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Pourquoi je ne voterai JAMAIS pour Dominique Strauss-Kahn

La plaie ! Les voilà repartis à vouloir nous refourguer Strauss-Kahn comme présidentiable favori de la « gauche » pour 2012. Oh, le battage qu'ils nous infligent à longueur de leurs unes et de leurs gros titres ! Obscène.

Tous les prétextes leur sont bons : sondages de circonstances (dont on a vu combien ils sont empressés de les voir transparents), visite impromptue [rire] du « héros » au beau milieu d'un pince-fesse convenu, état d'âme de l'épouse, analyses façon tartines onctueuses des politologues patentés…

Ne me reste plus à moi que cette petite chronique comme antidote à la contagion épidémique : non, je ne voterai JAMAIS pour ce type, à quelque élection que ce soit, quel que soit le tour de scrutin, premier ou deuxième, quelles que soient les circonstances, et quel que soit son adversaire.

« Dégager » la dictature financière internationale

La Grande Crise conduit aujourd'hui notre monde à des catastrophes et à des tragédies inédites. Seuls les nigauds, les mal-comprenants et les faux-culs refusent encore de l'admettre.

Mais contre toute évidence, contre vents et marées, la finance exsangue et ses spadassins s'accrochent à leurs privilèges, à leur univers agonisant. Ses valets confits, réunis en ridicules G20, exhibent leur languissante impuissance, leur lamentable manque de volonté à prendre la moindre décision sérieuse.

Strauss-Kahn, président du FMI, est de ceux-là qui, par toutes ses déclarations, tous ses actes (les privatisations lorsqu'il était ministre, la libéralisation des stock-options…), sa carrière, ses entrées au sein des conseils d'administration ou des « think tanks », incarne cette finance mafieuse et sans scrupule qui étouffe aujourd'hui la planète.

Les Tunisiens ont viré Ben Ali, les Egyptiens se sont débarrassés de Moubarak. Sous peine d'étouffement, nous devons, nous, nous « dégager » sans tarder de la finance internationale prédatrice. Et de ses tristes sbires.

Non au moins pire du pire !

Que nous chante-t-on ? Qu'un Strauss-Kahn vaut mieux qu'un Sarkozy ? Que le moins pire vaut mieux que l'insupportable ? Que le convenable mielleux et enrobé vaut mieux que la grossièreté stupide étalée ? Qu'on arrête un peu de nous abrutir avec ces arguments faisandés, d'une si crasse médiocrité, cousus de fil blanc.

Le fait que l'un soit plus intelligent et d'apparence convenable que le second n'est pas un argument, mais une circonstance aggravante. Car le problème n'est pas l'intelligence, mais ce à quoi on la destine. Demandez donc aux citoyens grecs et irlandais ce qu'ils pensent de « l'intelligence » strauss-kahnienne et de son FMI.

Gauche rose pâle ou droite ringarde, depuis 1981, au fil des alternances, nous avons vu le même déplorable détricotage de notre univers de vie. A peine maquillé par les premiers pour paraître acceptable, mais avec les mêmes navrants résultats, la même désolante déclinaison.

Regardez donc du côté de la Grèce et de l'Espagne où les « socialistes » Papandréou et Zapatero s'empressent de saigner leurs populations au premier éternuement des banques.

Le droit de vote est un privilège trop précieux pour qu'on le dénature dans de glauques cuisines de bas étages, où l'objectif n'est plus que d'éliminer l'exécrable pour se contenter de ce qui l'est moins… en apparence.

Cinq conditions pour éviter la pêche à la ligne en 2012

Mais alors, me dira-t-on, pour qui voter en 2012 ? A l'heure qu'il est, franchement, je n'ai pas la réponse. En ce qui me concerne, la mienne sera conditionnée par la satisfaction de cinq conditions minimales :

  • la garantie d'un minimum vital décent pour chaque ménage ;
  • la limitation de l'échelle des revenus dans une fourchette de 1 à 30 maxi ;
  • l'interdiction des spéculations sur les variations de prix (celles, criminelles, sur les matières premières et les produits alimentaires, par exemple) ;
  • l'instauration d'un protectionnisme social visant à protéger la population des effets dévastateurs de la mondialisation (délocalisation de nos outils de production, anéantissement de nos services publics…) ;
  • le gel de la dette publique (que personne ne sera jamais en mesure de rembourser) et sa renégociation.

Faute de quoi, à nous l'ablette espiègle et le brochet retors ! Ces conditions valent aussi bien pour Europe Ecologie-Les Verts que pour le Front de Gauche qui sont loin d'avoir encore donné toutes garanties sur ces sujets. A bon entendeur !

Et qu'on ne vienne pas me seriner que la barre est trop haute placée. Foin des tergiversations mollasses et des démissions poltronnes. Osez donc me dire que ces mesures ne sont pas les seules susceptibles de nous sortir du guêpier où nous nous sommes fourrés !

Maintenant chacun fera bien ce qu'il voudra. Après tout, lorsqu'une population a réussi à se donner un jour un Président immature, nul ne saurait plus s'étonner de rien. Mais qu'on ne s'ébahisse pas non plus lorsque d'autres choisissent de se mettre au vert en attendant que passent les désastreux orages.

C'est quoi votre technique de pêche favorite ? Moi, celle des carnassiers aux leurres souples.

Tag(s) : #actualités

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