Espagne JMJ : flot d'argent et de policiers pour la venue du Pape

Publié le par dan29000

 

BENOÎT XVI AUX JOURNÉES MONDIALES DE LA JEUNESSE (JMJ)
de : oscar fortin
jeudi 18 août 2011 

 


Jeudi, le 18 août, Benoît XVI sera reçu en grande pompe en Espagne pour rencontrer les centaines de milliers de jeunes venus de tous les coins du monde. Les organisateurs parlent de 380 000 étrangers et de 120 000 espagnols. Pour les célébrations, présidées par le Pape, on s’attend à une foule oscillant entre un et deux millions de personnes.


De nombreuses voix discordantes se font entendre pour dénoncer pareil déploiement dont les coûts seront de 50 millions d’euros, soit un peu plus de soixante douze millions de dollars US. Elles se réfèrent, entre autres, au contexte de la crise économique mondiale qui affecte de façon particulière les populations du Tiers-monde ainsi que les chômeurs, les travailleurs au salaire minimum de même que les groupes les plus vulnérables que sont les personnes âgées, les malades, les jeunes. Elles sont scandalisées par le fait que l’Église catholique, témoin de Jésus de Nazareth, celui-là même qui s’est fait le plus petit des petits et le serviteur des serviteurs, soit représenté par un personnage qui s’enveloppe de tous les honneurs d’un chef d’État et qui se prête à pareille démonstration, plus près des grands rassemblements de partis politiques en pleine campagne électorale que de la présence humble et sans ambigüité d’un véritable témoin de Jésus.

Ces protestations constituent par elles-mêmes une critique fondée sur ce grand décalage qui existe entre ces représentants hiérarchiques de l’Église institutionnelle et Jésus lui-même. Vraiment, aucune comparaison n’est possible tant sur le plan de l’esprit que de l’engagement. Autant les premiers sont jaloux de leur pouvoir, du rang de leurs fonctions et des avantages et privilèges qui les accompagnent, autant le second se fait humble, dépouillé et fidèle représentant de son Père. « Qui me voit, voit le Père. » Je doute fort que Benoît XVI puisse en dire autant en relation avec Jésus de Nazareth. Si tel était le cas, peu le croirait.

Il faut voir maintenant ce qu’il aura à dire aux grandes puissances qui mettent le feu un peu partout au Moyen Orient, en Afrique et qui ne cessent de tramer des projets criminels en Amérique Latine et ailleurs dans le monde. Trouvera-t-il le courage et l’inspiration qu’il faut pour dénoncer à voix haute ces aventures guerrières de conquête et de pillage, couvertes de mensonges et de manipulation de l’information, que mènent les États-Unis, l’OTAN et le Canada en Libye et d’une certaine façon en Syrie ? Aura-t-il le courage du prophète Isaïe pour rappeler à l’ordre ces pays de l’Occident, dit chrétien, qui se réclament de la foi et de Dieu tout en faisant le contraire de ce qu’il attend d’eux. Un langage sans équivoque et sans aucune complaisance.

« Cessez d’apporter de vaines offrandes : J’ai en horreur l’encens, Les nouvelles lunes, les sabbats et les assemblées ; Je ne puis voir le crime s’associer aux solennités. Quand vous étendez vos mains, je détourne de vous mes yeux ; Quand vous multipliez les prières, je n’écoute pas : Vos mains sont pleines de sang. Apprenez à faire le bien, recherchez la justice, Protégez l’opprimé ; Faites droit à l’orphelin, Défendez la veuve. » (Is.1, 13-17) »

"Malheur à ceux qui ajoutent maison à maison, et qui joignent champ à champ, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’espace, et qu’ils habitent seuls au milieu du pays ! Malheur à ceux qui appellent le mal bien, et le bien mal, Qui changent les ténèbres en lumière, et la lumière en ténèbres, Qui changent l’amertume en douceur, et la douceur en amertume ; Qui justifient le coupable pour un présent, Et enlèvent aux innocents leurs droits ! Malheur à ceux qui prononcent des ordonnances iniques, Et à ceux qui transcrivent des arrêts injustes, pour refuser justice aux pauvres, et ravir leur droit aux malheureux de mon peuple, pour faire des veuves leur proie, et des orphelins leur butin ! "(Is.5-10)


