Gémenos : Fralib (Unilever), contre la fermeture du site, boycott de Lipton et pétition

Publié le par dan29000

 

 

 

 

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 Appel au boycott de Lipton: «On veut sauvegarder nos emplois»

Depuis mardi, les salariés de l'usine Fralib, près de Marseille, appellent au boycott de leurs produits. Interview d'un syndicaliste CGT, qui explique ce moyen d'action peu commun.

 

RECUEILLI PAR ANGELA BOLIS 

 

 

 

Fin septembre, le groupe Unilever annonce officiellement la fermeture de l'usine Fralib, qui produit des sachets de thé Lipton et L'Elephant près de Marseille. Les salariés, aguerris par deux mois de grève en mars dernier, ont opté pour un nouveau type de mobilisation: l'appel au boycott de Lipton. Olivier Leberquier, délégué CGT à Fralib, était, ce mercredi, en pleine mission de collage d'affiches dans le XIIIe arrondissement de Marseille.

Pourquoi cet appel au boycott?

La seul chose qui intéresse le groupe Unilever, c'est l'argent. Donc s'ils en perdent, ça pourra peut-être les faire réfléchir... On veut sensibiliser le consommateur: on est la dernière usine française qui conditionne des thés parfumés. Unilever veut la fermer, alors que la France est le premier marché de thé parfumé et d'infusion d'Europe de l'Ouest. Le groupe compte maintenir la même production, en s'appuyant uniquement sur ses trois autres usines européennes. Et faire traverser les camions depuis la Pologne pour approvisionner la France, alors qu'il se vante d'être une société soucieuse de l'environnement.

Pourquoi Unilever veut-elle fermer cette usine?

La direction justifie sa décision par des difficultés économiques. Mais ces problèmes ne sont pas réels. La totalité des salaires des 182 salariés et des dirigeants de l'usine équivaut à 15 centimes de chaque boîte de thé, mais Unilever veut faire encore plus de bénéfices. Pour nous, c'est une escroquerie intellectuelle: la direction compare notre usine avec les autres sites européens. Mais c'est elle qui a justement créé les conditions pour affaiblir notre production. Ces trois dernières années, le groupe a investi 97 millions d'euros en Pologne, en Belgique et en Angleterre, et seulement 6 millions en France. Depuis 2002, Fralib produit 600 millions de sachets de moins. Et on ne reçoit aucun investissement publicitaire et technologique.


Aujourd'hui, où en est votre campagne d'affichage pour le boycott des sachets de thé Lipton?

Olivier Leberquier: On ne s'attendait pas à autant de monde... Nous sommes une trentaine de collègues, un peu partout dans Marseille. On a imprimé 10.000 affiches. En deux jours, on en a collé la moitié. D'abord autour d'Aubagne, où se situe notre usine. Et aujourd'hui, on inonde les quartiers de Marseille. On pense relancer une commande, pour élargir la campagne à la région, puis à toute la France avec le soutien de la fédération CGT agroalimentaire.

Pourquoi une telle implication de votre part dans ce combat?

Cette usine a été créée il y a 118 ans. Au départ, elle était implantée dans le centre de Marseille, et comptait, il y encore une trentaine d'années, 450 salariés. Dans les années 1970, elle est passée aux mains du groupe multinational Unilever. Depuis, en 1997, ils ont fermé l'autre usine française de conditionnement de thé, qui était située au Havre. Ceux qui sont restés là-bas sont toujours en galère, ils ont des petits boulots, il y a eu des divorces, des suicides: on sait combien une fermeture d'usine est difficile. Comme 53 autres salariés de cette usine, je suis descendue à Marseille, à Fralib. Et maintenant, ils veulent aussi fermer celle-ci...

Après dix mois de conflit, avez-vous toujours espoir?

