Grippe A : Bachelot désorganise les hôpitaux par sa gestion calamiteuse

Publié le par dan29000

arton20085-01f49C'est l'ensemble des personnels de l'APHP qui grogne de plus en plus son désaccord avec la gestion de la grippe A par les ministères de la santé et de l'intérieur. L'énervement extrême porte  sur la réquisition d'internes appelés à vacciner dans les centres collectifs, parfois la veille pour le lendemain, loin de leur établissement ou durant leurs gardes, ce qui bien entendu entraine une désorganisation dans les hôpitaux. 
Des dysfonctionnements se multiplient, en particulier celui d'un interne en chirurgie à l'hôpital Saint-Joseph à Paris, réquisitionné alors qu'il devait opérer d'urgence. Le ministère de la santé reconnaît des "couacs" dus à la montée en puissance des centres de vaccination. Sur 20 000 internes, 10 000 se sont portés volontaires, et la plupart des 1 800 réquisitionnés en faisaient partie.
"Les problèmes se résument certes à quelques cas, mais il faut rappeler que nous travaillons dans des domaines à haut risque", estime Benjamin Chousterman, président du Syndicat des internes des hôpitaux de Paris. "Le gouvernement, mis sous pression par l'Elysée, a privilégié le préventif médiatisé au détriment des soins aux malades", lâche-t-il. Rappelant l'accord des internes pour vacciner, il reproche aux directions d'hôpitaux, aux directions départementales des affaires sanitaires et sociales (Ddass) et aux préfectures de se renvoyer la responsabilité d'un tel chaos. Si les choses ne s'améliorent pas rapidement avec la mise en place de référents pour gérer les plannings, et une limitation des vacations (pour vacciner) à deux par semaine, les internes refuseront de répondre aux réquisitions supplémentaires.
Et il n'y a pas que les internes qui se révoltent, depuis quelques jours ce sont les  étudiants-infirmiers qui manifestent un peu partout. Réquisitionnés aussi, parfois menacés, privés de vacances à Noël, ils subissent un arrêt brutal dans leur année d'études et s'alarment pour les programmes non étudiés.
"Nous ne voulons pas polémiquer, mais nous estimons qu'il y a une mauvaise gestion du dispositif d'urgence", remarque la Fédération hospitalière de France, qui juge que les internes ont pour vocation de soigner les malades et non de vacciner. "Le ministère a cédé à la panique et employé les grands moyens alors qu'il aurait fallu prendre du recul", estime Christian Gatard, secrétaire général de CH-FO, qui représente les cadres hospitaliers. Selon lui, si en Ile-de-France la situation est tendue, les flux se sont vite régulés ailleurs. "Cette logique d'organisation administrée est lente et lourde, alors qu'en cas de pandémie l'imprévu est le pain quotidien", juge François Aubart, de la Coordination médicale hospitalière, ajoutant que les décisionnaires connaissent peu l'organisation qui prévaut dans les hôpitaux. Il reproche "une carence de dialogue avec les professionnels".

La colère actuelle est aussi le signe de la tension qui règne, plus généralement, entre le ministère de la santé et les professionnels. "La confiance est très affectée. Déshabiller les hôpitaux alors qu'ils sont submergés de travail, c'était la dernière décision à prendre", juge M. Gatard. Le tout dans un contexte de manque d'effectifs, de suppressions d'emplois et d'approche des fêtes, une période toujours tendue dans les hôpitaux.
La désorganisation du ministère de la santé depuis quelques semaines n'est que le reflet d'une politique générale de la santé de ce gouvernement qui veut, comme partout, voir les musées par exemple, démanteler les services publics.
La santé ou la culture, cela a un prix. Dès le départ de la pandémie, certains pensaient que la mobilisation politique et sanitaire sur la grippe A pouvait être une répétition pour une éventuelle catastrophe. Il est donc à souhaiter que cela ne survienne pas en France, car avec ce gouvernement actuel le pire serait à redouter. 
Faire peur et faire des profits, cela Sarkozy et Bachelot-Hortefeux savent faire, mais organiser en masse un plan de vaccination, même quand 75 % des français ne songent pas à se faire vacciner, cela les dépasse !

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