Hippodrome de Compiègne : la vérité se rapproche d'Eric Woerth

Publié le par dan29000

 

Hippodrome de Compiègne : Woerth n’est pas sorti de l’auberge

Décidément le Votatile a des crocs de pitbull et ne veut pas lâcher l'Innocent et Immaculé Eric. Le NouvelObs nous en donnes quelques informations qui complètent celles déjà connues à savoir que Woerth avait entre les mains des notes qui lui spécifiaient que la vente était illégale, qu'il fallait un appel d'offre et que le prix était sous-évalué.

 

Vous vous souvenez que l'Immaculé Eric disait qu'il ne mentait jamais, ce qui déjà était en soi une démonstration qu'il mentait car personne au monde ne ment jamais que ce soit par omission, comme l'aiment les Catholiques lors de l'anciennement passage obligatioire par le confessionnal, pour éviter de blesser, ou par fatigue, ou par lâcheté, enfin pour des raisons qui ne sont ni graves ni vraiment répréhensibles quand ce n'est pas pour la bonne cause. Donc c'est un fait avéré : il ment.

 

Il nous disait aussi que du côté de la veuve dorée - qui a financé son micro parti - que : « circulez, il n'y a rien à voir » quand on apprend qu'elle devrait être redressée d'au moins 30 millions d'euros pour fraude manifeste, et qu'il ne connaissait qu'à peine le grand chambellan à qui pourtant il a remis la breloque démonétisée bien qu'il dît qu'il n'était pas intervenu quand on a retrouvé une lettre sur papier à entête de l'association de soutien de Sarkozy au candidat Sarkozy afin d'appuyer cette demande de breloque (que le même Sarkozy a généreusement distribuée à tous ses amis notamment ceux du Fouquet's dont les Frère, de nationalité belge, et Desmarais, de nationalité canadienne, dont on se demancde ce qu'ils ont apporté comme signalés services à la France et dont la simple nationalité étrangère n'a pas fait tousser le Fillon qui juge qu'Eva Joly n'a pas le droit de s'exprimer sur le 14 juillet car elle en a une double de nationalité). L'Immaculé nous a dit pourtant que c'était, ensuite car devant les faits et les écrits il est difficile de continuer à nier, en tant que député alors que le papier à entête - comme dit plus haut - n'était pas celui de l'Assemblée nationale mais de l'association de soutien de Nicolas Sarkozy.

 

Il est évident que l'Immaculé a quelques soucis de mémoire, de graves problèmes avec la vérité et les faits, et agit de façon très étrange au grand profit de personnes qu'il nie connaître.

Comme les services fiscaux ont des problèmes avec Wildenstein (lettre de l'avocate de la veuve décédée du père Wildenstein, tant à Woerth, que Baroin et Pécresse - à cette dernière avant que le dossier ne soit forclos le 31 décembre 2011 pour cause de prescription - avec preuves à l'appui qu'il y a eu évaporation des droits de succession) ou Takieddine qui ne paye pas un euros d'impôts avec un patrimoine de 40 millions d'euros ce qui n'a intéressé ni Woerth, ni Baroin, ni Pécresse qui ne répond pas aux sollicitations de Médiapart. Sans oublier l'affaire César et à l'exécuteur testamentaire financier de l'UMP qui voit ses impôts diminuer et l'affaire Peugeot et ses lingots d'or volés dont la valeur a diminué drastiquement en deux jours afn de correspondre à la déclaration d'ISF.

Le NouvlesObs nous complète donc le tableau de l'affaire de l'hippodrome qui nous prouve que Woerth avait été averti tout à la fois de l'illégalité de la vente, mais aussi de la sous-estimation fabuleuse du prix de vente et enfin de la nécessité d'un appel d'offre. Woerth s'est empressé d'engager cette vente juste avant de s'exiler au ministère du travail, en bafouant la loi et les intérêts de la Nation, par un décret. Il a déclaré pourtant que ses services lui avait confirmé la légalité de la vente et que leur estimation du prix était fondée et juste. Du reste comme preuve l'acheteur trouvait ce prix trop élevé ! Il avait proposé 1 million d'euros de moins.

