Friche de la Belle de mai : festival "Paroles de Galère"

Publié le par dan29000

 

Primitivi à "Paroles de Galère"

Proj de films longs & courts le 3 septembre à la Friche

 

 

 

Hey people ! C’est déjà la deuxième édition du Festival de notre chère Galère, la radio associative qui rame à contre courant depuis tant d’années. On y sera pour vous montrer une selecta de docus tout chauds sortis du four toute l’aprême, puis gavade de films courts, clips, animations, archives et pépites en plein air dès qu’il fait nuit.


Programme de l’écran documentaire. (sous réserve de confirmations) A partir de 15h, dans la Salle de l’ERAC, au bout de la rue de la Verrière (entrée par la rue François Simon) : En exclusivité mondiale, amigo,

"au prix du gaz"

de Karel Pairemaure. Produit par Kamatomi Films/Kazart prod. 2011 - 85 minutes En juillet 2009, les ouvriers de l’usine de sous-traitance automobile New Fabris, à Châtellerault (Vienne), occupent leur usine, menaçant de la faire exploser avec des bonbonnes de gaz. "Au prix du gaz" raconte l’histoire d’une lutte ouvrière du XXIéme siècle, où la place des médias est devenue prépondérante dans les rapports sociaux. Au delà de ce conflit, le film dresse un état des lieux des logiques qui animent aujourd’hui l’industrie. Il raconte également comment la lutte a permis à ces hommes de garder une dignité, qu’ils estiment bien au-delà de toute compensation financière. Deux ans après le conflit, ces ouvriers reviennent sur cet événement qui a bouleversé leur existence et font le bilan de leur nouvelle vie. le site du film : http://www.engrenage.org le site de Kazart prod http://www.kazart.net/

Squatt. La ville est à nous

de Christophe coello Produit par cp productions, le film sortira en salle le 2 novembre Un verrou qui cède, une porte qui s’ouvre, des cris de joie qui retentissent : un logement condamné est redevenu libre. Simple comme bonjour, la réappropriation qui ouvre le film de Christophe Coello est d’abord un moment d’intense vitalité. Jubilation de déjouer les plans de la société immobilière qui a entrepris de vider l’immeuble de ses habitants, jubilation de redonner vie à un bout de ville morte, jubilation de conquérir un toit au nez et à la barbe des promoteurs et au soulagement des derniers voisins.

Nous sommes dans un quartier populaire de Barcelone en proie à la spéculation, mais la scène pourrait se dérouler aussi bien dans n’importe quelle grande ville d’Europe. Gentrification, loyers hors de prix, opérations de « réhabilitation » destinées à remodeler à coups de serpe la population d’une rue ou d’un centre-ville : le spectateur évolue sur un terrain familier. Ce que lui divulgue le film, c’est une proposition de lutte concrète et collective contre cette mise en coupe réglée. Pendant huit ans, de 2003 à 2011, Christophe Coello a filmé de l’intérieur les actions de « Miles de viviendas » (« des milliers de logements »), un groupe de flibustiers barcelonais qui invente mille façons de repousser les murs du possible. Gloria, Vicente, Ada et les autres ne se contentent pas d’investir des habitations promises à la culbute financière, ils impulsent la résistance à l’échelle du quartier. Collecte d’informations sur les magouilles immobilières en cours, opérations festives de déminage du béton armé, intrusions chez les donneurs d’ordre, tissage de liens de solidarité avec les voisins – comme dans cette jonction improbable et pourtant fructueuse entre les « squatteurs » et les « vieilles dames » du quartier de la Barceloneta. Un combat perdu d’avance ? Pas sûr, car la mobilisation des habitants pour la défense de leur quartier se double d’une suggestion faite à chacun de reprendre le contrôle de sa vie. La note joyeuse par laquelle commence cette aventure retentit jusqu’après la dernière image. Film d’action, film qui donne envie d’agir, Squat nous embarque dans l’exploration des choix qui s’offrent à nous tous.

À l’ombre de la République

de Stéphane Mercurio - 2011 - 100’ "Quel est donc, à l’orée 2010 en France, l’état des personnes privées de liberté ? Il revient au Contrôle d’affirmer que les personnes sortent rarement de ces lieux autrement que brisées ou révoltées". Rapport du contrôle général des lieux de privation de liberté (mars 2010). C’est le point de départ de ce film. Le CGLPL est une autorité administrative indépendante chargée de garantir les droits fondamentaux des personnes enfermées. À tout moment, sur l’ensemble du territoire français, les contrôleurs peuvent se rendre derrière les murs de leur choix. À toute heure, et pour la durée qu’ils jugent nécessaire. Prisons, bien sûr, mais également commissariats, hôpitaux psychiatriques, douanes, centres de rétention… Faire cette immersion avec le contrôle, c’est, bien entendu, voir une réalité sur laquelle la République se veut discrète.

Don’t clean up the blood

de primitivi - 2011 - 45’ Il y a tout juste dix ans, Gênes était le théatre de manifestations monstres, pour protester contre la réunion du G8.
- Don’t clean up the blood ("ne nettoyez pas le sang", graffiti sur les murs de l’école DIAZ, ou plusieurs dizaines de manifestants furent tirés de leur sommeil et lynchés par la police) tourné sur place et monté dans la foulée en 2001 revient sur cet évènement.
- Une foule immense, mais avec des tactiques, des mots d’ordres, des couleurs différentes. Une diversité qui semblait alors pouvoir s’organiser, se réunir parfois, manifester chacun de son côté quand les intentions sont trop différentes. Cortège Tuttebianchi d’un côté, Pink block pacifiste d’un autre, black blocks anarchistes encore ailleurs. Mais le 20 juillet, un carabinier tire une balle dans la tête de carlo Giulani, 20 ans. Dans les heures suivantes, une répression féroce s’abat sur les manifestants. Certaines gardes à vues, en particulier à la caserne de Bolzanetto dureront plusieurs jours, avec humilations, tabassages, menaces de mort,... A la suite de ce traumatisme, l’unité des contre sommets vole en éclat. L’organisation Attac, par exemple, se désolidarise des Black Blocks. Son président Cassen déclare "Pour ceux qui ne l’aurait pas compris, attac n’est pas une organisation révolutionnaire". Don’t clean up the blood ("ne nettoyez pas le sang", graffiti sur les murs de l’école DIAZ, ou plusieurs dizaines de manifestants furent tirés de leur sommeil et lynchés par la police) tourné sur place et monté dans la foulée en 2001 revient sur cet évènement.

 

 

Source : Primitivi

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