En finir avec l'industrie de la fourrure : la lente agonie de l'animal pris au piège

Publié le par dan29000

 

 

 

 

Fotolia_2320695_M_web--50--.jpg

 

 

 

 

 

La lente agonie de l’animal pris au piège

Malgré les fermes d’élevage, 15 % des animaux utilisés par l’industrie de la fourrure sont prélevés dans la nature. Réglementation et développement de nouveaux outils de piégeage sont incapables de prémunir les animaux des souffrances atroces de la prise au piège.

 



L’existence de centres d’élevage d’animaux à fourrure n’empêche pas les prélèvements dans la nature. Le piégeage est devenu une action légale et réglementée. Au Canada par exemple, grand pays producteur de fourrures, 80 000 trappeurs piègent un quota défini de castors, rats musqués, martres, coyotes, écureuils, ratons laveurs… – au total, près de la moitié des peaux produites chaque année dans ce pays.

Équilibre écologique bouleversé
Mais dans leurs prises, nombre d’animaux ne sont pas concernés par ces piégeages autorisés. En effet, les pièges ne font aucune distinction. On estime que le piégeage détruit deux fois plus d’animaux que les espèces visées, bouleversant par là même les équilibres écologiques. Mais pas seulement. Bien que les gouvernements tentent de prendre en compte dans leurs législations le « bien-être » de l’animal, aucun piège n’empêche les souffrances et la lente agonie de ces animaux devant la mort.

Objets de torture
Le piège à mâchoires a bien été interdit dans de nombreux pays ; il n’en demeure pas moins que les autres pièges utilisés restent, quels qu’ils soient, des objets de torture. Les souffrances sont telles que les animaux n’hésitent pas à s’automutiler pour s’en délivrer. Une étude américaine a montré que 27 % des visons, 24 % des ratons laveurs et 26 % des renards s'automutilaient. Par ailleurs, des autopsies menées sur des renards arctiques ont permis de retrouver dans leur estomac des morceaux de leur propre corps : des parties de pattes, des griffes, des bouts d'os et surtout de dents car elles éclatent très souvent sur le métal lors des tentatives de libération.

Une lente agonie
Les trois quarts des animaux meurent donc prisonniers du piège. Mais pas de façon rapide. Ils meurent de faim ou de soif, dévorés par un autre animal sauvage. Ils ne sont tués par les trappeurs que si ces derniers ne tardent pas trop. En attendant leur délivrance, les animaux agonisent parfois pendant des jours.
La législation a beau exiger, à partir de 2007, l’utilisation de nouveaux modes de piégeage plus « humains » ; des « accords sur des normes internationales de piégeage sans cruauté » ont beau être signés ; le piégeage demeure un acte cruel dénué de toute humanité que One Voice condamne. Par ses actions, l’association œuvre pour l’abolition de ce droit à la barbarie.



En 1863 déjà, le célèbre naturaliste Charles Darwin condamnait les pièges à mâchoires, indiquant qu'ils menaient « des milliers d'animaux à une extrêmement douloureuse agonie, probablement pendant une durée de 8 ou 10 heures, avant que la mort n'y mette fin. » Il demanda à ses compatriotes anglais d'agir contre « une si terrifiante somme de cruauté ».

En attendant la mort…
Des expériences ont montré que même un piège qui broie sous l'eau (à mâchoires aussi, mais également les modèles dits « en X » ou « livres de messe »), et donc supposé « plus humain », ne réussit pas à supprimer l'agonie : pour les visons, la perte de conscience prend en moyenne deux minutes trente, et entre trois et quatre minutes pour un rat musqué. Les castors se débattent pendant neuf minutes et demie, leur cerveau fonctionnant bien plus longtemps et les battements de cœur ne s'arrêtant qu'au bout de 15 minutes, toujours en moyenne.


Source : One voice

Publié dans environnement

Commenter cet article