Immolée par le feu...et après ? Refonder l'enseignement

Publié le par dan29000

Immolée par le feu... et après ? Refonder l’enseignement

Le décès de notre collègue Lise, immolée par le feu à Béziers, nous a tous plongés dans la stupeur. Nous ne la connaissions pas, nous ignorions même son existence jusqu'au moment où nous avons appris qu'elle nous avait quittés, mais son geste nous a bouleversés. Bien sûr, la question du « pourquoi » vient immédiatement à l'esprit : qu'est-ce qui a bien pu  pousser une enseignante de mathématiques à s'immoler par le feu, en pleine récréation, dans la cour de son lycée et quel message cet acte contient-il ? A cet acte préparé, organisé jusqu'au dernier détail, tout le contraire d'un acte de folie? Et c'est parce qu'il semble bien qu'elle ait voulu nous laisser un message que j'ai entrepris cette réflexion et que je voudrais, de cette manière, donner un sens à son geste et lui rendre ainsi hommage.
Les articles se sont accumulés, apportant une réflexion sur la dureté du métier, qui use certains collègues jusqu'à la corde. On a dit que la profession manquait de médecins du travail, alors que les profs développaient beaucoup plus de maladies telles qu'eczéma nerveux, dépressions et autres maux du même genre que la moyenne de la population. Certains se sont plaints de ne pas être pris au sérieux, nos concitoyens étant plutôt d'avis que le métier d'enseignant était plutôt peu fatigant, d'autant moins que les vacances permettant de récupérer étaient fréquentes et longues.

 

0. Un dur métier

Mais ce que montre cet acte, c'est que des collègues profs se retrouvent seuls, sans aide, face à leurs problèmes, ne trouvant apparemment aucune solution viable, se résolvent à abandonner cette existence et trouvent en eux le courage et la force de franchir le pas. Certes, le métier d'enseignant est nerveusement fatigant, du fait que, pendant toute la durée du cours, le professeur doit rester concentré. Et lorsque les élèves travaillent en groupes, et que l'on passe de l'un à l'autre, il faut que l'esprit s'adapte sur le champ à une discussion qu'il prend en route, et le prof rappelle alors ces champions d'échecs qui jouent vingt parties simultanées en passant d'un échiquier à l'autre, en évaluant chaque fois en quelques secondes la situation pour jouer un coup décisif. Mais cette fatigue est contrebalancée par les satisfactions que les contacts humains et l'enseignement apportent, et ne justifient en aucun cas le suicide.

On ne peut alors s'empêcher de penser à toutes celles et tous ceux qui se trouvent dans le même désespoir. Voilà donc un métier parmi les plus nobles, qui devrait apporter à ceux qui l'exercent une légitime satisfaction, le respect et la reconnaissance de leurs concitoyens, mais qui en use certains jusqu'à la corde, les pousse au désespoir. 

Une fois que l'on aura déploré cette situation, que l'on aura pleuré les victimes, il sera temps de se demander ce que nous pouvons faire pour que cette profession redevienne ce qu'elle n'aurait jamais dû cesser d'être : un métier indispensable à la société, dont le but est à la fois de former des citoyennes et des citoyens respectant les valeurs de la République, de leur faire acquérir le savoir et les savoir-faire qui va leur permettre, en fonction de leurs goûts et de leurs talents personnels, d'exprimer leurs potentialités, de les amener à l'autonomie et au sens des responsabilités, bref, leur permettre de vivre l'existence qu'ils auront choisie, et de prendre leur place dans la société en remplissant leur devoir et en profitant des possibilités qu'elle offre.

