Fonction publique : élections aux Comités techniques

Publié le par dan29000

SOLIDAIRES-2.gifLe 20 octobre prochain se dérouleront les premières élections aux Comités Techniques dans la Fonction Publique. Initialement elles devaient concerner les 5,2 millions d’agents titulaires et non titulaires des trois versants de la Fonction Publique. Seuls l’État et l’Hospitalière seront concernés pour ce 1er scrutin, les employeurs territoriaux s’étant opposés au renouvellement des Comités Techniques dans les collectivités territoriales. Les agents territoriaux ne seront concernés qu’en 2014. Près de 3 millions d’agents seront donc amenés à élire en 2011 leurs représentants dans ces instances.

 

 


C’est un enjeu important pour chaque organisation membre de Solidaires de mesurer son audience, l’adhésion à sa conception de l’action syndicale, de ses revendications et de ses choix stratégiques.

C’est un enjeu pour Solidaires Fonction Publique de confirmer et d’amplifier sa présence au sein du nouveau Conseil commun de la Fonction Publique.

C’est pour notre Union syndicale Solidaires, un enjeu pour le renforcement de notre syndicalisme de lutte et de transformation sociale.

Après les élections aux prud’hommes en 2008 où nous avons progressé de plus de 2,31 points, c’est au tour de la Fonction Publique de renforcer notre implantation dans le public comme dans le privé. Progresser à ces élections ancrera durablement notre organisation dans le paysage syndical à l’heure où le gouvernement tente d’imposer par la loi une recomposition syndicale.

Pour l’Union interprofessionnelle Solidaires, ses syndicats, ses fédérations, ses structures locales, pour Solidaires Fonction Publique, ces élections revêtent donc la même attention et la même implication que pour les élections prud’homales. D’autant plus qu’en parallèle, la réforme en cours sur les moyens syndicaux dans la fonction publique prévoit une remise en cause majeure et dangereuse des droits et moyens syndicaux en cas de non représentativité au Comité Technique. Solidaires favorisera la mise en place d’un front syndical pour faire reculer le gouvernement sur ce projet.

Les conséquences de la Révision Générale des Politiques Publiques, visant à restructurer les services publics pour supprimer encore plus d’emplois de fonctionnaires, et de son corollaire la Réorganisation Administrative et Territoriale de l’Etat ont profondément modifié les périmètres des collèges électoraux. Quant à l’hospitalière, la Loi Bachelot (HPST) accélère la fermeture des structures de proximité et les regroupements des hôpitaux et Etablissements Médico-Sociaux.

C’est dans ce contexte que le dépôt des listes se déroule. Pour recueillir des voix qui mesureront notre représentativité, notre objectif est de déposer des listes dans l’ensemble des Comités Techniques mais également dans les Commissions Administratives Paritaires parce qu’il s’agit de deux aspects complémentaires de notre action syndicale. Si, lors des précédentes élections professionnelles, certaines organisations syndicales au sein de notre Union ne rencontraient pas de difficultés particulières pour déposer des listes, l’élargissement du collège électoral complique la donne. Pour Solidaires, l’ensemble de nos syndicats, conscients des enjeux, conjuguent leurs forces pour atteindre cet objectif et nous permettre de déposer partout un maximum de listes complètes aux CT de proximité comme aux C T Ministériels.

Pour la première fois tous les syndicats de Solidaires peuvent se présenter partout sans avoir à faire la preuve de leur représentativité. Ce sont les salariés, comme nous le revendiquions, qui par leur vote détermineront désormais l’audience de chaque syndicat. C’est une avancée pour la démocratie sociale.

Déposer des listes aux CT, pour mesurer notre audience et l’écho auprès des agents de notre discours, de nos analyses et de nos revendications, c’est se donner les moyens du rapport de forces et le traduire en voix.

Si, à compter d’octobre la représentativité sera désormais assise sur le résultat obtenu aux élections aux Comités Techniques, lieux compétents pour aborder l’organisation des services, alors que jusqu’alors elle l’était sur les résultats aux élections aux Commissions Administratives Paritaires pour les titulaires et aux Commissions Consultatives Paritaires pour les contractuels, ces dernières, qui se dérouleront le même jour, n’en conservent pas moins toute leur importance. En effet, c’est dans celles-ci que la défense collective et individuelle des agents continuera d’être assurée.

A l’heure où le service public est attaqué et son rôle de cohésion sociale remis en cause, « gagner les élections » signifie « gagner pour le service public », ses missions, ses agents et ses usagers. Après le conflit sur les retraites, gagner pour le service public, ses agents et ses usagers, c’est gagner pour tous. C’est affirmer qu’un autre modèle de société est possible, un modèle qui n’oppose pas artificiellement les salariés du public et du privé en stigmatisant de pseudo-privilèges. C’est également renforcer, par les luttes des agents du service public, les luttes de l’ensemble du monde du travail.

Les résultats engrangés doivent permettre à Solidaires, tant au niveau interprofessionnel qu’au sein de la Fonction Publique, d’être définitivement un interlocuteur inévitable et une force syndicale combative et unitaire incontournable. C’est un moyen de peser efficacement sur les choix et les orientations tant de l’intersyndicale interprofessionnelle que de l’intersyndicale Fonction Publique. C’est là le moyen de confirmer et de renforcer Solidaires pour défendre les agents, leurs missions et le service public, ainsi que d’œuvrer à la convergence entre salariés du privé et du public.

 

 

Source : SOLIDAIRES

Publié dans actualités

Commenter cet article