Fukushima : quand le Japon joue avec le feu

Publié le par dan29000

Le Japon joue avec le feu


Publié le 15 juillet

Depuis le séisme et le raz de marée de mars 2011, une piscine de déchets nucléaires menace de s’effondrer à la centrale de Fukushima. Le bassin est suspendu à 30 mètres au dessus du sol, accroché à des murs tordus et gangrénés par les explosions, éventrés par les vagues du raz de marée. Si la piscine s’effondre, de monstrueuses radiations (100 fois Tchernobyl) rasent le Japon. Depuis un an et demi Tepco et le gouvernement japonais sont totalement radio-inactifs, ce qui rend le scénario de l’effondrement réaliste.

Depuis le séisme et le raz de marée de mars 2011, la pis­cine de déchets nucléai­res ruinée du réac­teur 4 de Fukushima menace de s’effon­drer. La pas­soire est sus­pen­due à 30 mètres au dessus du sol, accro­chée à l’épave du réac­teur. Cette pis­cine défon­cée contient prés de 250 tonnes de com­bus­ti­ble usagé mêlées à des tonnes de déjec­tions issues de l’explo­sion du bâti­ment en mars 2011.


Japon : vers une terre inha­bi­ta­ble

Si la pis­cine s’effon­dre le com­bus­ti­ble éclate, chauffe et devient une source de mons­trueu­ses radia­tions mor­tel­les (10 fois la quan­tité de césium 137 relâ­ché par Tchernobyl). Des radia­tions tel­le­ment impor­tan­tes et dan­ge­reu­ses qu’elles empê­chent l Homme de s’appro­cher à moins d’un kilo­mè­tre. Et l’empê­che donc de per­fu­ser à l’eau froide les 3 coriums de la cen­trale. Les 3 coriums livrés à eux même déga­gent des quan­ti­tés hideu­ses de radia­tions (100 fois Tchernobyl) qui ont pour consé­quen­ces l’aban­don de la cen­trale nucléaire et celle d’à côté, Fukushima Daini, qui a son tour dégage d’apo­ca­lyp­ti­ques radia­tions, etc. Jusqu’à faire du Japon une terre inha­bi­ta­ble et du reste du monde une vaste décharge nucléaire.

Un scé­na­rio iné­vi­ta­ble

Pour le moment le scé­na­rio le plus hideux est iné­vi­ta­ble. Les murs qui por­tent la pas­soire sont gan­gré­nés par les 3 explo­sions qui ont eu lieu dans la cen­trale nucléaire, éventrés par les vagues du raz de marée de mars 2011 et suin­tent l eau radio­ac­tive depuis un an et demi. Le sys­tème de per­fu­sion qui refroi­dit la pas­soire de l’unité 4 n’a pas d’ins­tal­la­tion de secours et tombe régu­liè­re­ment en panne. Des trem­ble­ments de terre vio­lents ont lieu plu­sieurs fois par jour. La saison des typhons démarre au quart de tour cette année, les tor­na­des les plus vio­len­tes enre­gis­trées au Japon se sont déchai­nées au mois de juillet dans la pré­fec­ture voi­sine de Fukushima. La ruine nucléaire n°4 peut s’effon­drer à tout moment.

Des diri­geants irres­pon­sa­bles et cor­rom­pus

Tepco, l entre­prise pro­prié­taire du mons­tre, affirme qu’il n’y a pas de risque d’effon­dre­ment de la pas­soire et qu’elle compte passer plu­sieurs années à trans­fé­rer le poison ato­mi­que qu’elle contient vers un lieu sûr. Plusieurs années avant de vider la pas­soire ?! Plusieurs années à essuyer l’usure du temps, la pluie, les tor­na­des, les typhons, les trem­ble­ments de terre quo­ti­diens et les erreurs humai­nes ?! Cela revient à atten­dre qu’elle s’effon­dre.

Le gou­ver­ne­ment japo­nais est plus radio-inac­tif que jamais, cor­rompu par l’indus­trie de l’atome, il n’a qu’une idée en tête : redé­mar­rer les réac­teurs nucléai­res qui sont actuel­le­ment à l’arrêt et siéger au conseil d’admi­nis­tra­tion de Tepco à la fin du mandat. Tepco et le gou­ver­ne­ment japo­nais sont inca­pa­bles de gérer cette situa­tion d hyper crise ; c’est une aide inter­na­tio­nale dont a besoin le peuple japon­nais.

Auto orga­ni­sa­tion du peuple

Le peuple japo­nais et 70 orga­ni­sa­tions loca­les ont saisi l’ONU pour deman­der que l’orga­nisme inter­na­tio­nal contrôle et gère le plus rapi­de­ment pos­si­ble le trans­fert du poison ato­mi­que de la pis­cine 4 vers un lieu sûr, à la place de leur gou­ver­ne­ment et Tepco. Détails acca­blants : la demande d’aide faite à l’ONU dénonce l’irres­pon­sa­bi­lité des diri­geants japo­nais (« ils sont inca­pa­bles de gérer la crise »), l’aveu­gle­ment de Tepco (« ils consi­dè­rent qu’il n’y a pas de danger ») et décrit une « menace mon­diale jamais égalée dans l’his­toire de l’huma­nité ».

Circulez y a rien à voir

C’est pas en France qu’on enten­dra parler du pro­blème. Avec tout le fric que l’indus­trie mor­ti­fère du nucléaire balance dans les média, on est pas prés d’avoir des infos sur la Passoire n°4 à la télé, dans les jour­naux ou sur les ondes. D ailleurs on en a pas entendu parler pen­dant la cam­pa­gne des pré­si­den­tiel­les, malgré que cer­tains affir­maient vou­loir fermer des cen­tra­les.

C’est pas à Lyon qu’on enten­dra parler du pro­blème, avec 4 réac­teurs nucléai­res ultra puis­sants au Bugey qui mena­cent en per­ma­nence de déclen­cher un acci­dent sur­puis­sant (et imprévu), fau­drait pas inquié­ter la popu­la­tion ; les com­mu­nes qui entou­rent la cen­trale, dont celle de Lyon sont mena­cées de conta­mi­na­tion mais aussi celles de Saint Étienne et de Valence situées sur le trajet des vents domi­nants. Voire, en cas de sur-acci­dent comme au Japon, la menace de conta­mi­ner la tota­lité du pays.

Cette indus­trie de la mort est insup­por­ta­ble au pays des vivants.

Fermons toutes les hideu­ses cen­tra­les nucléai­res en France comme au Japon ou ailleurs, les sour­ces d’énergie sont nom­breu­ses et suf­fi­san­tes. Et filons un coup de main au peuple japo­nais à défaut d’un coup de pied bien placé à ses diri­geants.

Cocolysh

P.-S.

Suite à l’accident de Fukushima, Tepco est en cours de nationalisation.

 

SOURCE / REBELLYON

Publié dans environnement

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