Malheureusement , nous sommes loin de cet idéal. De plus en plus d'enseignants ont des difficultés à faire cours à des enfants, adolescents et même d'adultes, ceux-ci acceptant de moins en moins de travailler dans les conditions qui convenaient encore, autrefois, à leurs parents. Le respect envers les adultes, et les professeurs en particulier, n'est plus automatique. Le civisme n'est plus la règle pour tous,  et lorsque l'on apprend qu'une prof a été projetée au sol par quelques élèves, qu'ils  lui ont donné des coups de pied sur le corps et à la tête, que la scène a été filmée au moyen d'un portable et que la vidéo ainsi obtenue s'est retrouvée sur Internet, pour amuser les autres élèves, on se dit qu'il n'y a plus qu'à tirer l'échelle.  En effet, de tels élèves ne semblent pas considérer l'école comme une priorité, ni leur apprentissage comme indispensable. Ils n'ont aucun respect pour l'enseignante, ne ressente aucune empathie pour elle. Comme dans les jeux du cirque romain, la souffrance, voire la mort de leur victime est source de jeu, peut-être même d'un plaisir sadique. Bien sûr, tous les élèves ne vont pas si loin, et il y a encore bon nombre d'établissements scolaires où il est possible d'enseigner à des élèves qui écoutent leur prof et travaillent. Surtout dans les beaux quartiers, et dans le privé. Mais les collèges ou lycées situés en zones défavorisées sont loin d'être des sinécures, et l'enseignement y demande une expérience, un doigté que tous n'ont pas. Ainsi, il devient de plus en plus difficile d'enseigner, et de plus en plus de profs se retrouvent dans une situation difficile, voire intenable, et ce d'autant plus que ce sont plutôt les plus jeunes, ceux qui ont le moins d'expérience, voire sans formation pédagogique, que l'on envoie au front, ceux qui ont le plus d'expériences étant protégés par leur ancienneté et sachant bien qu'on ne peut pas faire boire un âne qui n'a pas soif, et encore moins enseigner à quelqu'un qui n'a pas envie d'apprendre.

Il ne surprendra personne que les résultats de l'enseignement ne soient pas brillants. Le pourcentage d'élèves débarquant en 6e et ne sachant pas vraiment lire est impressionnant. Il y a bien sûr ceux qui ont des difficultés, mais il y a aussi les réfractaires, dont on n'a pas l'impression qu'ils considèrent leur apprentissage comme une priorité, et qui, pour avoir la paix, jouent les caïds et menacent de représailles ceux qui joueraient le jeu du professeur. On  comprend facilement que, dans ces conditions, les jeunes enseignants sans expérience aient des difficultés, au point de se demander s'il ne vaut pas mieux changer de métier. Certains obtiennent de leur médecin un « arrêt de travail » pour maladie, mais cela permet tout juste de souffler un peu et ne saurait apporter de solution. On ne peut pas rester en maladie jusqu'à la retraite quand on a à peine 25 ans. Et quelle opinion a-t-on alors de soi-même? D'autant que, si l'on interroge les collègues immédiats, pour eux « tout baigne ».

Il est donc urgent de remettre l'ouvrage sur le métier, de trouver les causes du problème, et de mettre en œuvre les solutions. Mais pour que ces solutions soient durables, portées par tous, il faut que tous les groupes concernés soient associés et participent à la construction d'un nouveau système d'éducation. 

 

Il est temps de refonder le système éducatif

Je me contenterai ici de tracer les grandes lignes d'une réflexion personnelle, fruit d'une expérience de 37 ans d'enseignement du collège à l'université. Pour les détails, on pourra se reporter à mon livre, « Français, bougez-vous le cul », à paraître chez Edilivre fin octobre (voir l'avancement de la publication sur mon site : www.christianmeunier.com) .

Trois groupes principaux sont concernés : les apprenants, leurs parents, et les enseignants. Les problèmes viennent d'eux, et la solution est entre leurs mains. Encore faut-il les amener à coopérer.

 

1. Les apprenants

C'est une lapalissade : l'enseignement est destiné à l'apprenant. Il faut donc:

  • que l'apprenant se sente concerné par son apprentissage,
  • qu'il soit convaincu de son utilité,
  • qu'il soit motivé,
  • qu'il comprenne bien ce qu'on lui explique
  • qu'il suive bien la progression
  • qu'en cas de problème, il puisse recourir à une aide immédiate et adaptée,
  • qu'il accepte l'aide d'un enseignant, d'être jugé par lui, qu'il ait donc confiance en lui,
  • qu'un jour, il choisisse lui-même ses objectifs et fasse son possible pour les atteindre,
  • que, progressivement, il devienne autonome, s'investisse dans son apprentissage, prenne son destin d'apprenant en main.

