Grèce : Appel à la solidarité avec les Dispensaires sociaux solidaires

Publié le par dan29000

Appel à la solidarité avec les Dispensaires sociaux solidaires grecs

  

Communiqué et appel à la solidarité avec les Dispensaires Sociaux Solidaires grecs par le Réseau Européen contre la Privatisation et la Commercialisation de la Santé et de la Protection sociale.

 

 

 



Aujourd’hui en Grèce, s’il y a bien un secteur où la population fragilisée paye cash les conséquences de la politique d’austérité, c’est la santé.

 

— Un tiers de l’offre de soins hospitalière publique est détruite ou en cours de destruction depuis deux ans. Par exemple pour une ville comme Salonique, qui compte 1 million d’habitants, 1000 lits sont supprimés, 8000 au total dans le pays.

— Un tiers de la population n’a plus de couverture santé. Pour eux comme pour beaucoup d’autres, l’accès aux soins est devenu impossible.

— Parallèlement, les conditions de travail et de rémunération se dégradent, 1/4 des effectifs supprimés et baisse de 50 % des rémunérations des personnels de santé.

Faisant preuve d’un aveuglement criminel, les instances internationales (FMI, BCE, CE) continuent d’exiger plus et plus vite.

Face à cette situation des initiatives citoyennes s’organisent, comme les « dispensaires sociaux solidaires » animés par des militants bénévoles.

Ces centres autogérés sont confrontés à un afflux massif de population exclue du système de santé public, et à un manque cruel de moyens pour y faire face.

Le Réseau Européen contre la Privatisation et la Commercialisation de la Santé et de la Protection sociale continue à témoigner sa solidarité avec le peuple grec victime de ces politiques d’austérité :

— d’une part à travers une action européenne contre ces politiques dans l’ensemble de l’Europe, tant au niveau national qu’au niveau européen, à l’occasion du sommet de printemps des chefs d’État les 13 et 14 mars 2013. Il s’agira d’interpeller aussi bien les gouvernements nationaux que le pouvoir européen sur les conséquences dramatiques en matière de santé de leurs politiques d’austérité ;

— d’autre part, en promouvant et organisant une solidarité concrète en direction de ces « dispensaires sociaux solidaires ».

Le Réseau invite ses membres et toutes les structures syndicales, politiques et associatives qui luttent pour le droit à la santé pour toutes et tous à marquer leur solidarité active.

Paris, le 9 janvier 2013


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Anne Wolff 14/02/2013 07:55


Pas de problème.


Tout le commentaire n'est pas passé, la suite à l'adresse, etsur le même thème, fort inquiétant(et parfaitement ignoble) ceci :


Quand Aube dorée veut faire le ménage


Angélique Kourounis, Correspondante à Athènes


Mis en ligne le 13/02/2013


Les néonazis s’attaquent maintenant aux infirmières et aux patients étrangers.


Plus la Grèce s’enfonce dans la crise, moins le gouvernement de coalition a des réponses à donner et plus la misère s’étend. Les solutions "simples" commencent donc à s’imposer.


Ainsi, dans la ville de Tripoli, dans le Péloponnèse, les infirmières grecques, en butte, disent-elles, à une concurrence déloyale de la part des infirmières étrangères qui travaillent pour
moitié moins cher et sans couverture sociale, ont fait appel à la branche locale d’Aube dorée pour régler le problème. C’est du moins ce qu’affirme le parti néonazi pour justifier l’inspection
surprise que plusieurs de ses membres ont menée de nuit à l’hôpital de la ville, le Panarkadiko, la semaine dernière.


Selon plusieurs témoins, des hommes d’Aube dorée, vêtus des blouses noires du parti, ont fait irruption dans les chambres des malades, pour exiger de façon musclée la nationalité des infirmières
qui se trouvaient au chevet des patients.


Le système médical en Grèce est tel qu’il faut toujours, en cas d’hospitalisation grave et surtout de nuit, une "apoklistiki" - littéralement, une infirmière exclusive - pour veiller sur le
malade. Celles-ci sont affectées à un seul patient qui les paie directement, environ 40 à 70 € la nuit, le double le week-end. Il s’agit d’un marché lucratif que les infirmières des pays voisins
ont commencé à occuper ces deux dernières décennies au grand dam de leurs collègues locales.


Ceci expliquant cela, la directrice de l’hôpital Panarkadiko, Eleni Siourouni, a fait front commun avec Aube dorée, expliquant dans une conférence de presse conjointe que, "sur la question des
infirmières exclusives étrangères, la direction de l’hôpital a un but commun avec Aube dorée" . Giorgos Pastamatakis, chirurgien et membre du conseil d’administration de l’hôpital, a dénoncé,
avec le soutien de l’Ordre des médecins, la directrice de l’hôpital, accusée "d’être plus sensible aux revendications des infirmières qu’à la tranquillité des patients".


"Le problème de la concurrence des infirmières étrangères est réel", reconnaît-on, tant au ministère de la Santé qu’au conseil d’administration l’hôpital, "mais ce n’est pas un parti
politique qui va le régler, et surtout pas Aube dorée". Vingt-quatre heures plus tard, la directrice de l’hôpital était suspendue par le ministre de la Santé.


