Iter, réacteur nucléaire expérimental sur faille sismique, c'est NON !

Publié le par dan29000

 

Une enquête publique vient d’être ouverte sur l’autorisation de création de l’installation nucléaire « ITER ». ITER (International Thermonuclear Experimental Reactor, Réacteur thermonucléaire expérimental international) est un prototype de réacteur nucléaire à fusion actuellement en construction à proximité de Cadarache (Var). Ce projet de réacteur expérimental à fusion, s’installe sur une faille sismique avérée.

ITER, C’est le moment de dire NON !

Suite à la catastrophe de Fukushima, et à la demande du premier ministre, l’Autorité de Sureté Nucléaire française doit « réévaluer la sûreté des installations nucléaires » à partir de rapports des exploitants eux-mêmes. Le centre de Cadarache est concerné. En mai dernier, l’annonce a été lancée : ITER Organization, l’organisme international en charge du projet, devra rendre son rapport à l’automne 2012, qui devra ensuite être évalué par l’ASN.

 

 

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"ITER l’impossible chantier" (article extrait du journal Les Echos)

Pour poursuivre la construction du réacteur expérimental de fusion thermonucléaire, la Commission européenne doit trouver 1,3 milliard d’euros d’ici à octobre. Le Parlement rechigne à voter une rallonge tandis que les « alter-Iter » se déchaînent.

Ecrit par
Paul MOLGA
Correspondant à Marseille – les Echos


Robert-Jan Smits hésite de longues secondes. Les traits tendus, face aux eurodéputés de la commission des Budgets du Parlement venus à Aix-en-Provence ausculter la nouvelle gouvernance du projet Iter, le directeur général de la recherche et de l’innovation de la Commission européenne pèse ses mots. Il le sait, ce qu’il va dire va être décisif pour l’avenir du plus important programme scientifique jamais réalisé autour de l’atome. Le coût du chantier a explosé, l’agence européenne qui le gère, Fusion for Energy (F4E), est dans le rouge et le Parlement européen veut des explications.
Il se lance. « La remise en ordre de F4E est laborieuse, admet-il. On a dû licencier des gens incompétents à tous les niveaux et revoir l’organisation de fond en comble. Je peux donc vous assurer que, d’ici à la fin de l’année, nous disposerons, en conséquence, d’un outil de gestion efficace. » Quelques longues secondes encore, puis il lâche ce qu’il est venu chercher : « Vous devez nous dire avant l’été ce que sera votre position sur le redéploiement des fonds. »

Car il y a urgence. Pour poursuivre le chantier, dont elle supporte 45 % du financement aux côtés de sept partenaires (Russie, Japon, Etats-Unis, Chine, Corée du Sud, Inde, et la Suisse au titre de sa participation à Euratom), l’Europe doit débourser cette année 1,3 milliard d’euros supplémentaires. La mauvaise gestion de F4E, mais aussi l’explosion du coût des matières premières et les incertitudes scientifiques sur le design définitif de ce réacteur de fusion thermonucléaire - une technologie censée fournir à la planète une source d’énergie inépuisable et bon marché -sont responsables du quasi-triplement du budget européen nécessaire : entre la première estimation faite en 2001 et le devis définitif confirmé il y a quelques mois, ce dernier est passé de 2,7 à 7,2 milliards d’euros...

Or, contrairement à ses partenaires internationaux, qui régleront leur participation en nature par la fourniture d’éléments technologiques prêts à assembler, l’Europe doit financer de sa poche les infrastructures qui les accueilleront : au total, 39 bâtiments implantés à Cadarache, près d’Aix-en-Provence, dont la plupart sont des défis techniques. A l’image du principal d’entre eux, le « poloïdal building », un complexe de salles à atmosphère contrôlée aux mensurations jamais atteintes : 253 mètres de long sur 19 de haut. A lui seul, il coûtera 400 millions d’euros. Et les dépenses ne s’arrêtent pas là. « A ce jour, Fusion for Energy a dû attribuer une centaine de contrats pour démarrer le chantier », résume son nouveau directeur, Frank Briscoe.