 

Pour réussir, l'apprenant qui suit un enseignement  doit apporter certaines qualités:

  • il doit respecter les autres, élèves, enseignants, auxiliaires d'enseignement,
  • il doit avoir le goût de l'effort,
  • il doit être capable de se concentrer et de travailler en autonomie,
  • il doit pouvoir aussi travailler en groupe, accepter d'aider et d'être aidé, de discuter, d'argumenter, de pouvoir jouer les médiateurs,
  • il doit pouvoir accepter d'être jugé, recevoir les conseils sans se fâcher, accepter de réfléchir sur sa façon d'apprendre et d'en changer si besoin est,
  • il doit développer, s'il ne l'a pas au début, une confiance en soi justifiée
  • et comme il apprend au sein d'un groupe, il doit, en cas de conflit, privilégier le recours à l'argumentation et la persuasion, plutôt qu'à l'usage de la force.

 

2. Les parents

Le 27 septembre 2011, dans son émission THEMA intitulée Parents-Profs: la crise, arte présentait un cas intéressant: «  - Le parcours singulier de l'école Rütli, à Berlin (réalisé par Jana Buchholz et Géraldine Schwarz). 


Le parcours singulier de l'école Rütli, à Berlin, où les profs, après avoir dénoncé l'agressivité des parents, ont finalement réussi à tisser des liens avec eux.

Située dans le quartier turc de Neukölln, à Berlin, l'école Rütli accueille un fort pourcentage d'élèves issus de l'immigration. En 2006, ses enseignants publient une lettre ouverte dans laquelle ils dénoncent leur quotidien fait de menaces, d'angoisse et de peur. Ils affirment que les parents ne viennent jamais aux rendez-vous ou se montrent agressifs. Plutôt que de jeter l'éponge, les profs et les responsables de cette école vont relever le défi. En montrant les réussites et les limites de l'expérience, ce film raconte comment cette école a su retisser des liens avec les parents d'élèves, la plupart d'origines turques et arabes, parlant très mal l'allemand. En filigrane se pose la question de la séparation entre espace privé et espace public : est-ce à l'école de s'adapter aux parents ou l'inverse ? Les élèves doivent-ils se conformer à un modèle ? Des questions qui se posent avec la même acuité en France et en Allemagne.
» (http://www.telleestmatele.com/article-parents-profs-la-crise-85106832.html)

Alors que les élèves fuyaient cette école en 2006, elle croule aujourd'hui sous les inscriptions. L'enseignement y a retrouvé ses droits.

Cette expérience prouve l'importance des relations entre les profs et les parents si l'on veut que les élèves acceptent l'enseignement qui leur est proposé, ainsi que l'importance des méthodes pédagogiques utilisées.

 

2.1. Avant la scolarisation

Pour que l'élève accepte son apprentissage dans le cadre proposé, avec les méthodes adéquates, il faut que les parents lui aient inculqué les valeurs correspondantes. En effet, ce sont eux qui sont responsables de la première phase de l'éducation. Si ces valeurs ne leur sont pas transmises, leur vie en société dans le respect des valeurs de la République sera difficile, voire impossible. (Cf FbvlQ, « l'éducation dans la famille » p.  93 à p. 110). 

La tâche sera encore plus difficile à remplir lorsque les parents sont d'une origine dont les valeurs s'éloignent des nôtres. Elle sera rendue carrément impossible lorsque les parents se fichent des règles, ou, dans des cas malheureusement fréquents de nos jours, où la famille se retrouve réduite à une mère seule, galérant pour nourrir les siens, complètement dépassée par des enfants livrés à eux-mêmes, encore que certaines mères, même abandonnées dans de telles conditions, fassent preuve de l'autorité nécessaire et d'un courage impressionnant.

