La Poste : les syndicats claquent la porte de la commission de dialogue social

Publié le par dan29000

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Déclaration commune du 7 novembre 2012


 

Les organisations syndicales de La Poste avaient émis des réserves sur la suite que les dirigeants du groupe entendaient donner au Grand Dialogue.

 

Nous rappelions que la reprise des réorganisations, les suppressions d’emploi et plus largement la continuité d’une stratégie qui a amené à la crise sociale que nous traversons ne sont pas compatibles avec le bien être, l’amélioration des conditions de travail, la préservation de la santé des femmes et des hommes de La Poste.

 

Le drame qui s’est déroulé la semaine dernière dans l’Aisne vient hélas nous rappeler que la voie que vous avez choisie peut mener au désastre.

 

Il n’est pas question que nos organisations restent inactives et observatrices d’une telle situation.

 

Notre responsabilité, à tous, notamment celle de La Poste, vis-à-vis des postières et des postiers est de mettre tout en oeuvre pour que s’arrête tout de suite une spirale que l’on a déjà connue chez France Télécom Orange ou dans d’autres entreprises.

 

Dans notre dernier courrier à votre adresse le 27 septembre 2012, nous vous avions avertis sur la nécessité de cadrer la conduite du changement et de tirer des bilans avant toute poursuite des expérimentations.

 

Par ailleurs nous avions relevé l’urgence du chantier sur l’organisation, le contenu, la finalité et les conditions de travail, notamment pour « redonner des points de repères aux postières et postiers ».

 

Vous avez pourtant décidé de reprendre le rythme des réorganisations, de donner unilatéralement le calendrier des négociations autour du grand dialogue, sans répondre aux attentes et aspirations des postières et postiers.

 

Nous rappelons notre exigence de l’ouverture de négociations autour d’un accord cadre sur la place du travail et ses conditions, indissociable d’une vraie stratégie de priorité sur l’emploi.

 

Nous demandons l’arrêt des réorganisations et des suppressions d’emplois qu’un bilan des expérimentations sur la « conduite du changement » n’aura pas été fait comme prévu initialement.

 

Nous ne pouvons continuer à travailler aux suites du Grand Dialogue dans ces conditions.

 

Nous ne participerons donc pas à la commission de dialogue social de ce jour et sommes toujours demandeurs de l’ouverture de véritables négociations et de mesures immédiates pour les postières et les postiers.

 

A Paris, le 7 novembre 2012

 

 

 

SOURCE / LE BLOG DE DUPIN Bernard, administrateur CGT LA POSTE

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