« Indépendance énergétique »

Où puiser le surplus de budget nécessaire ? Le ménage réalisé chez F4E depuis l’automne a permis d’économiser 100 millions d’euros, jure l’organisation. Pour le reste, la Commission a fait une proposition : 460 millions d’euros seraient piochés dans le budget du 7e programme-cadre de recherche et développement, 650 millions dans celui de la politique agricole commune et 190 millions dans les affaires administratives du Parlement.
Ce schéma a des supporteurs. « La question n’est plus d’être pour ou contre, mais de soutenir les conditions d’accès à l’indépendance énergétique de l’Europe, défend le jeune centriste Damien Abad, à l’initiative de l’audit budgétaire. Iter remplit cet objectif et offre une réponse à Fukushima, en permettant le passage de la fission à la fusion. »
Martelé depuis des mois, ce message suscite beaucoup de questions et pas mal de scepticisme : est-on certain que le dernier devis sera le bon ? Comment se protéger d’une nouvelle hausse des prix des matières premières ? Le Japon, qui contribue pour 9 % au programme, pourra-t-il respecter ses engagements après la catastrophe, qui a déplacé ses priorités financières ? Quelles seront les conséquences budgétaires des tests de résistance imposés aux installations nucléaires depuis Fukushima ?...
Le milieu scientifique est entré dans le débat en dénonçant un projet « pharaonique et inutile » qui le dépouille. « Rendez-vous compte, s’insurge le physicien Sébastien Balibar, membre de l’Académie des sciences et directeur de recherche au laboratoire de physique statistique de l’Ecole normale supérieure : l’engagement demandé à la France, principal contributeur en tant que pays hôte, représentera plus que l’ensemble des crédits dont disposent tous les laboratoires de physique et de biologie pendant vingt ans ! Iter condamne de nombreuses recherches autrement plus importantes que la fusion, y compris pour l’avenir énergétique de la planète. »

Un plasma incontrôlable

Avec le prix Nobel de physique Georges Charpak, décédé depuis, il a signé une tribune en août 2010 dénonçant « un rêve impossible ». « La fusion pose des problèmes qu’on ne sait pas résoudre, explique-t-il : le contrôle du plasma issu de la réaction notamment, et la mise au point de matériaux -étanches et poreux, nous dit-on -qui contiendront des températures de 100 millions de degrés. On est donc loin d’un prototype, alors que la question de l’énergie se pose maintenant. Ponctionner d’autres projets de recherche pour un maigre espoir de succès n’a pas de sens. La physique des plasmas doit être financée au même titre que les autres grands domaines de recherche fondamentale, pas au-delà. »
Depuis le début des expérimentations sur la fusion, dans les années 1970, les scientifiques butent en effet sur le même os. Le plasma, ce gaz ionisé qu’on appelle aussi le quatrième état de la matière, est un composant imprévisible qui génère en surface une multitude de turbulences incontrôlables à cause de la chaleur qu’il dégage. Les chercheurs ont inventé un dispositif pour contenir ce soleil miniature : un champ électromagnétique circulaire généré par des bobines supraconductrices. En théorie, le système fonctionne. Mais à peine les ingénieurs ont-il le temps d’allumer leur machine que le plasma se déséquilibre, vient lécher les parois et s’éteint, empêtré dans le comportement de l’infinité de particules qui entrent en interaction. Le « tokamak » français détient le record de durée de la réaction : seulement 378 secondes...
Pour valider sa faisabilité technique, Iter devra atteindre un double objectif de puissance et de durée : 500 mégawatts générés pendant au moins 400 secondes pour 50 mégawatts injectés. « C’est six fois plus que les meilleurs résultats expérimentaux », compare Michel Chatelier, responsable de l’institut de recherche sur la fusion par confinement magnétique à la direction des sciences de la matière du CEA. Le record, également européen, est de 16 mégawatts pendant une seconde pour une puissance injectée de 25. « Si le programme Iter est cher, c’est qu’il est sophistiqué », résume son directeur général, Osamu Motojima.
Les incertitudes budgétaires et scientifiques ne sont pas les seuls sujets d’inquiétude des « alter-Iter ». « L’utilisation du tritium crée aussi des risques inacceptables », dénonce Isabelle Taitt, du collectif antinucléaire des Bouches-du-Rhône. « La machine Iter est située sur une faille sismique présentant des possibilités de magnitude de 6,9. Or elle utilisera environ 2 kilos de tritium, un produit dont on sait que la dose mortelle n’est que de 1 milligramme. Qui peut garantir que ce radioélément sera parfaitement confiné ? »
L’inquiétude des riverains est d’autant plus vive que l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), qui s’est penché sur ce nucléide à l’occasion de plusieurs rapports, reconnaît l’insuffisance des connaissances sur le sujet. Manquent notamment « une compréhension plus fine de son comportement sous ses différentes formes au sein des écosystèmes », « une évaluation, dans des conditions réalistes d’exposition, des effets biologiques et sanitaires du tritium sur les organismes vivants » et « des techniques de mesure améliorées pour réduire les limites de détection ». L’organisme précise aussi que « l’acquisition de telles connaissances supposera la mise en oeuvre de programmes expérimentaux complexes et coûteux ».