2.2. Pendant la scolarité

Lorsque l'enfant est scolarisé, le rôle des parents n'en est pas pour autant terminé. Même si l'enseignement est dispensé par « l'éducation nationale », l'éducation continue à se faire à la maison. L'ancienne « instruction publique » se contente d'y ajouter sa touche, en apprenant à l'élève à vivre en société, en favorisant son insertion en tant que futur citoyen dans la société, en lui montrant qu'on ne peut profiter d'un système que si cela a été préparé par l'exercice d'un devoir. Elle contribuera à affiner son jugement, à lui donner un esprit critique et constructif, et lui apportera le savoir, le savoir-faire, les méthodes dont il aura besoin pour démarrer dans une formation professionnelle.

Pour cela, les parents doivent être impliqués dans le processus d'apprentissage de leur enfant, afin qu'il soutiennent l'effort des enseignants, au lieu de les combattre. Il faut que les adultes, parents et enfants, s'accordent pour le bien de l'apprenant. Les parents doivent être convaincus de l'importance de l'école, doivent se montrer raisonnablement ambitieux pour que leur enfant atteigne le sommet de ce dont il est capable. Les parents doivent être impliqués dans l'effort commun, sans empiéter sur le domaine de l'enseignant, certes, mais  en synergie avec lui.

Lorsque les parents sont d'origine étrangère et parlent mal notre langue, on devrait , pour éviter toute méprise et tout malentendu, recourir au service d'un interprète.

2.3. Former les parents ?

Les parents exercent leur art en amateurs. Ils font souvent preuve de bonne  volonté, mais ils ne sont pas toujours les mieux placés pour regarder leur enfant avec la lucidité nécessaire. 

Sans doute faudrait-il proposer aux futurs parents, à côté de la préparation des futures mères à l'accouchement, une initiation à la parenté, à savoir un rappel des valeurs qui constituent notre patrimoine et l'importance de l'école pour leurs enfants.

En tout cas, l'enseignant de leur enfant devrait être pour eux une personne de confiance, à qui ils pourraient s'adresser en cas de besoin. 

Je prépare un article sur l'expérience de l'école RÜTLI de Berlin, et je vous invite à consulter mon site www.christianmeunier.com à la rubrique « Le cas Rütli » à partir du 15 novembre.

 

3. Les enseignants

3.1. La formation actuelle

Le métier d'enseignant peut apporter de grandes satisfactions à celui qui l'exerce. Mais pour réussir, il vaut mieux avoir une bonne formation. Or, il ne faut pas se voiler la face : la formation des professeurs est, en France, plutôt indigente. Du temps de notre splendeur, c'est-à-dire avant la suppression de l'année de stage après le concours, on présentait son premier élève au futur prof après sa réussite au CAPES ou à l'Agrégation, c'est à dire après 4 ans d'études consacrées exclusivement à la matière à enseigner. Il n'y avait aucune formation en psychologie des enfants et des adolescents, aucune formation en pédagogie, selon le Petit Robert, la  « Science de l'éducation des enfants, et par extension, de la formation intellectuelle des adultes ». Il n'y avait pas non plus de formation en didactique, la « théorie et méthode de l'enseignement ». Le futur professeur se retrouvait ainsi sur un poste d'enseignant sans avoir jamais enseigné ni vu un élève de près. Il ne pouvait donc pas savoir s'il avait choisi le bon métier. Il était spécialiste d'une matière, mais débutant complet en enseignement.

Heureusement, il lui restait la perspective d'apprendre son métier au cours de son stage pédagogique. Depuis deux ans, cette perspective s'est évanouie, réduisant la formation à néant.

 

3.2. Ce qui doit changer

3.2.1. Principes

Malheureusement, l'enseignement est un métier complexe, qui nécessite bien sûr certaines qualités humaines que l'on apporte sans apprentissage, mais aussi des connaissances et des savoir-faire. Il faut pouvoir évaluer ce que l'on peut atteindre comme niveau en fonction de l'âge des élèves, savoir quelles méthodes utiliser. Pour éviter de lasser son auditoire, il faut éviter le cours magistral, au profit du cours participatif, dans lequel les élèves sont actifs, seuls, en groupes ou en plénum. Il faut varier les méthodes, choisir la plus efficace selon ce que l'on enseigne. (cf. FbvlQ p. 161 à 210 / cf également l'article « enseigner est un métier » http://blogs.mediapart.fr/blog/meunier/300811/lenseignement-est-un-metier ) Il faut aussi utiliser les feuilles de routes, qui orientent les élèves dans leur recherche d'une solution à un problème posé, et sur lesquelles ils consignent leurs découvertes, faites en groupe ou individuellement selon les cas. Il faut les amener à défendre leurs découvertes et les conclusions qui en découlent face au plénum, pour leur apprendre à argumenter, et à confronter leurs idées à celles des autres.