Voilà le langage qui correspond aux témoins de Jésus de Nazareth. Les temps que nous vivons n’ont pas tellement changé quant à cette dynamique des relations entre puissants et faibles. Ce n’est pas le grand-prêtre de l’époque qui a eu le courage de cette parole, mais un prophète, libre des institutions et disponibles à la volonté de Dieu. Aujourd’hui où sont passés les prophètes ? Ils sont là, soit muselés par les hiérarchies ou encore isolés dans les coins perdus d’un diocèse ou d’une prison. N’empêche, ils parviennent tout de même à parler et à faire entendre la parole de celui qui a donné sa vie pour que la vérité soit proclamée à toute personne de bonne volonté. Ils ne sont évidemment pas sur les estrades à se faire applaudir et admirer, mais dans les rues à faire entendre une parole de vie et de solidarité.

Voilà ce que Jésus disait au moment d’entamer sa vie publique qui allait inévitablement le conduire à une condamnation à mort.


« « L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a consacré par l’onction pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres ; il m’a envoyé annoncer aux captifs la délivrance et aux aveugles le recouvrement de la vue et renvoyer en liberté les opprimés. » Lc. 4,18-19


Je ne pense pas que les propos et engagements de Benoît XVI le mettent en grand danger devant les puissances dominantes de nos sociétés. Il compose assez bien avec elles.

 

Oscar Fortin Québec, le 17 août 2011 http://humanisme.blogspot.com

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le journal de personne 19/08/2011 18:37



PAPISOLS


Je n'ai pas été encore jugée. J'attends... mon jugement
Qu'est-ce que j'ai fait?
J'ai manifesté violemment mon mécontentement auprès des indignados à Madrid... contre le débarquement du saint Père.
Un sentiment de solidarité... très certainement... oui... jusqu'ici, rien de bien méchant...
Mais j'étais armée au moment de mon arrestation, un petit révolver... que j'ai hérité de mon père, je l'ai toujours eu sur moi, un porte-bonheur... qui m'a porté malheur.
Disons que J'étais  au mauvais endroit, au mauvais moment
Ils étaient persuadés que j'étais là pour tuer le Saint Père.
Comme si j'avais que ça à faire...
Et de fil en aiguille, je me suis retrouvée face à face avec le pape...  il a demandé à me voir pour faire comme son prédécesseur qui  a été lui, victime d'un vrai attentat.
Il était lumineux et chaleureux... je n'ai pas osé le regarder dans les yeux. Il fit une petite prière pour effacer un péché que je ne comptais pas commettre et m'a demandé en français s'il vous
plaît... si j'étais athée?
Je lui ai fait comprendre en allemand que je n'ai rien contre Dieu . Ce sont ses lieutenants qui m'exaspèrent...
Il a ri... un peu jaune... et m'a demandé  quelles études j'avais faites?
J'ai relevé la tête et j'ai osé lui dire que j'ai été à l'école du Bien. mais comme il n'avait pas l'air de comprendre, je lui ai expliqué... Que le Bien était le plus sûr précepteur... pour
cheminer dans la vie .
Pour moi les choses étaient claires : pour bien faire , il suffit de faire le bien et plus vous le faites et plus vous avez envie de le faire.
L'école du Bien nous apprend davantage sur nous-mêmes que l'école du mal.
Il était médusé. Mais quel rapport y a-t-il avec votre voyage en Espagne? me demanda t-il un peu désabusé...
En débarquant en grandes pompes, lui-dis-je, Vous rompez l'alliance avec votre  Seigneur jésus christ... qui n'avait besoin de rien pour accomplir sa mission sacrée.
Le christ était laïc avant la lettre. c'est lui l'inventeur et le premier défenseur de la laïcité.
C'est lui le premier qui rendit à César  ce qui appartient à César et à Dieu ce qui appartient à Dieu.
Et si je puis me permettre, et sans vous manquez de respect, c'est lui le premier et le dernier des Indignés. 


http://www.lejournaldepersonne.com/2011/08/pipasols/