« On n’est pas à dix ans près »

Que prévoit Iter sur ce sujet ? Dans son délibéré sur la demande d’autorisation de création de l’installation, rendu le 23 mars dernier, l’Autorité environnementale livre un début de réponse plutôt flou : « Une filière dédiée sera consacrée aux déchets tritiés en raison de la forte mobilité du tritium. Cette filière, encore en développement, conduira à les entreposer sur le site dans un bâtiment dédié pour permettre la décroissance du tritium, jusqu’au démantèlement et au transfert vers une filière de traitement existante à ce moment-là ». En clair : personne ne sait aujourd’hui comment gérer ce futur déchet.
« Le pari est trop risqué », juge en conséquence l’eurodéputée écologiste Michèle Rivasi, à la tête d’un mouvement réclamant un moratoire sur le programme. « On n’est pas à dix ans près », martèle-t-elle. L’argument inquiète le directeur de la recherche et de l’innovation, qui craint le ralliement d’autres groupes. L’Alliance progressiste des socialistes a prévenu : « D’accord pour poursuivre, mais à condition d’obtenir des garanties sur l’enveloppe budgétaire, une feuille de route précise des étapes scientifiques, des rapports réguliers sur l’avancement du chantier et une transparence absolue de gestion », conditionne son rapporteur au budget, Jens Geier. Iter n’est pas seulement un engin énergétique. C’est aussi une machine diplomatique complexe.


Paul Molga,, Les Echos
À MARSEILLE


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Pétition : ITER, enquête publique : c'est le moment de dire NON !

Pétition mise en ligne le 04/07/2011 , proposée par : le collectif STOP ITER avec le soutien du Réseau Sortir du Nucléaire, Médiane SdN (Pertuis 84), Comité de Défense de l'environnement de Jouques et Peyrolles (13), Agir Santé Environnement (La Tour d'Aigues84), Association pour les Energies renouvelables et l'Ecologie (Apt 84), Association pour la Promotion des Techniques Ecologiques (Mérindol 84), Attac Sud Luberon (84), Pays d'Aix Ecologie (Aix 13), Apt Initiative Environnement (Apt 84), Confédération Paysanne France, Association Santé Environnement France, Arc Environnement, Bio consom'acteurs Provence, Europe Ecologie-Les Verts, Nouveau Parti Anticapitaliste, Partit Occitan, les Alternatifs Avec le soutien de Greenpeace

Elle sera envoyée à : Commissaire Enquêteur

Elle prendra fin le : 02/08/2011



Voici les propos du.Prix Nobel de physique japonais Masatoshi Koshiba : « ITER est extrêmement dangereux du point de vue de la sûreté et de la contamination environnementale.(...) Le tritium est hautement toxique avec une dose mortelle de 1mg ». Les 2 kg de tritium présents dans ITER « pourraient tuer 2 millions de personnes.(...) Le flux radioactif de 2kg de tritium est à peu près du même niveau que celui produit par l'accident de Tchernobyl ». Aujourd'hui dans les documents d'ITER organization, on peut lire que 4 kg de tritium, combustible d'ITER, seront présents en permanence sur le site.

