Défendons nos bibliothèques contre la RGPP

Publié le par dan29000

Les Bibliothèques en proie à la RGPP

Chères lectrices, chers lecteurs,


Beaucoup d’entre vous ont fréquenté ou fréquentent les bibliothèques, lieu où se transmettent le goût de la lecture, l’amour des livres, la mémoire et le savoir. Les bibliothèques publiques sont des lieux accessibles à tous et, pour beaucoup, le seul endroit calme où s’asseoir, se former, s’informer, étudier ou travailler.


Comme le signalait encore récemment la presse, les bibliothèques françaises font figure de mauvais élève européen dans ce domaine. Vous attendez beaucoup des bibliothèques, et c’est normal !
Plus de places : les files d’attente devant la BPI ou Sainte-Geneviève en témoignent.
Des horaires d’ouverture élargis, mieux adaptés à votre rythme de vie


Le personnel des bibliothèques est conscient de tout ceci. Mais ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. Depuis des années, les emplois d’agents titulaires, toutes fonctions confondues, sont remplacés par un nombre grandissant d’emplois précaires (CDD, vacations, moniteurs étudiants, etc.).


Depuis la mise en place de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP), la fonction publique est en réel danger, face au non remplacement d’un départ à la retraite sur deux, à l’augmentation des emplois précaires, sans formation pour remplir leurs fonctions et qu’il faut donc former sur le tas... La RGPP mène vers une privatisation de la fonction publique, annonçant la détérioration organisée des services rendus au public, voire peut-être la perte de la gratuité.


Comment faire le même travail en étant moins nombreux, alors que des vacataires, des salariés aux contrats précaires renforcent déjà en permanence nos équipes pour vous accueillir et vous servir ? Comment même imaginer ouvrir plus ? Autres anomalies : face à la demande en places assises formulée par vous, notre public, la réponse proposée est d’augmenter les zones dites « de détente », comme les cafétérias, et ceci parfois au détriment des espaces de collections. La BNF en est un exemple. Encore un service sacrifié, mais cette fois, ce service est le cœur de notre métier : les collections et leur accès.


L’intérêt général exige des personnels qualifiés présents sur l’ensemble du territoire, non de salariés corvéables à merci, de solidarité et non de concurrence, de stabilité et non de précarité, de sens des responsabilités et non de docilité, d’indépendance et non de soumission aux intérêts particuliers.


Les bibliothèques sont notre bien commun. Veillons à ce qu’elles le demeurent.


Collectif Bibliothèques en lutte
 

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