Egypte : le peuple contre les polices, pour le départ de Tantaoui

Publié le par dan29000

Egypte: escalade de la violence, trois nouveaux morts place Tahrir

Trois personnes ont péri dimanche, asphyxiées par les gaz lacrymogènes tirés par la police sur des manifestants au Caire, portant à cinq le bilan des morts après deux jours d'affrontements en Egypte, à une semaine du premier scrutin législatif depuis le départ d'Hosni Moubarak.

 

 


En fin d'après-midi, les forces de l'ordre et plusieurs milliers de manifestants s'affrontaient pour le contrôle de l'emblématique place Tahrir, foyer de la révolte qui a provoqué le départ du président Moubarak en février.

La police anti-émeutes et la police militaire sont brièvement entrées sur cette place du centre de la capitale égyptienne, avant de refluer dans les rues adjacentes face à une vive résistance des manifestants.

"Trois personnes sont mortes d'asphyxie lors des affrontements" avec la police, a affirmé à l'AFP le docteur Abdallah Abdelrahmane, qui dirige un hôpital de campagne sur Tahrir.

Les manifestants ont réussi à progresser en lançant des cocktail molotov, face aux forces de l'ordre qui répondaient avec des tirs de grenades lacrymogènes et de balles en caoutchouc, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le gouvernement de transition du Premier ministre Essam Charaf tenait de son côté une réunion de crise dans l'après-midi sur les moyens de faire face à la situation.

Les heurts qui avaient commencé samedi matin se sont poursuivi dans la nuit avant de reprendre dimanche matin et s'insensifier dans l'après-midi, notamment aux abords du ministère de l'Intérieur, proche de Tahrir, rappelant les scènes de la révolte anti-régime du début de l'année, avec toutefois une moindre ampleur.


Un appel à une manifestation de masse a également été lancé pour la fin de l'après-midi dans la ville de Suez, sur la mer Rouge, où des affrontements ont déjà eu lieu samedi.

Des manifestants ont également défilé dans la ville d'Ismaïlia (nord), sur le canal de Suez, selon une source des services de sécurité, tandis que des milliers de personnes ont participé aux funérailles d'un jeune homme tué samedi à Alexandrie (nord), selon l'agence officielle Mena. Un autre avait également été tué au Caire.

Sur la place Tahrir, des groupes de manifestants scandaient des slogans hostiles au pouvoir militaire, réclamant la chute du maréchal Hussein Tantaoui, à la tête du Conseil suprême des forces armées (CSFA) qui dirige le pays depuis le départ du président Moubarak.

"Le Conseil des forces armées poursuit la politique de Moubarak, rien n'a changé après la révolution", a déclaré à l'AFP Khaled, 29 ans, alors qu'il installait une tente au centre de la place Tahrir. Dans l'après-midi, les forces de l'ordre ont détruit les campements au centre de la place.

"Le sang des Egyptiens ne sera pas versé en vain" et "A bas Tantaoui", scandaient également des manifestants hostiles à ce militaire septuagénaire, qui fut pendant vingt ans le ministre de la Défense de Hosni Moubarak et l'un de ses plus proches collaborateurs.

Au milieu des manifestants, un homme brandissait une pancarte couverte de sang.

Ces troubles ont relancé les craintes que les législatives qui doivent débuter le 28 novembre et s'étaler sur plusieurs mois ne soient marquées par des incidents et des violences.

Un membre du CSFA, le général Mohsen al-Fangari, a assuré que ces élections se tiendraient comme prévu. "Nous n'allons pas céder aux appels pour reporter le scrutin. Les forces armées et le ministère de l'Intérieur sont capables d'assurer la sécurité des bureaux de vote", a-t-il déclaré.

Plusieurs personnalités politiques et des intellectuels, parmi lesquels l'ancien chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) Mohamed ElBaradei, ont publié un document demandant un délai supplémentaire pour ces élections, dans le cadre d'une révision du calendrier politique du pays.

Ils proposent d'avoir d'abord une assemblée constituante, puis une élection présidentielle et enfin des législatives.

Les militaires quant à eux ont décidé de mettre la présidentielle -à une date non encore décidée- à la fin de ce processus politique, et de ne rendre le pouvoir aux civils qu'une fois élu un nouveau chef de l'Etat.

A l'étranger, les ministres italien et allemand des Affaires étrangères, Giulio Terzi di Sant'Agata et Guido Westerwelle, ont exprimé leur "profonde préoccupation" face à cette situation et "invité toutes les parties à mettre un terme immédiatement aux actes de violences".

 


 Source : L'huma

Publié dans Monde arabe - Israël

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Mitsuko 21/11/2011 16:23


Le peuple contre les polices pour le départ de Tantaoui : Escalade de la violence et de nouveau des morts sur la place Tahrir ...


Plusieurs personnalités politiques et intellectuels ont demandé un délai supplémentaire pour ces élections, dans le cadre d'une révision du calendrier, c'est
une bonne chose, je crois ...


Et ils proposent d'avoir d'abord une assemblée constituante, puis une élection présidentielle et enfin des législatives.


Et les militaires ont décidé de metre la présidentielle (à une date non encore décidée - à la fin de ce processus politique et de ne rendre le
pouvoir aux civils qu'une fois élu un nouveau chef de l'Etat.


Je crois que ça peut marcher et que ça va marcher ... Ce serait vraiment bien pour l'Egypte ...