[ 2 854 participations ]

explicatif

Le tritium est un gaz radioactif, très toxique en cas d'inhalation. Il retombe sur la terre avec les précipitations sous forme d'eau tritiée. Les atomes de tritium peuvent remplacer les atomes d'hydrogène (environ la moitié des atomes du corps humain sont composés d'hydrogène), ainsi sous forme d'eau tritiée, cet isotope de l'hydrogène peut rentrer dans la chaîne alimentaire et se fixer dans l'organisme, conduire à des lésions et des mutations dans l'ADN. L'ASN ,dans son « Livre blanc du tritium » publié le 8/07/2010, a révélé qu'on avait sous-estimé les conséquences possibles de ce radioélément sur l'environnement et les organismes vivants, que l'estimation du risque était incorrecte, que des recherches complémentaires étaient nécessaires. Les auteurs de ce livre blanc concluent que « la réévaluation de la toxicité du tritium impose de revisiter les pratiques concernant les rejets et le stockage des déchets tritiés », donnant ainsi raison aux mises en garde déjà anciennes de la Commission de Recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité CRIIRAD. Les études concernant le confinement du tritium et son relâchement par ITER n'ont pas été suffisamment menées alors que la construction d'ITER est déjà en cours ! Ce constat est inacceptable, les études doivent être menées en priorité avant toute poursuite du projet.

L'ensemble de l'installation sera à terme un déchet nucléaire : plus de 30 000 tonnes hautement radioactives durant 400 à 800 ans qui resteront sur place après l'arrêt du programme de recherches. Le fait de présenter le projet ITER comme une solution à l'ingérable gestion des déchets de l'industrie nucléaire qui s'accumulent depuis 40 ans est un argument fallacieux. Depuis les années 1970 et le début du programme nucléaire français, le problème des déchets nucléaires n'a jamais trouvé de solution. Toute nouvelle production et stockage de déchets radioactifs est inacceptable.

Le système de production du tritium (combustible radioactif indispensable à l'expérience) du réacteur à fusion décrit sur le site du CEA comprend une couverture génératrice de tritium en lithium, potentiellement extrêmement dangereuse. Le réacteur sera composé d'éléments très toxiques et cancérigènes (béryllium, tritium, plomb), en cas d'explosion il y aurait dispersion de ces éléments dans l'environnement, pouvant rendre toute une région inhabitable. Tout risque de ce genre est ahurissant et inacceptable.

Ce projet comporte beaucoup de flou, d'incertitudes technico-scientifiques, beaucoup d'obstacles à franchir qui s'apparentent à des impossibilités, notamment en ce qui concerne la résistance des matériaux. Il est totalement irresponsable de construire un "banc d'essai à 15 milliards d'euros", les tests auraient dû être faits avant la construction de la machine, sur le JET par exemple, déjà construit.

Au sein d'ITER, la température du plasma devrait dépasser les cent millions de degrés. Pour la paroi de l'enceinte, le choix s’est porté sur le béryllium, un métal qui fond à 1287°C. Ce plasma est certes canalisé, mais en cas de pannes des aimants, la paroi serait volatilisée, or le béryllium est notoirement toxique et cancérigène. Le laboratoire IFMIF (International Fusion Material Irradiation Facility) prévu au Japon, devait étudier le comportement de tels matériaux sous forte irradiation afin de les qualifier pour ITER. Cette installation n'a pas encore vu le jour. Il est aberrant de prétendre construire ITER alors que les matériaux le constituant n'ont pas encore été définis et testés.

Le grand aimant supraconducteur de ITER devra être refroidi constamment à la température de l'Hélium liquide (-270°C). Durant son fonctionnement, une très grande quantité d'énergie sera stockée sous forme électrique au sein de l'aimant. Dans l'enceinte de l'aimant où se produiront les réactions de fusion, la température devrait atteindre 150 millions de degrés. Le risque est très grand de voir les matériaux de la paroi de séparation, déjà fragilisés par l'irradiation intense due aux neutrons de haute énergie, se rompre sous l'effet des chocs thermiques.

En outre l'accident de supraconductivité survenu au CERN en 2008 montre qu'un tel accident pourrait se produire à ITER. Dans un tel cas, le relâchement brutal de l'énergie contenue dans l'aimant et le plasma serait à même de provoquer la destruction de ITER, avec une quasi-certitude de relâchement de produits radioactifs dans l'environnement (Tritium, éléments de construction de ITER….). Même si l'éventualité d'un accident de supraconductivité comme celui du CERN a été considéré (l'a t-il été?), des études nouvelles (taille d'aimant, matériaux,...) doivent être engagées avant que puisse être donnée une autorisation de création.

