James Climent, Godard, 20 000 euros et une pétition à signer...

Publié le par dan29000

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Si vous avez parcouru Libération durant l'été, vous avez sans doute lu un portrait en dernière page de James Climent. Le gars est photographe et aussi célèbre, pour avoir été condamné à payer 20 000 euros pour téléchargement et partage de musique.

 

Oui, c'est un gars qui aime bien partager James.

 

Et pourtant Hadopi à l'époque n'était pas encore en place.

 

Tout cela nous rappelle que nous sommes dans une société capitaliste, au cas où on l'aurait oublié (difficile) ou il vaut bien se nommer Bettencourt que Climent, si si...Ou Besson ou Banier d'ailleurs vous avez le choix.

Tout cela nous rappelle aussi la bataille sur le droit d'auteur.

Donc retour à Godard qui nous rappelait au printemps dernier que l'auteur n'avait aucun droit mais des devoirs...Lequel Godard vient de faire un chèque de soutien à notre ami James...

Sa bataille contre la Sacem et SDRM est l'affaire de tous.

La musique et les images doivent pouvoir circuler entre tous car la culture n'est pas une marchandise, quoiqu'en disent tous ces artistes propriétaires de piscines et de comptes bancaires en Suisse...

Le partage est une valeur déjà ancienne et soyons certain qu'elle ne va pas s'évanouir même après l'arrivée d'Hadopi. Si cela fonctionne un jour !

 

Il y a toujours une pétition de soutien en ligne, et le site de James à découvrir :

Et paf la puce !, c'est :  ICI

Et pour voir son site de photographie, c'est  : ICI 

 

Dan29000 

 

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Et voici le début de son nouvel article :

 

God(ard) bless us  



Bettencourt était busy (voir dernier article). Mes chats m'ont fait passer un sale quart d'heure....


L'heure est aux géants. Pas tout à fait ceux qui combattaient les dieux, mais presque.
Comme chacun le sait j'ai écopé d'une prune géante via SACEM et SDRM, le parti pirate (ZEST et d'autres) m'a fait une jolie affiche que vous pouvez relayer partout, faire passer sous le manteau, offrir aux personnes que vous aimez, cacher dans les friandises asiatiques, et pour les plus furieux, rouler une cigarette (de tabac hein) géante pour enfumer les majors, les sociétés d'auteurs et leurs envies voraces de dévorer nos derniers kopeks à belles dents.

Mais, à géant, géant et demi. Un papier est sorti cet été dans Libé, le bougre a percuté les yeux d'un cinéaste bougrement fidèle à lui-même. Si je vous dis qu'il est franco-suisse, qu'il veut capturer ce qui ne se voit pas, est-ce que ça vous met sur la piste ?
…....
Nan ?
….....
Bon il a déclaré « Le droit d’auteur, vraiment c’est pas possible. Un auteur n’a aucun droit. Je n’ai aucun droit. Je n’ai que des devoirs »

C' est pas Antonin Artaud, ni Jacques Prévert, ni Émile Zola mais ça aurait pu. Cette personne c'est Jean Luc. Jean-Luc Godard.
Donc nous voilà avec Jean Luc Godard qui lit l'article et qui me fait part de son soutien et qui m'offre un don de 1000 euros pour que mon avocat plaide devant la cour européenne.
A réception du mail, j'ai pensé à un canular puis l'idée a fait son chemin que ça pouvait être possible, il existe donc des individus qui malgré la reconnaissance, la gloire reste eux-mêmes. Fidèle à eux-mêmes. Des pas du toc, ni strass ni paillette.

Ça m'a foutu un coup, une droite soignée pour tout dire. Recto à Bisounours land. Pendant quelques heures je me suis trouvé entre l'état de Bernadette Soubirou après sa première vision et celle du dindon masqué volant à mach 3 dans la stratosphère.
Ce sont mes chats qui m'ont fait atterrir, c'était l'heure des croquettes et on rigole pas avec la croquette-time. Ou alors, après leur passage, quand la gamelle est rutilante et nette.

Je lui ai écrit une lettre de remerciement. C'est bien les lettres, on peut pas bafouiller.
J'ai pas eu le courage de lui dire qu'il me faisait penser à René Char avec une caméra, mais j'ai eu l'impudence de lui demander qu'il se penche sur le scénar d'un ami très talentueux, mais trop intègre -L'est-on jamais assez ?-.Bon ça fait une lettre milk-shake, en dehors des clous.
J'espère que Jean-Luc sortira pas le 12 pour me plomber mon joli fessier.
S'il tire aussi bien qu'il pense et filme, je peux prendre un abonnement aux urgences.


Donc God(ard) est avec nous.

...
 

 

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