Jonathan Wilson : Gentle spirit, un album folk lumineux

Publié le par dan29000

Jonathan Wilson : Les portes ouvertes

  En concert ce jeudi 17 novembre à Paris (Point Ephémère), Jonathan Wilson nous parle d'un des plus beaux disques de 2011, Gentle spirit, ou la rencontre de la « melancholia » contemporaine avec la douce chaleur naturelle du rock californien des 70's. Subtil, sublime.

Chronic'art : Gentle spirit m'évoque généralement le naturalisme de Henry David Thoreau, ou le romantisme allemand (Novalis, Holderlin, Friedrich). Tu connais, apprécies ?

Jonathan Wilson : Je connais bien Thoreau et les existentialistes parce que ma famille suivait ces écrivains, et leurs idéaux. Mon grand-père fut un membre important de la Thoreau Society pendant de nombreuses années, et a écrit plusieurs essais sur le mouvement existentialiste, donc j'ai été grandi avec les œuvres de Thoreau. J'adorais Walden ou la vie dans les bois. Je ne connais que lointainement les romantiques allemands. Je fais en sorte de ne jamais perdre la relation avec la nature et l'espace, car c'est une source infinie d'énergie créatrice. Les grandes oeuvres artistiques, tous les phares d'inspiration où l'expérience humaine est transférée dans une oeuvre d'art, sont habituellement centrés autour de Dieu, de la Nature, de l'Amour et de la Mort. Ce sont les sujets auxquels je veux généralement me confronter dans la réalisation d'un album, bien que plonger dans un événement de la vie quotidienne puisse parfois être également efficace. Je vis dans les collines au-dessus de Los Angeles, où la nature les arbres, la lumière du soleil, et la beauté abondent. C'est une sorte d'existence duale, unique à cette ville : vous pouvez chercher une routine rustique, entouré par la nature, puis descendre vers les rues de la ville la nuit, c'est vraiment merveilleux.

Est-ce que tu jardines, cultives ton propre jardin ? Je sais que tu es également luthier, est-ce que tu fais une relation entre cette activité et une vie « naturelle » ?

J'ai un petit début de jardin, des herbes, mais pas assez de temps pour avoir la proverbiale main verte ces jours-ci, la musique m'occupant beaucoup. J'aimerais bien apprendre à griller parfaitement un poisson entier, à la croûte de sel de mer… peut-être un jour ? Je construis pour moi-même ou d'autres gens, des instruments, la plupart étant des guitares, que j'utilise pour enregistrer. Ici, nous construisons aussi notre propre matériel de studio : compresseurs à lampes, équaliseurs à lampes, pédales d'effets, câbles, serpents, microphones, nous bricolons et collectionnons du matériel, nous nous le réapproprions.

Ta musique exprime aussi une certaine nostalgie. La nature serait-elle un paradis perdu, ou quelque chose à ré-explorer ?

La Nature est trop vaste, trop présente, trop parlante pour être jamais un paradis perdu. Beaucoup de gens des grandes villes n'en font jamais l'expérience, ce qui me semble bien triste et injuste. C'est revigorant, énergisant, de pouvoir aller dans la nature sauvage, sous les étoiles, dormir dehors, cuisiner avec du feu, parler, chanter… C'est une recharge d'énergie dont on a sans doute besoin aujourd'hui plus qu'avant.

 

 

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Source : CHRONICART.COM

 

Publié dans musiques

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Mitsuko 15/12/2011 18:02


Un album folk lumineux de Jonathan Wilson ...


J'adore sa voix, un peu éraillée comme quelqu'un qui fume (ou pas d'ailleurs ...) mais j'adore ces voix - là ... Et une jolie dame, ça ne gâche rien
...


Merci beaucoup de l'avoir mise en ligne ...

dan29000 15/12/2011 18:33



Un album vraiment magnifique à découvrir de toute urgence...