Journée mondiale de l'alimentation : résistance au gaspillage alimentaire

Publié le par dan29000

 

 

 

 

 

France nature envionnement

Journée mondiale de l’alimentation le 16 octobre : le gaspillage alimentaire, scandale environnemental et social

 

 




En un an, chaque Français jette en moyenne 7 kg de produits encore emballés, non entamés ! Un gaspillage et un scandale environnemental et social que dénoncent France Nature Environnement et le réseau national des épiceries solidaires (A.N.D.E.S.) à l’occasion de la journée mondiale de l’alimentation, le 16 octobre, organisée par l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). [1]


Yaourts, viande, plats préparés… En un an, chaque Français jette en moyenne 7 kg de produits encore emballés, non entamés [2] ! Un chiffre qui ne tient pas compte, à titre d’exemple, du pain rassis, des fruits et légumes avariés, des restes cuisinés. Le gaspillage alimentaire représenterait ainsi au minimum une vingtaine de kilos de déchets par an et par personne. Nos voisins britanniques estiment ainsi, selon une récente étude, qu’il s’agit en fait d’1/4 de la nourriture achetée qui termine dans la poubelle des ménages [3]. Et c’est sans compter les productions agricoles jetées directement sans passer par les étals ou les pertes liées à la distribution. Du champ à nos assiettes, l’ensemble des pertes est estimé au total à 55% de la production agricole mondiale [4].

Un scandale environnemental, social et sanitaire

Pertes de productivités, pertes pendant le stockage, gaspillage… Ce sont donc plus de la moitié des terres agricoles qui sont exploitées inutilement à cause du gaspillage alimentaire.


Jeter de la nourriture c’est aussi surcharger les incinérateurs et les décharges. Selon Pénélope Vincent Sweet, pilote du réseau déchets de FNE « Une moyenne de 20 kg de nourriture gaspillée par habitant représente 1 200 000 tonnes de déchets par an qu’on aurait pu éviter en France. »


Selon Agathe Cousin du réseau des épiceries solidaires (A.N.D.E.S.), « Il ne faut pas oublier qu’en France, près de 8 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté et sont réduites à une consommation de survie. 3 millions d’entre elles dépendent, exclusivement ou en partie de l’aide alimentaire pour se nourrir et nourrir leurs proches. » Or le potentiel de valorisation des surplus de productions agricoles (retraits agricoles) est énorme : selon une étude menée par l’A.N.D.E.S. en 2008, seuls 8% des fruits et légumes retirés des marchés sont distribués à des associations caritatives. Valoriser des invendus c’est aussi créer de l’emploi et proposer une alimentation de qualité.

Le gaspillage alimentaire n’est pas une fatalité

Le gaspillage alimentaire généré par la grande distribution, la restauration, les ménages, sont des déchets évitables par une meilleure gestion des aliments, de leurs filières et de leur réseau de distribution.


FNE et l’A.N.D.E.S. présentent dans leur dossier de presse 10 propositions pour limiter ce gaspillage, de la meilleure gestion des retraits agricoles au développement de l’éducation environnementale.


Il nous appartient tous de lutter contre le scandale environnemental, moral, social et économique lié au gâchis alimentaire.


Selon Benoît Hartmann, porte-parole de France Nature Environnement : « De la grande distribution au particulier, la somme de nos gestes pourrait à la fois réduire notre empreinte écologique, notre pression sur les ressources et notre émission de polluants tout en permettant à chacun, dans la dignité, de se nourrir à sa faim. Une société riche et moderne ne saurait tolérer que perdure un système qui revient à jeter par la fenêtre argent, pesticides, gaz à effet de serre au mépris des populations les plus précaires. »


FNE met en ligne un dossier documentaire « Gaspillage alimentaire, Pourquoi et Comment agir ? » qui dresse un Etat des lieux, des enjeux et des pistes pour agir, disponible en ligne sur le site www.preventiondechets.asso.fr http://preventiondechets.fne.asso.f...
Notes

[1] Télécharger le dossier de presse FNE - A.N.D.E.S. /com/dossierpresse/dp_gaspialimentairevf.pdf

[2] Campagne nationale de caractérisation des ordures ménagères, ADEME, 2009

[3] Etude « Household Food and Drink Waste in the UK”, juin-octobre 2009

[4] Selon un rapport conjoint de l’Institut international de l’eau de Stockholm (SIWI), l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Institut international de gestion de l’eau (IWMI). Saving water : from field to fork- curbing losses and wastage in the food chain, 2008,36 p.
 


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