Pour éviter de « travailler pour la corbeille à papier », il faut amener les élèves à produire des rapports bien rédigés et bien présentés que l'on présentera sur Internet, sur le site de l'établissement, de l'enseignant ou de la classe.

Le professeur devra aussi être formé à l'utilisation des appareils qui sont par ailleurs très utilisés dans la formation en dehors des écoles: la vidéo, l'ordinateur (traitement de texte, logiciels de présentation, de transformation d'images, simulations, e-learning, etc.).

Enfin, l'élève professeur devra, outre son apprentissage dans sa matière, en pédagogie et en didactique, être amené à appliquer le savoir et les savoir-faire acquis en enseignant. Il faudra donc organiser une sorte de formation en alternance, au cours de laquelle il y aura un maximum de jours à l'université, et un après-midi par semaine dans un établissement d'enseignement, pour assurer le soutien scolaire d'un petit nombre d'élèves dont il aura la responsabilité, sous la responsabilité d'un enseignant de cet établissement.

Le symbole du médecin est le caducée. Celui du professeur était trop souvent l'entonnoir à gaver les oies. Il faudra désormais former les professeurs à un nouveau rôle. À la fois enseignant, coach (au sens sportif du terme), et tuteur.

3.2.2. Le professeur moderne, lui, assure plusieurs fonctions:

  • Bien sûr, il continue à dispenser le savoir.
  • Mais il centre son apprentissage sur l'apprenant, c'est-à-dire qu'il doit se mettre à sa portée, préparer son enseignement en fonction de son auditoire.
  • Il doit au maximum faire participer les apprenants.
  • Il doit prévoir l'utilisation de plusieurs méthodes, adaptées aux besoins.
  • Il doit leur apprendre à mener une recherche personnelle, ou en groupe, et à consigner les résultats sur une feuille de route.
  • Il doit évaluer en permanence les apprenants, pour déceler ceux qui ont des difficultés et les diriger le plus vite possible vers des activités de soutien, assurées selon le degré de gravité par un ordinateur ou par un élève professeur.
  • Il doit encourager l'expression de la créativité, de l'imagination .
  • Il doit aider les élèves à travailler en groupes, ou seuls.
  • Il doit leur « apprendre à apprendre », c'est-à-dire,
  • leur apprendre à s'organiser, à planifier leur travail.
  • à se placer, pour travailler, dans de bonnes conditions favorables à la concentration (pas de télévision, de musique aguicheuse, de téléphone, de petit frère braillard, etc.),
  • à faire leur travail au bon moment, et ne pas le remettre systématiquement à plus tard, voire au dernier moment,
  • à évaluer le temps nécessaire,
  • à appliquer certaines méthodes pour mieux apprendre.
  • à remettre ces méthodes en question si, à l'occasion d'un bilan, on s'apercevait que le résultat n'était pas bon.
  • Il doit apprendre à l'apprenant à gérer sa motivation:
  • l'encourager à trouver un sens à ce qu'il fait,
  • lui apprendre à se fixer des objectifs accessibles, pour éviter le découragement, à doser son effort, à ne pas en faire trop ni pas assez,
  • prévoir des étapes courtes avec bilan rapproché, pour éviter à l'élève de se noyer.
  • lui apprendre à s'accorder des récompenses quand il est content de son travail, à se tirer moralement les oreilles au cas où il aurait mal travaillé.
  • Et bien sûr, en faire un citoyen conscient de ses responsabilités au sein de la société dans laquelle il vit, et dans laquelle il est appelé à prendre sa place.
  • Enfin, l'enseignant en titre doit être associé à la réflexion sur l'enseignement, sollicité pour donner son avis de spécialiste sur les rythmes scolaires, le contenu des programmes et les méthodes d'enseignement.

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