Formation des instits : le changement, c'est pas maintenant

Publié le par dan29000

Formation des instits : le changement, c’est plus tard (peut-être)

 

de : SUD Education Créteil

 

 

 

(voir aussi le Journal des PES spécial rentrée 2012)



La (contre-)réforme de la mastérisation a laissé exsangue la formation des maîtres. La campagne socialiste n’a distribué les promesses que parcimonieusement, l’arrivée effective au pouvoir semble renforcer cette timidité.


L’Education apparaissait cependant comme une priorité absolue. Amenée au bord de l’abîme, après la santé, la retraite..., elle devrait profiter d’une mobilisation nationale. Le changement est-il pour maintenant ? Etat des lieux.

Pour ce qui nous concerne, la première bonne nouvelle du quinquennat ne venait pas du gouvernement mais du Conseil d’Etat, qui retoquait enfin la mastérisation, le 1er juin 2012, pour une question de forme. L’occasion s’offrait au nouveau gouvernement, après la conquête de la majorité absolue à l’Assemblée nationale, de mettre en musique les promesses. SUD Education demandait avec d’autres un plan d’urgence pour l’Education. En guise de plan d’urgence, on aura la régularisation par Vincent Peillon des décrets sur la mastérisation...

Ça commence mal...

Pas de plan d’urgence, donc, mais quelques mesures cosmétiques pour la rentrée 2012. Une promotion de professeurs des écoles supplémentaire est envoyée au turbin dans les conditions extrêmement difficiles connues par les deux promotions précédentes.

Pour le 93, l’évolution se traduira par de très légères améliorations, toujours en retrait par rapport aux pourtant modestes préconisations de la circulaire du 31 mars 2011 (1/3 du temps de travail en formation) :
 2 semaines de stage entre la rentrée et la Toussaint, par vagues successives (cours en IUFM et observation-pratique accompagnée en écoles d’application) ;
 1 semaine de formation avant fin avril.

Mais la plus grande partie de la formation restera organisée en modules facultatifs hors temps scolaire. Une aberration étant donné l’énorme charge de travail des professeurs stagiaires.

… mais tout est sur la table

Les consultations ont commencé début juillet et se termineront fin septembre. Début octobre, le rapport « Refondons l’école » sera présenté. La réforme de la formation des maîtres fait partie des sujets traités, avec en ligne de mire la mise en place au sein des universités d’« écoles supérieures du professorat et de l’éducation ». Contenu et durée de la formation, entrée progressive dans le métier, modalités de prérecrutement, les termes du débat sont posés.

D’ici la fin de l’année, une loi sur la « refondation de l’école de la République » devrait être votée. Au-delà des nouveaux noms ronflants, les réformes annoncées seront-elles à la hauteur des enjeux ? Ne s’agira-t-il que de mesures cosmétiques destinées à masquer l’absence de volonté politiques ? Ou poursuivront-elles le travail de démolition, par l’appauvrissement et la mise en compétition, amorcé par les gouvernements précédents ? A suivre...

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