Médecins du monde visé également


Qu’à cela ne tienne. Le lendemain, une quarantaine de membres d’Aube dorée ont mené une opération d’intimidation contre le dispensaire de Médecins du monde (MDM) à Pérama, dans la banlieue du
Pirée, où sont soignés des migrants, mais surtout des Grecs très pauvres, démunis de tout.


Vêtus de leur éternelle blouse noire au nom du parti, ces activistes de la haine ont scandé des slogans orduriers et racistes contre MDM, accusé de soigner "en priorité des étrangers et
des migrants illégaux" . Selon Nikitas Kanakis, directeur du MDM en Grèce, "c’est le dispensaire qui a été visé en tant que tel, car nous soignons tout le monde et nous recensons
les agressions xénophobes lorsque des gens blessés viennent chez nous".


suite ici : Lalibre.be - Quand Aube dorée veut faire le ménage

dan29000 14/02/2013 08:00



ok, merci



Anne Wolff 13/02/2013 22:15


Complément d'info sur la situation,


 



Grèce : quand être sans emploi équivaut à la mort et les
Robins médecins.



 


 


 


 


 Par CAS Madrid





Les mesures d’austérité successives ont laissé des centaines de milliers de grecs sans emplois privé de
sécurité sociale, une situation de désespoir à laquelle tente de pallier un réseau clandestin de médecins.


Le Docteur Kostas Syrigos, chef du plus grand service de cancérologie de Grèce, pensait avoir tout vu, mais
jamais il n’avait vu un cas comme celui de Elena, une femme au chômage à qui on avait diagnostiqué un cancer du sein, un an avant qu’elle se présente devant lui. Pendant ce temps, le cancer avait
grandi jusqu’à atteindre la taille d’une orange et il avait traversé la peau, laissant une plaie suppurante qu’elle nettoyait avec des serviettes en papier. « Quand nous l’avons vu nous
sommes resté sans voix » raconte le Dr Sygiros, chef du service d’oncologie de l’Hôpital Général Sotiria, dans le centre d’Athènes. « Tout le monde pleurait. Des choses ainsi sont
décrites dans les livres de théorie, mais on ne les voit jamais, parce que jusqu’ici chaque personne souffrant de maladie dans ce pays pouvait obtenir de l’aide. »


 


Depuis que la crise   de la dette s’est déchaînée, en Grèce, la vie a pris un tournant. Mais dans
peu de domaines le changement a été aussi drastique que dans celui de la santé. Il y a peu, la Grèce disposait d’un système sanitaire normal. Les personnes qui perdaient leur emploi recevaient
une assistance sanitaire et des revenus de chômage pendant une durée d’un an, mais les gens continuaient à recevoir une assistance médicale dans les hôpitaux s’ils ne pouvaient payer, y compris
après qu’ils ne perçoivent plus d’allocation de chômage.


 


Les choses ont changé en juillet 2011 quand la Grèce a signé un accord de prêt complémentaires
avec afin d’éviter le naufrage financier. A présent, ainsi que le stipule l’accord : les grecs doivent payer de leur poche toutes les dépenses quand ils cessent de percevoir des
allocations. 


 


“Quand être sans emploi équivaut à la mort.”





Plus de la moitié du million deux cent mille grecs sans emploi depuis une longue durée sont privés de soins
médicaux, un chiffre dont on s’attend à ce qu’il augmente fortement dans un pays avec un taux de désemploi de 25% et une économie moribonde, comme l’affirme Savas Robolis, directeur de l’Institut
du travail de la Confédération Générale des Travailleurs Grecs.


 


A cause des changements toujours plus nombreuses sont les personnes qui se voient obligées de chercher de
l’aide hors du système traditionnel. Elena, par exemple, fut conduite au Dr. Sygyros par un groupe de médecins d’un mouvement clandestin qui a surgi pour assister ceux qui n’ont pas de couverture
sociale. « En Grèce, aujourd’hui même, être privé d’emploi est équivalent à la mort » commente le Dr Sygiros, un homme à la prestance impressionnante et au ton sévère qui s’adoucit
quand il parle de la difficile situation de patients atteints du cancer.


 


Cette situation est nouvelle pour les grecs et sans doute également pour l’Europe. Le changement est
particulièrement sinistre en ce qui concerne l’assistance oncologique avec ses traitements prolongés et coûteux. Quand un cancer est diagnostiqué chez une personne sans couverture, on fait
simplement  omission d’elle » affirme le Dr Sygiros. « Elle ne peut accéder ni à la chimiothérapie, ni à la chirurgie, ni même aux médications adaptées »,
explique-t-il.


 


Le système sanitaire est de plus en plus déficient et ne pourra qu’empirer si le gouvernement retire encore
1 500 millions d’Euros de subsides, ce qui est la proposition du nouveau plan d’austérité qui vise à garantir de nouveaux prêts. Avec les coffres de l’état vide, les fournitures sanitaires
viennent à manquer, comme les [stents ?] ou les seringues.


 


Une initiative avec date de caducité





Les hôpitaux et les pharmacies demandent à présent le prix plein pour les médicaments, un prix qui pour
 les patients atteints de cancer peut se chiffrer en dizaines de milliers d’Euro, des sommes dont la plupart d’entre eux ne disposent pas. Face à la d&ea

dan29000 13/02/2013 22:31



Très intéressant, sauf demande contraire de votre part, nous allons publier cet article dans le courant de la semaine prochaine...Merci à vous, Dan pour danactu-resistance...