pesticides employés massivement en France : un appel de médecins

Publié le par dan29000

Pesticides: appel de médecins

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85 médecins viennent de signer un appel pour mettre en garde la population, et les politiques, contre les dangers sanitaires liés aux pesticides. Lire ici. Une fois de plus, rappelons quelques données qui justifient pleinement cet appel.

La France compte parmi les pays qui utilisent les plus grandes quantités de pesticides.

Une réduction de 50% de la quantité de pesticides utilisés constituerait déjà un immense pas en avant.

Les pesticides agissent un peu à la manière de la radio-activité : ils agissent "cachés", agissent à très faible dose, ont une très longue durée de vie (se retrouvent dans les nappes phréatiques de notre eau de boisson). La toxicité ressemble à celle de la radio-activité (cancers, mutations, malformations). Comme dans la radio-activité on assiste à un effet cumulatif. Les effets peuvent commencer à se manifester de nombreuses années plus tard.

Les méthodes de dosage ne sont pas simples, sont coûteuses. Les études longitudinales représentent un gros investissement, ne sont pas à portée de tout un chacun. Prouver le lien de cause à effet n'est pas facile (c'est est une réalité pour la maladie de Parkinson).

Comme pour le nucléaire, le lobby du pesticide a d'abord été militaire avant de devenir civil (Monsanto fabrique l'agent orange du Vietnam avant de proposer le Rundup dans nos grandes surfaces). Ce lobby utilise les mêmes méthodes de manipulation que celui du nucléaire : nier les faits, minimiser les faits, dépenser des sommes énormes pour mener des actions de lobbyisme à tous les niveaux.

Ces médecins ont raison de lancer cet appel : oui, la mort est dans le pré.

Je vous recommande la lecture des autres articles proposés par Médiapart dans cette édition "LA MORT EST DANS LE PRE".

SOURCE / MEDIAPART
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Cancers et tumeurs
Pesticides: l'alerte des médecins du Limousin
par Bruno Martrette | Publié le 17 Mars 2013
 



Des médecins limousins lancent l’alerte sur les risques sanitaires liés à l’usage intensif des pesticides. Ils demandent une réduction de 50 % de l’usage des pesticides en Limousin à l’horizon 2020.

« Trop de signaux de danger sont au rouge », explique le Dr Michel Perinaud, porte-parole de ces médecins en colère. Pour la première fois en France, des médecins du Limousin interpellent de façon officielle les autorités régionales sur l’impact sanitaire des pesticides dans leur région. Le texte, qui a commencé à circuler dans les cabinets médicaux de la région il y a quelques semaines, compte 85 signatures de professionnels, en Haute-Vienne, Creuse et Corrèze.

Cancers, maladie de Parkinson, et troubles du développement neurologique chez des enfants exposés in utero. Selon le collectif, «des liens ont en effet été établis en milieu professionnel agricole entre l’utilisation de pesticides et certaines de ces pathologies » Et ces médecins de rappeler qu'en mai 2012 par exemple, la maladie de Parkinson a été classée comme maladie professionnelle par la Mutuelle sociale agricole.

De plus, pour les médecins signataires de l’appel, « la notion de faible dose n’est pas plus rassurante car de nombreux pesticides s’avèrent être des perturbateurs endocriniens soupçonnés d’une recrudescence d’infertilité dans la population française ». Leur crainte, « le lancement d’une énième enquête qui viendrait s'ajouterr à des enquêtes internationales aujourd’hui incontestées ».

Dans une région agricole avec des activités utilisant en quantité des pesticides pour la culture de la pomme, par exemple, ces professionnels de santé préconisent la mise en place rapide de mesures de précaution relativement simples.

Parmi elles, imposer des distances de sécurité avec les habitations pour protéger les riverains qui vivent à proximité de ces cultures ou encore favoriser des cultures biologiques près des cours d’eau eux aussi largement touchés par l’usage intensif des pesticides. L'interdiction des épandages aériens est également réclamée. Mais leur demande principale consiste en une réduction de 50 % de l’usage des pesticides en Limousin à l’horizon 2020.

Dans le même temps, l’enquête annuelle de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), publiée le 12 mars, confirme une fois de plus la présence importante de résidus de pesticides dans l’alimentation.  La contamination des aliments resterait à un haut niveau, avec 65% des fruits et 39% des légumes contenant des résidus en moyenne en Europe selon le plan de surveillance. Pourtant, d'après le rapport, la France se situerait en dessous de ces chiffres moyens avec 53% des fruits et 30% des légumes contaminés par des résidus de pesticides.

 

 

SOURCE/ POURQUOI-DOCTEUR

Publié dans environnement

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