Oui! A Marseille, d'autres salariés ont réussi. Grâce à leur détermination, l'usine Nestlé de Saint-Menet est toujours ouverte. La raffinerie de sucre Saint-Louis produit trois fois plus qu'au moment où ils voulaient la fermer. Récemment encore, les chantiers navales du port de Marseille ont été sauvés, après une occupation de 500 jours par leurs salariés. Même s'ils ne sont pas encore assez nombreux, tous ces exemples nous encouragent à lutter et à tenir bon.

Source : Libération.fr

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Tract : C.G.T - CFE/CGC. FRALIB GEMENOS

A VOUS DE JUGER !!! 



La direction a cru bon d’écrire à tous les salariés le 14 décembre pour commenter le rapport de l’expert du Comité d’Entreprise. 

Depuis lundi 13 décembre, jour où ce rapport a été remis, la direction multiplie la communication sur ce sujet : 

Lecture par leur mercenaire d’une note de synthèse, critique de 10 pages préparée par UNILEVER. 

Communiqué de presse sur ce sujet le soir même.

Courrier aux salariés qui tente d’inverser la responsabilité des difficultés qu’elle rencontre sur son projet de fermeture de l’usine. Elle voudrait parler exclusivement du PSE et des moyens qu’elle compte mettre pour acheter (supprimer) nos emplois. 

Elle veut communiquer parce qu’elle est « dans la merde ».



En réalité ce que dit l’Expert du Comité c’est :

- Qu’il n’y a pas de difficulté structurelle de marché d’Unilever sur l’Europe de l’Ouest continentale. Le rapport remet en cause le découpage du périmètre d’activité puisqu’il est basé sur la distinction entre le Royaume Uni d’un coté, l’Europe de l’Ouest de l’autre coté et enfin les Pays de l’Est.Hors
l’argumentation du rapport balance continuellement entre ces différents marchés. 

L’argument de ‘difficultés structurelles’ tenant à l’érosion des marges de la catégorie ‘Thés & Infusions » d’Unilever en Europe de l’Ouest Continentale ….. impliquant les produits fabriqués à Gémenos … est irrecevable. 



- Que la surcapacité industrielle existant sur les sachets Double Chambres est la conséquence d’une stratégie voulue et non maitrisée par le groupe Unilever. L’argument de la surcapacité est donc lui aussi irrecevable.

Pour les coûts, le rapport ne reconnaît pas que ceux de Gémenos sont les plus élevés mais montre pourquoi ils le sont.

- Que les coûts et les réalités économiques industrielles des 3 sites sont incomparables (20 pages le démontrent). Le manque de compétitivité est la résultante d’une stratégie délibérée du groupe.

- Que sans les comptes de l’USCC, sans la documentation exhaustive à fournir à l’administration fiscale sur les prix de transfert et sans l’étude économique à postériori sur la mise en place de Mountain, le rapport ne peut formuler une appréciation sur l’activité de Fralib.

- Que le rapport n’a pas pour objet de proposer une piste alternative, mais de démontrer que le projet de fermeture du site de Gémenos est sans fondement, injustifié et que la piste alternative en l’espèce est de ne pas fermer Gémenos.

Le Préfet a demandé à Unilever d’étudier d’autres pistes et notamment 3 hypothèses : 

- Maintien des activités actuelles de Fralib.

- Intégration de nouveaux produits du groupe sur le site de Gémenos

- Recherche d’un repreneur.

Le Préfet, au vu du rapport que lui a remis le Directeur Départemental du Travail, n’a pu constater, qu’une nouvelle fois, la direction d’Unilever se refuse à étudier d’autres pistes.

- Que les sous-investissements à Gémenos sont une fracture technologique. Entre 2005 et 2011, les investissements à Katowice ont été 9 fois supérieurs à ceux de Gémenos et ceux de Bruxelles 6 fois supérieurs. Dans ces conditions, comparer les performances relève d’un non sens et d’une aberration économique. 

Pour masquer la qualité et le manque d’information transmise dans le cadre de l’expertise, la direction tente de mettre en cause l’indépendance et la loyauté de l’Expert. 