Au fait, à ceux qui disent que les bâtiments appartenaient à la société hyppique, ils se trompent complètement. La loi est simple les bâtiments construits sur un terrain loué appartiennent au propriétaire du terrain et non au locataire. En compensation les loyers étaient faibles. Le locataire se doit soit de laisser les bâtiments si le propriétaire le souhaite, soit de remettre dans l'état où il a trouvé le terrain en entrant. Ici l'ONF, ce qui a été prouvé par des documents lors de la renégociation en 2006 qui avait refusé la vente, autorisant la construction d'une aile supplémentaire sans augmentation d'un loyer déjà bas. C'est le bas niveau de ce loyer qui est la compensation de la construction des bâtiments qui sont ainsi la propriété du propriétaire du terrain. Mais évidemment il faut un argument à Woerth pour expliquer ce bricolage dans l'intérêt de cette société de course, tout comme il était dit que le bail était de 99 ans ce qui est faux, en 2003 un accord prolongeait la concession jusqu'en 2010 et en 2006 pour une durée de 15 ans. Le terme dans le texte officiel ci-dessous de maintien des constructions nécessaires est sans ambiguïté quant au proproiétaire qui est bien l'ONF et non la société de course. Document officel à l'appui :

Aux termes d’une convention en date des 17 et 20 novembre 2003, I’Etat (Office National des Forêts), a accorde à la Société des Courses de COMPIEGNE l’autorisation d’occuper un terrain à usage d’hippodrome avec maintien des constructions nécessaires, en forêt domaniale de COMPIEGNE, jusqu`au 31 mars 2010.
Par lettre en date du 16 janvier 2006, la Société des Courses de COMPIEGNE. a sollicité la possibilité de pouvoir acquérir les terrains loués par voie d’échange avec l"Etat.
Par lettre en date du 02 février 2006, la Société des Courses de COMPIEGNE a également sollicité l’autorisation de pouvoir construire une nouvelle cour, par ajout d’une aile symétrique à la cour A existante et dans le respect du style architectural, afin de disposer des boxes et équipements satisfaisants aux exigences de son activité.
L’extension prévue a reçu l’accord de I’ONF, le 10 mars 2006. Le permis de construire a été délivré par la Mainie de COMPIEGNE, le 1er septembre 2005.
Suite à la rencontre du 29 août 2006 qui s’est tenue à Paris, entre le Directeur Général de l’0NF et les Représentants de la Sociéte des Courses de COMPIEGNE, les participants ont convenu qu’à la demande d’échange de terrains était substitué l’octroi par l’ONF d’une concession de 15 ans, à compter du 1er janvier 2007, des terrains de l’hippodrome à la Société des Courses de COMPIEGNE, sans augmentation de la redevance au titre des constructions nouvelles liées à l’extension du bâti réalisée dans le cadre du permis de construire délivré Ie 1er septembre 2006. Par ailleurs. les participants ont expressément convenu que « toute mise en œuvre par la Société des Courses de COMPIEGNE de projet d’investissements importants- dûment autorisé par l’ONF, sur le site de l’hippodrome, donnerait lieu à redéfinition des conditions de la convention, notamment celles financières et de durée, ainsi qu’à la passation d’un avenant. ››
Le présent avenant est donc destine à prendre acte des décisions de la réunion du 29 août 2006 d’une part et à prendre en compte l’extension du bâti réalisé sur l’hippodrome d’autre part.
Ceci étant exposé, les parties ont convenu ce qui suit : CONVENTION ARTICLE 1er : L’article 1er - objet de l’autorisation et désignation - de la convention des 17 et 20
novembre 2006, est remplacé par l’article Ier suivant :

Revenons donc à cet article du NouvelObs : 

Il s'agit en premier lieu du directeur technique et commercial de l'Office national des forêts, Bernard Gamblin, qui, dans une note datée de 22 juillet 2009, juge que la proposition de l'acheteur, s'élevant alors à 1,5 millions d'euros, n'est sans "aucun lien avec la valeur réelle" de l'hippodrome.

Philippe Parini, le directeur général des Finançes publiques, rédige quant à lui une note à l'attention d'Eric Woerth le 1er septembre 2009, insistant sur le caractère indispensable d'un appel d'offres.

[…]

Enfin, le 16 mars 2010, c'est Philippe Dumas, le président de la Commission pour la transparence des opérations immobilières de l'Etat, qui, à son tour, écrit au ministre, pointant : "Le prix convenu (...) parait assez faible". Selon sa propre estimation, le bien vaut entre 11 et 19 millions d'euros.

Comme vous le voyez l'Immaculé Eric est d'une stupéfainte arrogance et d'une impudence à toute épreuve. Il est vrai qu'il avait le soutien absolu de Nicolas Sarkozy qui parlait de lui comme l'honnêteté faite homme. Un jugement d'expert.

Vous aurez dans cet opus remis à jour le 3 août toutes les turpitudes de l'Immaculé Eric (plus de 50 dates, 160 références de journaux, des copies de nombreux documents, la galaxie de Woerth avec une quarantaine de noms et de sociétés), et le tout bien évidemment gratuit : Les petites affaires de l’Immaculé Eric

 

 

Il nous reste près de neuf mois pour nous débarrasser de ce pouvoir. Faisons notre Révolution en 2012, et avant si possible.

 

Source : Agora vox, Imhotep

 

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