Ce projet de réacteur à fusion, laboratoire de recherche utilisant des produits dangereux, constitué de matériaux radioactifs, s'installe dans une zone à sismicité avérée, sur une faille. Les normes (qui les a établies ?) pourront être respectées (qui va constater la réalisation ?) mais elles ne prévoient que ce qui est économiquement viable, c'est le propre de toute norme. Le simple bon sens rend inacceptable cette prise de risque.

Lors de la venue des eurodéputés à Cadarache en mai dernier, les réponses d'ITER Organization quant à la responsabilités des entreprises et partenaires en cas de catastrophes naturelles n'ont pas été satisfaisantes. Il est essentiel qu'ITER Organization se prononce désormais clairement sur ce point.

De même, les tentatives d'explication d'ITER Organization à propos de l'augmentation prodigieuse du budget n'ont pas été satisfaisantes et laissent présager que le budget ne se limitera pas au montant actuel. Nous demandons à ce qu'ITER Organization se prononce clairement sur les raisons de cette augmentation et garantisse qu'il n'y aura plus de « rallonge » demandée.

Suite à la Catastrophe de Fukushima, et sans parler des « stress-tests » européens, à la demande du premier ministre, l’Autorité de Sureté Nucléaire française doit « réévaluer la sûreté des installations nucléaires » à partir de rapports des exploitants eux-mêmes. Le centre de Cadarache est concerné. Il a été annoncé, en mai 2011, que pour ITER, Iter organization a jusqu’à l’automne 2012 pour rendre son rapport, qui devra donc être ensuite évalué par l’Autorité de Sureté: en attendant pourquoi les travaux continuent-ils? Nous demandons que la réévalutation de la sécurité du projet ITER soit effectuée avant que la commission d'enquête émette son avis.

Nous dénonçons la gestion non démocratique de cette enquête publique basée sur un dossier de 3500 pages (sans compter les données techniques) et qui se déroule en période de vacances estivales. Nous demandons que cette enquête soit prolongée au minimum jusqu'à la mi septembre.

"...l'aboutissement éventuel, c'est à dire la démonstration de la faisabilité scientifique accompagnée de quelques éléments de faisabilité technique, puis la faisabilité industrielle d'un réacteur thermonucléaire producteur d'énergie, est hors de toute prévision humaine." Extrait de " Quelles énergies pour demain? » 2004, Robert Dautrey, ancien haut commissaire à l'énergie atomique
Ce projet «ITER» n'a pour réelles conséquences que de retarder la mise en œuvre d'énergies sûres, rentables éprouvées et renouvelables.

Pour ces multiples raisons, et notamment celles concernant la dangerosité avérée du projet, nous demandons que la commission d'enquête publique émette un avis négatif.

Aix-en-Provence, le 29 juin 2011

vidéo d'une conférence sur ITER avec Michèle Rivasi et JM Brom (physicien) en mai, comme appui de la pétition ?
http://www.youtube.com/user/carobioJRI?blend=9&ob=5#p/u/5/EQe7v6uabIQ  

texte de la pétition

Monsieur le Président,

Je m'associe à l'opposition du collectif STOP ITER concernant l'autorisation de création de l'Installation Nucléaire de Base ITER.

Je m'oppose formellement à l’implantation d’ITER en Provence, ou dans d’autres lieux, pour sa dangerosité avérée, pour les risques de rejets importants de tritium dans l'atmosphère, pour la présence de produits hautement toxiques et cancérigènes, pour les 30 000 tonnes minimum de déchets hautement radioactifs prévus à terme (tandis que d’autres machines doivent suivre avant l’éventualité d’une production industrielle), pour son installation sur une faille sismique, pour son coût pharaonique, et pour toutes les incertitudes ou impossibilités technico-scientifiques liées au projet, notamment sur la résistance des métaux.

Toutes ces raisons me font vous demander d'émettre un avis négatif à la création de cette installation.

Veuillez agréer , Monsieur le Président, mes salutations respectueuses

 

 

 

POUR SIGNER, C'EST ICI

 

 

 

Source : SORTIR DU NUCLEAIRE

Publié dans environnement

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esther 23/07/2011 11:03



Faudrait enfin stopper ce truc qui est cher, inutile et on ne sait meme pas si cela pourrait servir ou pas, vraiment dingue



dan29000 23/07/2011 13:24



le charme des technosciences qui génèrent beau coup d'argent, donc de profits...