Grippe A : La peur des uns fait la fortune des autres, pendant l'épidémie les affaires continuent

Publié le par dan29000

Le laboratoire français produisant le vaccin h1n1 s’appelle Sanofi-Aventis. On trouve dans son conseil d’administration des noms intéressants. Ce laboratoire a produit 28 millions de doses, contre 16 millions pour le laboratoire suisse Novartis, et 50 millions de doses pour le laboratoire britannique GSK. 
Sanofi va fournir 40% du marché mondial. Ce qui représente un marché énorme.
Pour la France, le ministère de la santé va payer 879 millions d’euros, pour 94 millions de doses.
Difficile d’estimer le montant global à l’échelle mondiale, mais par une simple règle de trois on peut estimer le marché mondial à 87,9 milliards d’euros, si chaque pays suivait l’exemple français.

Dans le  conseil d’administration de Sanofi, il y a 16 membres dont  jean René Fourtou, lequel est aussi président du conseil de surveillance de Vivendi Universal. Son épouse, Janelly, est députée européenne, et a quitté le modem pour se rapprocher de la majorité présidentielle.
On y trouve aussi Claudie Haigneré, proche de la majorité présidentielle et qui a été ministre de Jean Pierre Raffarin entre 2002 et 2005. Puis Thierry Desmarets, président du groupe Total, et membre du conseil de surveillance d’AREVA, administrateur d’Air Liquide, et de Renault, ainsi que Patrick de la Chevardière, ex-directeur financier du groupe Total.
Robert Castaigne, membre lui aussi du conseil d’administration avait précédé Patrick de la Chevardière au poste de directeur de Total. Il est aux coté de Lindsay Owen Jones, président de l’Oréal, et de Christian Mulliez, vice président du même groupe.
 Jean Marc Bruel, membre aussi du conseil d’administration de l’institut Curie, composé de membres de l’institut Pasteur, et de représentants de l’état.
On comprend donc les liens étroits qui existent entre l’état et ces entreprises.

Au delà de la vaccination h1n1, c’est  la santé qui est en France et ailleurs une affaire de big business.  François Sarkozy, frère cadet de Nicolas, travaille depuis 2001 dans le secteur pharmaceutique. Il est entré en 2005 au conseil de surveillance de Bio Alliance Pharma, dont il est vice président. 
Bien entendu tout ceci n'a rien d'illégal, bien au contraire, tout va bien dans le petit monde très fermé des affaires juteuses entre copains. Si notre santé vaut mieux que leurs immenses profits, leurs bonnes affaires, elles, se font sur le dos de l'Etat.
 

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