Jeux olympiques : Le CIO, médaille d'or de l'expulsion de pauvres

Publié le par dan29000

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Pour ses Jeux, le CIO expulse les pauvres


« Les Jeux Olympiques ont déplacé plus de 2 millions de personnes durant les vingt dernières années, affectant de manière disproportionnée les minorités tels les sans-abri, les pauvres, le peuple Rrom et les Africano-américains. »(Centre of Housing Rights and Evictions, www.cohre.org)

En 2007, un rapport sur les impacts des évènements commerciaux, et plus particulièrement des JO, du Centre of Housing Rights and Evictions (COHRE) stipula :

« l’accueil des JO exige des villes hôtes de développer d’importantes infrastructures. Cette condition, allant de pair avec le processus de gentrification, résulte généralement en de drastiques transformations urbaines, contraignant des gens à perdre leur domicile, augmentant la pauvreté et la violence et engendrant la perte de certaines communautés. »

(Fair Play of Housing Rights, p.15)

Parmi les exemples les plus frappant d’expulsions et de déplacements de populations, on compte Séoul, en 1988, et Atlanta, en 1996.

À Séoul, en Corée du Sud :

« Les préparations pour les JO de 1988 impliquèrent d’innombrables évictions hors de certaines zones urbaines, des sites olympiques et du trajet du relais de la flamme. Durant les cinq années précédant les Jeux, 48 000 immeubles hébergeant alors 720 000 personnes furent démolis pour permettre la « revitalisation »… La pratique d’éviction forcée devint plus fréquente et violente, résultant directement des préparations à l’accueil des JO. »

(Fair Play for Housing Rights, p.79)

La plupart des expulsions furent menées par des agents de sécurité privés et autres fiers-à-bras engagés par-ci par-là. De nombreuses manifestations et, parfois, des confrontations, surgirent, aboutissant parfois à des drames lorsqu’il y avait résistance face aux évictions.

Le sommet des expulsions eut lieu en 1996.

À Atlanta, en 1996, on estime que 35 000 personnes furent déplacées. Des milliers de sans-abris, surtout des Noirs, furent arrêtés et emprisonnés durant les Jeux d’Été ; neuf mille se firent offrir un billet aller-simple pour quitter la ville (projet « Va faire ta cabane ailleurs »).

Les JO les plus récents ayant provoqué une grande opération d’expulsion et de déplacement de pauvres sont : Barcelone, 1992, Sydney, 2000 et Athènes, 2004. Les groupes de minorités les plus affectés étant le peuple Rrom et les peuples autochtones.

Le déplacement le plus massif provoqué par des JO eu lieu à Beijing, en Chine, à l’été 2008.

  « La frénésie des préparations au JO de Beijing a déjà entraîné, selon une estimation du COHRE, un déplacement de plus de 1,25 millions de personnes et ce, seulement du point de vue du re-développement urbain. On s’attend encore à environ 250 000 personnes supplémentaires déplacées durant l’année précédant les Jeux. » (Fair Play for Housing Rights, p.11)


Source : Contre les olympiques 2010

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