Nous tenons à la disposition de tous les salariés de Fralib le rapport de l’expert du Comité d’Entreprise, qui démontre la justesse de notre analyse à l’opposé de celle faite par la direction. 

Fidèle à la stratégie contre la fermeture de notre site et pour le maintien de l’activité industrielle et des emplois. Nous vous demandons d’être disponibles pendant la période de fin d’année où nous allons nous organiser pour mettre sous surveillance notre outil de travail. 

La direction ayant décidé de convoquer le CE le 3 et le 10 janvier 2011, Les élus se réuniront dans la semaine du 27 au 31 décembre pour préparer ces réunions. 

D’ores et déjà nous demandons à l’ensemble des salariés d’être présents lundi 3 janvier 2011 à 9H00. La présence de tous est indispensable 


Source : CGT Fralib
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PETITION /

 

Pour le maintien de l'emploi industriel et de l'activité à FRALIB Gémenos



URL Courte : http://8938.lapetition.be/

Le 28 septembre le groupe Unilever a annoncé son projet de fermeture de FRALIB Gémenos.
Les salariés, leurs syndicats CGT et CGC ont démontré à plusieurs reprises que l’argumentaire économique avancé par la direction ne tenait pas la route.
Unilever a tout mis en œuvre pour plomber l’usine de Gémenos, comme ils l’ont fait auparavant pour l’usine du Havre, où plus de 50 salariés ont été mutés en Provence.
C’est un véritable scandale, on veut fermer une usine uniquement pour augmenter la part des actionnaires au détriment des salariés et de l’emploi industriel.
Le Thé de l’Eléphant est en Provence depuis 118 ans il doit y rester !
Cette industrie produit de la richesse pour notre région, c’est de l’emploi pour ses habitants et nos enfants.
Salariés, citoyens agissons ensemble en signant massivement la pétition pour exiger :
- L’arrêt immédiat du projet de fermeture du site de Gémenos
- Le maintient de l’activité et des emplois à Gémenos
- Un véritable projet d’avenir et de développement industriel, avec réattribution de l’activité délocalisé depuis plusieurs années en Belgique et en Pologne.
- Une véritable politique d’investissement sur l’outil industriel avec l’attribution de nouvelles machines et leur modernisation
- L’arrêt de toutes poursuites envers les dirigeants syndicaux

 

Pour signer, c'est ICI 

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SuperNana 30/12/2010 08:51



J'avais bien compris qu'il était question des salariés ...


Ca me met tellement en colère que l'on considère des êtres humains comme des torchons ... on prend, on salit, on jette les gens avec l'eau du bain ...
et comme je te le disais l'autre jour ... je n'en peux plus de ces mesures là qui ne servent qu'à enrichir les plus riches et à écraser les travailleurs ... Je me sens devenir extrème gauche
...


Excuses-moi de ne pas m'être bien exprimée ...


Bonne journée à toi, Dan. A bientôt. Bizzzzzzzzzzzz.


SuperNana



dan29000 30/12/2010 08:52



bien d'accord avec toi...Bonne journée aussi...



SuperNana 30/12/2010 08:40



Bonjour Dan,


Je boycote Lipton depuis un bon moment ... Je bois beaucoup de thé et je sais que Lipton n'est pas en odeur de sainteté ... moi, j'ai choisi de ne plus en
utiliser ...


Ils délocalisent ou bien ils suppriment complètement ... c'est ce qui serait le mieux ... car dans leur thé, ils mettent de la poussière ...


Bon dernier jeudi de l'an 2010. A bientôt. Bizzzzzzzzz ...


SuperNana



dan29000 30/12/2010 08:45



C'est vrai que c'est un thé pas terrible, j'en bois aussi pas mal d'ailleurs, mais là c'est les jobs des salariés qui y bossent qui sont en jeu, comme à chaque fermeture d'entreprise, que cela
soit une délocalisation pour permettre encore plus de profit ou une suppression totale, le résultat est le meme pour les licenciés...Biz et bonne journée à toi...